La manipulation destructrice par le Dr. Geneviève Pagnard
D’après le Docteur Geneviève Pagnard, psychiatre, victimologue, la MANIPULATION DESTRUCTRICE est la forme de violence conjugale la plus répandue et la plus insidieuse. 18/05/2005
Il s’agit de violence psychologique qui touche aussi bien les femmes que les hommes.
Elle n’est, la plupart du temps, détectée ni par les victimes, ni par leur entourage, ni souvent par les psy, et surtout par les magistrats, dans toutes les procédures tournant autour du divorce, le manipulateur faisant accuser la victime à sa place (souvent même à l’aide de faux témoignages).
Ainsi, il récupère la garde des enfants pour mieux continuer à les détruire, et à détruire l’autre conjoint au travers d’eux, continuant par son EMPRISE, à les “anesthésier”, à les “paralyser”, leur coupant toute possibilité de réaction, tant que ses victimes n’ont pas identifié ce processus de manipulation destructrice…
- En effet, le manipulateur est un excellent comédien qui abuse tout le monde, peut commettre parfois l’inceste, usant effrontément de MENSONGES, alors qu’on lui “donnerait le bon Dieu sans confession”, et se fait passer pour la victime, notamment dans les procédures de divorce où il n’hésite pas à faire usage de faux témoignages, procédures qu’il multiplie, appauvrissant le parent-victime, tout en demandant la baisse de la pension alimentaire, en prétendant qu’il n’a pas les moyens de payer…
- Il organise une véritable escroquerie financière, s’enrichissant au détriment de sa victime, et rationnant au maximum toutes les dépenses pour la famille, tout en s’octroyant une belle part à lui-même.
- Il isole ses victimes de toute relation extérieure (famille et amis) sous des prétextes divers et variés.
- Il passe sa vie à humilier et à culpabiliser les autres par ses reproches et ses dévalorisations permanents, puis par ses insultes, se montrant d’un égocentrisme forcené, perpétuelement insatisfait.
Il se comporte comme un véritable tyran domestique, passant tout au “peigne fin” de ses critiques: la tenue et le comportement de l’autre conjoint et des enfants, la tenue de la maison, le comportement qu’on a avec lui, se montrant toujours plus exigeant…
- Il passe par des phases de colères de plus en plus violentes (ou froides), de bouderies, alternant avec des périodes où il se montre à nouveau plus “gentil”, comme il était au début de la relation, donnant l’illusion d’un retour au bonheur, faisant espérer que les choses redeviennent comme au début, mais plongeant progressivement ses victimes dans un état dépressif qui peut les mener parfois jusqu’au suicide.
Un véritable assassinat déguisé, à l’insu de tous que dénonce le Docteur Geneviève Pagnard, dans son livre
“Crimes impunis ou Néonta: histoire d’un amour manipulé” – 2004 – Prime Fluo Editions…
http://primefluo-editions.com
- Lorsque le conjoint-victime parle de séparation, la violence devient paroxystique, selon le Docteur Pagnard, redoublant de menaces et de propos orduriers.
- La violence physique peut se greffer sur la violence psychologique, si elle ne l’avait pas été jusque là, et peut s’assortir de viol.
- Cinq phrases reviennent systématiquement dans ce qu’observe le Docteur Pagnard:
“tu es folle,
tu es incapable d’élever des enfants, tu n’auras pas la garde des enfants, tu n’auras pas de pension alimentaire,
tu veux la guerre tu auras la guerre”,
terrorisant ses victimes, pour mieux les faire reculer, mais il annonce par là aussi, ce qui adviendra dans la procédure…
L’anomalie de son comportement fait froid dans le dos, d’autant qu’à l’extérieur de la famille, il est à l’inverse, charmant, plein de sollicitude, gentil, très courtois, calme, pondéré.:fou::fou:
Il présente effectivement un DOUBLE VISAGE: Mister Hyde et Docteur Jekyll…
—-
Le comportement de ces manipulateurs est d’autant plus saisissant qu’ils ont tous strictement le même comportement, comme s’ils étaient “clonés” les uns sur les autres!
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“Crimes impunis ou Néonta: histoire d’un amour manipulé” – Docteur Geneviève Pagnard – Prime Fluo Editions – 2004

Merci à vous Docteur Pagnard de sortir les victimes de cet enfer non visible de l’extérieur, ni des amis, ni des institutions, ni de la famille …
il fait porter à sa fille la responsabilité du deuxième choix,puisqu’il lui a déjà imposé son premier choix,le fait de rapporter ses maîtresses à la maison.
bonjour
Et merci pour ces éclaircissements.
