Cauchemars prémonitoire à l’aube de ma mort

Rêve que j’ai fais au prémices de notre « relation »… alors que je ne souhaitais pas trop m’y investir sentimentalement, et qu’il m’incitait à le faire…. « lâcher les chevaux » comme je disais….
Je savais tout…. et je ne me suis pas écoutée.
Je l’ai payé de ma vie !

C’est au Fou que je me suis adressée pour comprendre…

 

J’ai fais ce rêve ce matin, après m’être recouchée vers 7 h.
Je venais de t’envoyer un petit mail de coucou et je me suis recouchée en pensant à toi.
Jusque là, rien de très original…
En me recouchant, j’ai pensé à notre relation, cet amour/passion qui nous manipule l’un et l’autre …
J’ai pensé aussi à l’évolution de ce sentiment depuis, notamment, mardi passé.
Aussi à cette après midi et cette soirée de samedi…
Je me suis souvenue te dire qu’il me semble, mais cela n’engage que moi, que ta terreur pousse ton inconscient à provoquer des situations fantômes qui augmentent encore cette peur et, peut-être, sont autodestructrices.
Un peu comme si, toujours inconsciemment, tu préférais encore tout faire péter que de vivre dans cette peur…De cette manière, cela s’arrêterait.
Ou alors, c’est ta peur qui crée ces situations comme pour la valider et lui donner raison… Je ne sais pas. A toi de voir tout cela.
En tous les cas, l’amour, bien réel celui là, que j’ai pour toi, me pousse à choisir ta paix, plutôt que sa vie.
Comme je te l’ai dis hier soir, je suis capable de faire se rendormir les chevaux qui s’agitent en moi, et je crois d’ailleurs que c’est ce qui est en train de se passer.
La partie maternelle de moi veut te protéger à tout prix, même à celui de sa propre existence.
La femme qui est en moi souffre de ne pouvoir, vivre cette passion, souffre de se terrer comme si c’était mal. Je ne suis pas dans le mal, j’aime, c’est tout.
La femme qui est en moi est constamment dans le contrôle, dans le respect de qui tu es et de tes règles, et même si elles me semblent excessives. Je sais que je ne les comprends pas et d’ailleurs, je n’ai pas envie de les comprendre. Les respecter totalement est suffisant pour te respecter au travers de notre amour.

Voilà, c’est dans ces pensées que je me suis rendormie.

Et j’ai rêvé:


J’ai rêvé que je marchais dans un chemin de campagne et qu’un orage très violent s’annonçait.
Je n’ai pas peur des orages mais je sais que plus loin, il y a un pré avec des chevaux.
Je continue donc ce chemin et arrive le long de pré clôturé par des barbelés.
Dans sa première partie il y a 4 chevaux, attachés chacun à une longe, debout, qui sont à peu près calmes et continue de brouter ou d’observer les alentours.
Un tout petit peu plus loin dans le chemin, là où l’ouverture des barbelés, une jument, ayant autour de la bouche un harnais, se trouve allongée sur le sol, dans la boue liquide provoquée par les pluies.
Elle n’est pas attachée.
Elle a les naseaux dans cette eau boueuse.
Elle est vivante, mais je ne vois pas de respiration, ne voyant pas de bulles sortir de cette boue.
Elle me regarde avec un regard d’une tristesse effrayante.
Elle est résignée à mourir.
Elle est orientée perpendiculaire au chemin, la tête vers moi, presque contre les barbelés.
Et là, entre elle et moi, de mon côté des barbelés, un tout jeune poulain est presque pendu contre les barbelés par sa longe.
Il est inerte, mais vivant.
Je le détache doucement comme je le fais pour un collier à nœud coulant pour les chiens et je le prends dans mes bras. J’ai une fraction de seconde d’hésitation car il est complètement boueux et que je vais salir mes vêtements…
La jument me regarde mais ne réagit pas.
Je pense que ce n’est pas normal car je suis en train de prendre son petit.
De plus, elle est en état d’allaiter.
Dans cette partie du rêve Alexandre est là, un peu plus loin près de ma voiture (qui d’ailleurs ne ressemble pas à la mienne mais plutôt une sorte de 4×4 bleu foncé).
Je lui demande de prendre mon téléphone portable et de t’appeler (toi, pas le pape ou le véto !)
Il m’apporte le téléphone car il n’y arrive pas.
Ce n’est pas mon téléphone mais une sorte de télécommande… en tous les cas, impossible de t’appeler avec ce truc là.
Je regarde autour de moi si je peu trouver de l’aide mais je ne vois rien ni personne.


Voilà, je me suis réveillée là, avec cette image de la jument se laissant mourir devant moi et ce trop jeune poulain, encore allaité, dans mes bras, et bien peu alerte.

Immédiatement, dans une demi-conscience, j’ai fais un lien entre ce rêve et le fait que je t’ai demandé si tu étais certain que tu désires que je lâche mes chevaux…
Toujours dans cette demi-conscience, je savais avec certitude que c’est mon inconscient qui m’envoie ce rêve.

J’ai besoin que tu m’aides à comprendre.


dimanche 28 novembre 2004

Le Fou ne m’a jamais expliqué ce rêve…
Comment aurait-il fait ?…
Il me prévenait que cette relation allait me mener à ma mort
ainsi qu’a celle du bébé que j’ai commencé à porter pour lui quelques années plus tard….

 

Geneviève SCHMIT ©  Toute reproduction, même partielle est interdite sans l'accord de l'auteur
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