Des causes qui font l’unanimité … à quel prix ?

Kristina RadyCet été apparaissait un scoop de maître Yael Mellul disant qu’elle prenait l’affaire du suicide en janvier 2010 de la femme de Bertrand Cantat afin de prouver la violence psychologique vécue par cette femme…
Sacré coup médiatique au mépris, semble-t-il, de la famille de la victime…

Je viens d’apprendre en lisant l’Express du 10/09/2013 que Maitre Mellul se serait emparée de cette cause sans l’autorisation des parents de l’ex femme de Cantat, Kristina Rady, qui s’était suicidée.
Je site: « En aout dernier, les parents de Kristina Rady s’étaient « désolidarisés totalement«  de l’initiative de Yael Mellul. Ils s’étaient dits « choqués par cette démarche« , qu’ils considèrent comme un « acharnement inutile » et « ne veulent pas du tout relancer cette affaire« 
Réf.: L’Express
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/suicide-de-l-epouse-de-cantat-son-ancien-compagnon-demande-rendez-vous-au-parquet_1280133.html

Cela étant, cette terrible situation qui a mené Kristina Rady au choix ultime de la mort nous fait penser aux souffrances et aux désespoirs sans nom ressenti par de trop nombreuses victimes de violences psychologiques et parfois physiques dans le secret du couple… Des mères à qui on enlèvera leurs enfants qui seront à leur tour perdu…

Et qui va réellement aider toutes ces autres femmes là ???

Tous les jours, dans mon cabinet, je reçois des femmes, et même parfois des hommes qui ne sont et ne seront jamais reconnu dans leur souffrance et qui se trouvent même parfois sur le banc des accusés…
Qui pourra plaider pour ces femmes qui se trouvent totalement démunies et n’ont plus les sommes d’argent, parfois exorbitantes, exigées pour les « défendre » ?
Nous voyons ces quelques dernières années fleurir une grande quantité de cabinets d’avocats qui deviennent « spécialisés » dans ce domaine… Pourtant, me revient bien trop souvent le désarrois de victimes qui ne sont ni comprises ni correctement protégées de leur bourreau. Et c’est également valable pour la Police ou la Gendarmerie qui affirme trop souvent encore aujourd’hui que le délit de violence psychologique n’existe pas !

Il faudrait une évolution des consciences … mais là … même mon esprit pourtant éminemment positif à du mal à croire cela possible en ce moment.

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