La mère,qui était la maman quoiqu’on puisse en penser,les a peut être surcouvés et en même temps ,je pense qu’elle ne voulait pas déplaire à son mari,sachant qu’il avait été follement amoureux de sa jeune et défunte épouse,et qu’elle n’aurait,elle jamais le même amour de la part de son époux.
Elle en était d’ailleurs jalouse!!
Même si elle a aimé ses garçons,elle a privilégié l’éducation de “la” fille autant au niveau de l’amour qu’au niveau financier.
D’ailleurs, j’ai entendu deux des frères,se plaindre que tout était pour elle!!
Quand chaque garçon fut en âge d’entrer en sixième,c’est à l’internat qu’il l’a fait,l’un après l’autre. La fille n’y est pas allée. Et vous avez raison de dire qu’un évènement passé,même il y a longtemps peut influencer sur plusieurs générations.
La soeur est entrain de reproduire sur ses enfants les erreurs de ses parents, l’aîné vire alcoolique,la deuxième rêve de s’éloigner de sa mère et le troisième attendu en tant que “fille”, est limite autiste. La maman l’a pratiquement nié quand après l’amniocentèse,elle a appris que c’était un petit gars et non une fille. Je me souviens encore de sa déception et de sa colère. J’étais moi même enceinte.et elle m’a dit ,j’espère que tu n’auras pas une fille!!!!!
Je leur souhaite qu’un jour tout celà s’arrête pour eux.
J’ai la chance d’en être sortie.
Amicalement,Louise
je suis persuadée que certaines personnes sont foncièrement mauvaises.Oui le mAL existe!!!
Mais j’essaye de comprendre,comment trois frères présentent le même profil psychologique?
Bonjour Louise
Il me semble que dans la façon dont cette notion a été amené dans la discussion, on parle au contraire de personnes qui ne sont pas forcément foncièrement mauvaises, mais qui a un moment on un comportement pervers et en sont consciente. Et la question est comment se justifient-elle à leurs propres yeux.
Amicalement, Philippe
Philippe
Ces gens pas plus mauvais que d’autres,n’ont à mon humble avis aucune conscience du mal qu’ils font.
Ils sont simplement victime de leur histoire familiale où se mêlent la tradition culturelle,l’éducation reçue depuis la naissance.
Mon beau père a tapé le point sur la table,en disant à mon PN,mais bon dieu, fais obéir ta femme.!!!
Bien sûr,qu’au regard de personnes civilisées, c’est choquant,mais pour eux celà faisait partie de “leur” norme.
Là où nous voyons de la perversité,ils voyaient de la normalité !!!
C’est la raison pour laquelle je reste persuadée que tous leurs actes blessants étaient qu’à demi inconscients.
C’est la raison pour laquelle,mon PN ne reconnaîtra jamais ses fautes,même si elles sont flagrantes aux yeux de plus en plus de gens.
Amcalement,Louise
Bonjour Louise, Geneviève, DG
Un post assez long qui relate des évènements assez incroyables que j’ai vécu. Appelons celle-ci l’anecdote de la mobylette, j’ai déjà raconté l’anecdote du bipper (taper bipper dans la fonction recherche du navigateur pour la trouver sur cette page), et j’en ai une troisième à raconter. Chaque anecdote prise individuellement est assez “barrée”, oui je ne vois pas comment dire cela autrement, comme quelqu’un qui aurait pris des stupéfiants et serait barré sur une autre planète. Mais les trois ensemble cela parle, cela parle assez bien. Voilà mesdames et messieurs, vous allez entrez dans la tête d’un PN, un voyage un peu comme dans les parcs d’animations ou on prend un petit train qui nous fait visiter le musé des horreurs.
Cela c’est passé en 1985, plus de 15 ans après je vais voir un psy et je lui en parle, “vous avez eu affaire à un pervers qu’elle me dit”, je savais bien que c’était super bizarre, mais pervers comme cela je ne savais pas que cela existait, enfin j’ai quand même été stupide de laisser trainer cela.
