« Construction » du Pervers Narcissique

Le doigt du diableLe manipulateur pervers, lorsqu’il est dans l’ultime combat qui consiste à « sauver sa face » est prêt à toutes les bassesses!
C’est là que toute sa haine, qui va bien au delà de celle qu’il éprouve pour sa victime qui le met en « danger », peut enfin s’exprimer!

C’est à ce moment là qu’il devient sans doute sublimement lui-même!

Il n’éprouve aucun scrupule à entraîner dans sa perte tous ceux qui se fient à son image empreinte de fausse compassion, de douceur, ou d’un sentiment de persécution paranoïaque. C’est un psychotique.

Il me semble que cette haine s’est nourrie aussi de celle qu’il peut avoir, de manière inconsciente, envers cette mère pour qui il doit être parfait. Haine que bien évidemment il ne pourra jamais admettre.

Cette mère qui l’a élevé comme un être parfait l’a obligé à se construire autour de cette aberration.

C’est cette  mère, perverse à sa manière, qui piège son fils dans l’obligation de réaliser un objectif inatteignable !
Il y a de quoi devenir fou !

L’inconscient de l’enfant sait que malgré tout ses efforts, jamais il ne pourra être ce que sa mère exige qu’il soit.
Afin de conserver le regard émerveillé et l’amour inconditionnel de cette mère perverse, il va mettre en place, consciemment et inconsciemment des stratégies que l’on pourrait appeler stratégies d’évitement et développer des capacités de plus en plus raffinées de mensonges, manipulations, imitations.

C’est donc tout petit que va se poser les jalons du futur pervers narcissique .
Au fur et à mesure du temps, ceux-ci vont se peaufiner.

En fait, cet enfant, est uniquement obsédé par l’image qu’il crois apercevoir dans le regard de l’autre.

Il va fasciner, subjuguer, tromper, trahir, mentir, manipuler, et tuer même pour préserver cette image construite par tant de souffrance.

Le Pervers narcissique ne s’aime pas.

Il a cette conscience, je crois, de l’inutilité de ses efforts.
Jamais il ne sera, réellement, celui qu’il doit être pour « honorer » l’exigence de la mère. (qui pourrait aussi bien être un père)

Pour préserver son esprit déjà bien perturbé, il finit donc pas « oublier » le vide sidéral sur lequel il s’est construit.
Cette construction ne s’est faite que sur les parois de son être. Pellicule après pellicule, mensonge après mensonge.

Le Pervers Narcissique ne possède rien à l’intérieur de lui-même.

Geneviève Schmit

 

Geneviève SCHMIT ©  Toute reproduction, même partielle est interdite sans l'accord de l'auteur
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