A l’époque nous vivions avec mes deux frères dans le pavillon de banlieue de mes parents, et ma mère venait de déménager chez son PN à 2 ou 3 kilomètre de là, mais elle était souvent à la maison.
Un jour son PN dépose une mobylette dans le garage de notre pavillon.
Quand j’y repense c’est vraiment un truc de dingue, j’ai même du mal à trouver les mots, tellement c’est… je ne sais pas comment qualifier cela, faut vraiment être malade. Une personne a parlé sur le blog de “bombes à retardement” que son PN lui avait laissé sur son parcours de vie, voilà la mobylette c’était une “bombe à retardement”.
Donc il met la mobylette dans le garage, il ne dit rien à personne. A qui est la mobylette, si on peut s’en servir, il ne dit rien. A l’époque j’allais souvent à la piscine et je m’y rendais à pied. Une mobylette arrive dans le garage, à disposition, pourquoi ne pas s’en servir ? Après tout s’il n’avait pas dit qu’il ne fallait pas s’en servir, on pouvait penser qu’on pouvait s’en servir, de toute façon il n’avait rien dit sur la mobylette, absolument rien.
Donc je m’en sers. Et un jour j’ai un accident, j’ai le genoux cassé et la mobylette est pas en très bon état non plus. Pour être honnête je dois dire que je ne l’ai pas appelé pour dire que j’avais cassé “sa” mobylette, à l’époque je reconnais que j’étais aussi un peu je m’en foutiste, cela dit j’étais pour un forfait précédent déjà victime sans le savoir, et j’étais dans “ce comportement irresponsable” caractéristique des victimes. J’avais du penser à l’époque que de toute façon il était au courant par ma mère, et j’attendais qu’il vienne me voir pour en parler.
Deux ou trois semaines passent. Un soir je me retrouve seul dans le pavillon, mes deux frères étaient aller diner avec ma mère chez son PN. On sonne à la porte, et je vais ouvrir, et tenez vous bien, qui ai-je devant moi ? Le propriétaire de la mobylette.
Magnifique, magnifique, c’est vraiment cosmique, aujourd’hui je sais que face à un pervers on est vraiment face à l’impensable.
Le propriétaire de la mobylette, donc avec un flingue dans les mains, et bourré par dessus le marché. Yes, c’est possible, je l’ai vécu.
Je l’ai déjà écris, le PN de ma mère était le “beauf” dans toute sa splendeur, je ne vois pas comment mieux le décrire. En essayant de me le remémorer, je viens de me rappeler qu’il cherchait toujours à rendre service, donc enfin de compte il donnait l’image d’un mec sympa, et quand il donnait service après on lui était redevable, et je trouvais cela un peu simplet du point de vue des rapports humains. Hirigoyen écrit que face à un PN on voit souvent une personne que l’on trouve un peu névrosée, sans se douter le moins du monde de la manipulation, c’était exactement cela. Je voyais un mec sympa, un peu chiant, avec qui j’avais pas grand chose à dire, mais c’était le mec qu’avait choisit ma mère, et je l’avais donc accepté.
Enfin c’est quand même très bizarre que ma mère se soit embringué avec ce type, parce que mon père c’était le contraire, c’était un intellectuel, il avait construit une bibliothèque qui faisait tout le grand mur de notre salle à manger, et quand mes parents voyaient des amis, il y avait toujours des discussions riches et animées sur de nombreux sujets, comment est-ce que ma mère a pu descendre au degré zéro de la culture reste un mystère pour moi. A ce propos ma mère est cinéphile et je dois reconnaitre qu’elle a très bon goût, et à 70 ans elle suit les nouveaux jeunes cinéastes qui sortent, et elle me conseille toujours des films intéressants. Et là je viens de me rappeler que chaque fois qu’elle allait voir un film avec son PN, le PN “cassait” le film, voilà entre autre le genre d’humiliation qu’elle subissait.
Donc je voyais dans le PN de ma mère, un mec sympa, mais quand même un peu primitif. Et son pote qui m’est tombé dessus bourré avec un flingue, ben le même genre, mais en pire, avec la connerie en plus parce qu’il s’était fait complètement manipulé sans rien y voir.
Ben oui, c’est une histoire incroyable, parce que dans un monde normal, quand on casse la mobylette d’un individu, la suite logique c’est qu’il vienne demander réparation, voir au pire vous insulter, mais pas se ramener avec un flingue, pour quoi faire ? Ben oui pourquoi le mec se ramène avec un flingue si ce n’est pour me descendre, ou alors pour me faire peur.
Mais ce n’était pas pour me faire peur, je me rappelle d’un mec bourré et malheureux, et après l’effet de surprise j’ai bien compris qu’il ne se servirait pas de son flingue, j’ai du l’embobiner et lui dire qu’on allait arranger tout ça gentillement et ma mère et son PN se sont pointé et l’incident a été clos.
15 ans plus tard quand je vais voir cette spécialiste en victimologie, c’était Cédile Geneviève (elle a écrit un livre sur Outreau et la pédophilie), et qu’elle m’explique que “le pervers calcule tout”, je peux vous dire que cela m’a parlé et que j’ai bien compris ce qu’elle voulait dire. Et qu’une chose que je n’imaginais possible dans le monde des hommes, je l’avais maintenant clairement intégré, et du coup toute mon histoire prenait un sens nouveau.
Ben oui, parce que pour expliquer ces évènements il aurait fallu imaginer, qu’il place la mobylette dans le garage, dans l’intention que je l’utilise, et que pendant ce temps là il chauffait son copain un peu béotien contre moi, dans l’intention qu’un jour il passe à l’acte. Je dois vous dire que je n’avais avant qu’il se pointe au pavillon avec son flingue jamais vu ce mec de ma vie, donc ça c’est encore super bizarre, il réussit à monter quelqu’un contre moi alors que je n’ai jamais vu cette personne, parce que pour qu’il se pointe avec un flingue il fallait bien une préparation. En fait je viens de penser que c’est peut-être cet accident qui m’a sauvé, car je l’ai eu peu de temps après que la mobylette surgisse dans le garage, et il n’a peut-être pas eu assez de temps de préparation pour que ce type, un béotien alcoolique, c’est à dire le genre de mec tout à fait capable de faire la connerie qui était de me flinguer.
Vous allez me dire oui, mais il ne pouvait pas prévoir l’accident. Je pense qu’il l’aurait volé et fait disparaitre. Pourquoi ? Bien justement un jour il y a eu un vol sans effraction dans notre pavillon, un objet précieux m’appartenant, mon frère avait un copain un peu magouilleur, et j’ai pensé que c’était lui et je l’ai accusé, cela a crée des tensions entre mes frères et moi, qui effectivement plus tard ont facilité mon “éviction” du cercle familial. Ce qui est surprenant c’est que mon frère m’a accusé d’avoir fait moi-même disparaitre cet objet pour le revendre. Et maintenant j’ai compris que c’est lui qui avait foutu cela dans le crâne, il me parait logique qu’il aurait monté la même histoire avec la mobylette.
Maintenant tenez vous bien. Quand 20 ans plus tard je reparle de cet incident de la mobylette avec mon frère et ma mère, que me dit mon frère, qu’il était venu les avertir (le PN de ma mère) que son pote son pointait au pavillon et qu’il n’était pas content. Donc il arrivait un accident, il était blanc comme neige !
Je voudrais que cette anecdote soit utile aux lecteurs et lectrices du blog qui ont affaire à un PN . Je crois qu’elle apporte plusieurs choses.
Elle brise le mur de l’entendement, arriver à imaginer ce dont un PN est capable comme calcul. A l’époque si j’ai imaginé cette possibilité je l’ai écarté de suite, je n’arrivais pas à concevoir cela, ce n’est que plus tard, que lorsque c’est évènement s’est intégré dans un puzzle plus vaste, que j’ai pu enfin expliquer de façon “rationnelle” ce qui c’était passé.
Elle montre le contraste entre l’apparence et ce qu’il y a de l’autre coté du masque, comme je vous l’avais décris, ce type avait une allure sympathique et bon enfant, toujours près à rendre service, il paraissait juste un peu névrosé et obsessionnel, c’était impossible d’imaginer en le voyant un tel machiavélisme. Ou alors j’étais naïf. Ou j’étais encore marque par le décès de mon père, cet évènement c’est passé quand j’avais 22, 23 ans, mon père est décédé quand j’en avais 19, peut-être que je n’avais pas les moyens de réagir à cela.
Elle montre la planification à long terme mise en œuvre par le PN puisque cette attaque perverse s’inscrit très tôt dans l’histoire de ma mère et de son PN.
Elle montre aussi que le PN ne prend absolument aucun risque, il va agir par personne interposée, et que dans le cas présent il s’attaque à une famille qui a été touchée par un décès, mes parents étaient fils et fille unique, nous étions la cible idéale.
Donc tout cela montre une chose au final, c’est qu’il n’est pas de notre monde, comme le dit Hirigoyen il n’a pas de sentiment de culpabilité. Et ce n’est pas une image, une approximation, non ce type n’avait plus aucun sentiment de culpabilité.
La question qui peut se poser est : est-ce que ma famille est tombé sur un super PN ? Ou est-ce que tout les PN sont comme cela. Une fois la manipulation déjouée la monstruosité apparait, oui nous “voyons” un monstre, mais nous le voyons par notre intelligence, pas par nos yeux, ce type dans la vie de tout les jours passe pour monsieur tout le monde.
Bonjour Philippe,
A une question que vous vous posez sur l’incompréhension que vous inspire le choix de votre mère d’ un partenaire aux antipodes de votre père, il y a une hypothèse qui me vient à la lecture de votre histoire. La perte physique d’un être aimé et le deuil peuvent fragiliser énormément une personne et ce sur plusieurs années. La fragilité se sent. j’ai lu un très beau roman qui explique bien cette possibilité . Je n’ai pas les références exactes. “La femme de midi”: le cheminement d’une enfant et sa vie de femme qui bascule après le décès de son fiancé, faisant d’elle une autre femme, perdue, soumise à des violences de la part d’un homme voulant absolument “l’avoir” .dans le contexte de la 1ere et seconde guerre mondiale,et jeune femme juive.
Cordialement
Bonsoir DG
Je crois que j’ai trouvé :
http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/2009/08/romans-etrangers/la-femme-de-midi-de-julia-franck
Evidement il y a toujurs des critiques aigri qui cassent ce qu’il y a d’intéressant, je vais tenter de le lire.
On est toujours dans la circulation de la violence, la violence de la vie que l’on peut retourner contre soi par culpabilité.
Amicalement, Philippe
Bonjour à Tous,
J’ai simplement envie de dire que j’ai d’une bonne manière, bien avancé, malgré deux mois d’arrêt maladie, suite à des symptômes de type neurologiques, atypiques d’une dépression, mais après bilans médicaux divers négatifs, symptomatiques d’une dépression masquée.Une somatisation par le corps. Dépression donc maintenant démasquée…
Je suis venue sur ce site il y a quelques mois, car dans la vie qui était la mienne alors, je me questionnais énormément sur la perversité , ayant eu à vivre une relation qui faisait naître chez moi des angoisses profondes que je ne comprenais pas et que je prenais à mon compte, me questionnant davantage sur mes difficultés éventuelles à vivre une relation qu’à juger que mon partenaire avait une conduite suffisamment paradoxale pour faire naître ces angoisses. Ce n’est qu’au moment où il me dit qu’il n’attendait personne dans sa vie, et qu’il ne désirait pas être attendu et qu’il n’avait besoin de personne pour exister et inversement , tout en continuant à faire vivre la relation comme si rien de ce qu’il avait dit n’avait d’importance , que j’ai pu enfin reconnaître l’aspect paradoxal de sa position à mon égard et à l’occasion de mon travail thérapeutique, signifier que ayant entendu son propos , je souhaitais prendre le temps de la distance ,puisqu’il m’avait dit que la seule de ses priorités était ses 2 enfants et sa recherche de travail , tout en lui laissant ouverte la porte à un dialogue que j’espérais possible et humain . Car me dire ceci dans une relation amoureuse, c’est un découragement, pas un encouragement. Il faut dire aussi qu’à toute tentative de me faire entendre pour ce qui me chagrinait venant de ses propos, tout me revenait froidement dessus. Contextuellement, il a tenu ces propos après que je lui demande pourquoi il ne m’avait pas dit avant que notre amitié de 6 mois se transforme en relation affective, qu’il ne souhaitait pas vivre sous le même toit qu’une femme ,ce que j’appris quelque temps avant ces propos proprement décourageants et qui certainement m’aurait permis de choisir ne pas m’impliquer au delà d’une amitié. Ce à quoi il me répondit également qu’il ne disait jamais cela au démarrage d’une relation , car cela dépendait de la personne avec qui il était et que si je le prenais comme une fermeture, alors oui c’était une fermeture…………..no comment
J’en suis venue à la conclusion qu’il n’était pas un pervers narcissique au sens strict , même s’il a une haute idée de lui par rapport à ses anciennes relations qu’il méprisait souvent à travers certains propos ou à propos de la connerie humaine de l’homme en général (il ne parlait jamais des erreurs qu’il aurait pu commettre lui même ), car il ne cherchait pas à se mettre systématiquement en avant et fuyait d’une certaine manière l’environnement sociable , et restait réservé , observateur dans ces cas là. Il ne cherchait pas non plus à me rabaisser ouvertement . Par contre, il me rendait impuissante pour vivre la relation , et c’est cette impuissance que j’ai pu analyser pour comprendre mes angoisses à la vivre.
C’est une forme de perversion de la relation.
Comme j’ai eu le temps du recul lors de mon arrêt , une retraite sécurisante hors du monde et du mouvement , j’ai pu m’éloigner grâce à la douleur physique de ce que j’avais traversé dans cette relation , puis en retrouvant la paix physique , écrire et réfléchir sans souffrir, ma situation physique m’ayant rappelée à prendre soin de moi et me retrouver.
J’ai donc fait une liste de ce qui a participé à me déstabiliser moralement dans cette relation.
- 1ère rencontre physique ,à la fin d’une journée partagée en sport, resto et grande balade, dont je trouvais qu’elle était très gratifiante pour le plaisir partagé, me sous entendre à la fin de celle ci que j’étais une manipulatrice, que j’avais une stratégie pour avancer.
J’ai pensé que c’était pervers, mais ne me suis pas fait assez confiance pour être capable de porter une telle affirmation sur quelqu’un que je ne connaissais que depuis trop peu. d’autant qu’il reconnu après s’être trompé.
- Refus de communiquer par téléphone,il n’aimait pas ça = distance émotionnelle de la voix s’ajoutant à la distance géographique . Contact exclusivement par sms. Sauf après que je rompe mon désir de respecter son souhait, car j’avais besoin de ce contact. Contexte : au moment du décés de sa mère. Ce moment fut le plus angoissant, car il ne partageait pas son émotion. J’ai découvert la distance dans laquelle il nous tenait par son refus du téléphone à ce moment particulier du déces de sa mère . De plus, il vint me voir la veille de l’enterrement, pour me dire que si je voulais l’accompagner , il avait prévenu sa famille de ma possible présence : sauf que je ne pouvais pas informer mon employeur le lendemain matin même de mon absence : donc déjà pas prévenue suffisamment à l’avance pour que cela me fut possible. De plus, il choisit ce moment là pour parler de l’importance de notre relation pour lui, alors qu’il était dans la distance au contact verbal, et je m’attendais plutôt à ce qu’il partage son chagrin, ses émotions de la situation.
- Messages écrits peu clairs parfois, prêtant à interprétation. allusions, suggestions et non dits
- Avec moi il se sentait en vacances, ensuite il retournait à la réalité: conclusion, je ne faisais pas partie de sa réalité.
- forme de mise à distance non verbale.
- émotions et sentiments jamais exprimés en son nom. Il ne disait jamais : “je ressens ceci ou cela”. il parlait de moi devant moi, m’analysait, affirmait mes caractéristiques. observateur distancié
- capacité verbale parfois très froide à mettre en relation avec peu d’affects exprimés.
-jamais de questions à mon égard de type curiosité de ce que je pense ou ressens ou vit de mon travail. Il ne voulait pas être curieux de mon travail, cela ne l’intéressait pas de son aveu , seul l’intéressait ce que je faisais à côté. Je m’exprimais de moi même, car j’aime parler et questionner l’autre , mais cette absence de questions curieuses et saines s’est imposée à moi avec le recul.
- suggérer le faux pour savoir le vrai : affirmation d’avoir pu me venger de certaines anciennes relations en trompant un partenaire, ce qui n’est pas mon mode de fonctionnement . du coup il a pu dire qu’une femme qui trompe une fois, trompe toujours. Il veut s’assurer d’avec qui il est. forme de paranoïa
- proférait ne rien vouloir contrôler, mais paradoxalement, contrôlait la relation.
- Dit qu’il est timide, manque d’assurance, mais pouvait être cinglant et fermé, très affirmatif.
-intimidation par l’affirmation de zapper les personnes qui ne font pas attention à ce qu’il dit ou ce qu’il est, qui ne l’écoutent pas , qui ont une façade.
- a sous entendu un jour que j’avais une façade.
- volonté d’être protecteur à mon égard si on m’approchait trop près , comme il disait le faire pour la mère de son fils, alors qu’il la méprisait: protection paradoxale avec son affirmation de zapper facilement autrui : pas de droit à l’erreur , protection de type mafieu, je protège ma Chose, mais si elle ne va pas dans le sens de ma vision ,sous entendu, je l’élimine.
- se targuait d’avoir manipulé la mère de son fils pour l’amener à la séparation d’elle même sous la justification de ne pas perdre son fils comme il perdit le contact avec sa fille, d’une précédente relation.
- se targuait d’être très transparent avec moi, d’être franc,qu’on avançait ensemble à notre rythme, car il savait que j’avais traversé une relation difficile et je lui avait dit au début que j’étais intimidé par lui : affirmation contradictoire avec le fait d’avoir pu me dire très froidement que devant mon angoisse à la fin de la relation, pour lui oui, il pouvait absolument vivre sans moi, mais ça ne le gênait pas pour continuer la relation .
- injonction paradoxale du début : “il est facile d’arriver à un certain stade avec moi, mais la porte peut se refermer à n’importe quel moment , et derrière il y a un univers ouvert pour partager des choses infinies. Promesses d’ouverture et de fermeture simultanées (à quoi j’avais répondu que je ne m’attaquais pas aux
forteresses)
- narcisse : il existe sans avoir besoin des autres , mais tient selon lui grâce à ses enfants.
- son frère est un connard fini d’après lui, mais hors de question qu’on touche à sa famille. Il l’a ouvertement humilié devant moi la première fois que je le rencontrais. J’en ai été très gênée, et je me suis sentie prise en otage dans un jeu qui ne me concernait pas. Je n’ai pas su quoi dire, car mon problème c’est de refouler mes pulsions agressives dans les relations affectives. Je suis une femme qui préfère la parole et trop rarement se met en colère.
-injonction paradoxale et projection à la toute fin : Je n’étais qu’une relation de plus pour lui(il tint à ce que je sache qu’il en avait eu plus d’une 20aine au début ) mais il n’a jamais autant fait de choses qu’avec moi plus qu’avec les femmes avec qui il a vécu. Et que je devais contrôler mes relations même si je prétendais le contraire…sic?(jamais rien dit, c’est lui qui disait ne rien vouloir contrôler) Que je n’avais qu’à trouver quelqu’un comme moi…
Texte de fin de cet homme par sms.
“Je vais simplifier , et donc non on ne va pas continuer notre relation et donc non je ne désire pas en reparler je profite de mon fils et je ne suis pas là pour me mentir ou te mentir . Bon courage pour tes résolutions de problèmes et tes projets nos chemins se sont croisés avec franchise et ils se séparent sans mensonges.”
Mon propre message avant celui ci :
” j’ai besoin de prendre du recul pour être certaine que ton souhait est bien de construire une relation et non d’en vivre une de plus.Comme tu dois penser ton avenir en priorité et moi désire que mon changement moral(tout le travail que je faisais sur moi pour ne plus retomber dans des relations sans issue) m’amène à investir une relation qui s’affirme en tant que telle, je pense que le mieux est de prendre le temps de me retrouver avec moi même, pour ne pas aller sur un chemin où je ne sois pas attendue. A plus pour en reparler ”
Bref, j’étais un peu ambiguë dans ce message mais
je cherchais un échappatoire à mon angoisse et cette voie sans issue , aussi.
Voilà en gros . Pas super.
Et 4 mois après , voici cet homme de retour par SMS.
“C’est la 1ère fois que je fais ça. Juste un signe du 41 que je ne m’interdis pas de faire. voilà en espérant que tu vas bien”
“Oui pour moi c’est la première fois, car malgré le fait de refuser de croire que j’avais enfin trouvé un écho à ma vie et aussi tes écris sur moi et ma connerie(je ne me suis pas gênée pour lui renvoyer l’idée qu’il n’était pas moins con que ceux qu’ils méprisait), que je ressens cette envie et je n’ai pas assez de mots pour te dire ma sincérité de ce signe. J’attendrai le jour que tu choisiras pour parler.”
SMS qui ne contient pas de sens, ni d’intention claire, maintient une ambiguïté. Ce qu’approuve mon thérapeute.
Pour le thérapeute, il veut s’assurer que l’objet est bien encore sous contrôle…
je ne mets pas ma dépression uniquement sur le dos de cet homme, car à mon boulot se dessinait aussi une forme chez moi de régression de confiance(ce qui n’était jamais arrivé en 8 ans) suite au départ de 2 collègues et une emprise d’un de mes employeurs suite à sa manière insidieuse de remettre mon autonomie de cadre en question,sans explication ouverte, car il m’a pris en remplacement des 2 manquants sous sa direction , alors qu’avant j’étais autonome en toute partie de mon travail.
Concomitantes, 2 situations de régression pour moi.
Je ne pouvais que m’effondrer.
Je vous laisse le soin d’être critique. Je ne suis pas exempte d’erreurs dans tout cela. Bref, mon système de défense est peut être aussi celui qui n’est pas toujours adapté, d’être capable de parler ouvertement de ce que je ressens , mais souvent en refoulant la pulsion agressive lorsque je suis maltraitée. Je n’ai jamais pris plaisir à ce genre de situation . Curieusement, j’espère trouver un jour la possibilité de libérer mon agressivité.
Bonjour Philippe
Chacun d’entre nous est confronté au moins une fois,à prendre des désicions qui engagent nôtre responsabilité.Dans la vie,au travail,lors d’une maladie grave. Décisions qui sont souvent prises après mûre réflexion et quelquefois à contre coeur.
Avec un PN ,on est “obligé” de prendre les décisions à sa place,d’endosser ses responsabilités,car ce mot ne fait pas parti de son vocabulaire. Le PN est et restera à vie un irresponsable qui entraîne son entourage dans les dégâts qu’il a lui même provoqués.Je le vis en direct,ces jours ci !!!!
Et il est vrai que comme seule défense,il ne reste aux victimes que d’être constamment sur leur gardes pour se protéger.
Même séparés,les victimes payent longtemps après la malchance d’avoir croisé la route de ces fous.
Amicalement, Louise
Bonjour Louise
En lisant votre réponse j’ai eu l’impression que l’on ne parlait pas de la même responsabilité. Vous l’employez dans le sens habituel, mais dans mon esprit quand j’oppose responsabilité et perversité, je donne un sens plus large à ce mot, mais je n’arrivais pas trop à définir ce que je percevais. Et voilà ça y est !
Responsabilité dans la sphère des sentiments et de l’affectivité.
D’autre part le mot responsabilité dans le sens habituel fait plus ou moins appel à la notion de contrainte. La responsabilité dans notre morale est considérée comme une contrainte, et je voudrais la voir autrement, plus comme une nécessité, ou disons un guide qui permet d’harmoniser les relations avec notre entourage mais aussi avec nous mêmes.
Je pense à l’instant à Ségolène Royal qui crée beaucoup de remous au sein du PS. Si on réfléchit ce n’est pas ses prises de positions politiques sur tel ou tel sujet qui posent problème, personnellement je trouve qu’elle a souvent de bonnes idées. C’est sa relation au PS. En fait puisqu’on parlait de « choisification », elle a vraiment chosifié le PS, afin de réaliser ses ambitions politiques.
Par là elle est en rupture avec toute une tradition politique qui met les idées avant les individus.
Et donc c’est quand même une attitude politiquement irresponsable, en créant la rupture avec une tradition politique, elle dénature aussi l’idée du socialisme (je ne veux pas discuter du bien fondé du socialisme, ce n’est pas la question), et cela c’est irresponsable, surtout dans la période de trouble sociétal que l’on vit aujourd’hui.
Est-ce une attitude perverse, et bien presque, il y a bien un détournement de la fonction du parti.
Dans l’attitude perverse, ou irresponsable, il y à l’idée que l’on coupe un lien, le lien qui nous “unit” au autres, je mets les guillemets parce que le sens du mot “unir” est peut-être trop fort pour ce que je veux exprimer.
L’irresponsabilité c’est aussi couper les liens avec nous mêmes, se trahir, agir malgré soi contre ses propres intérêts.
Ce qui peut se passer, c’est que lorsque des parents agissent de façon irresponsable avec des enfants, l’enfant à l’âge adulte ne retrouve cette intuition de la responsabilité, ce qu’il est juste (juste et non pas bien) de faire dans telle ou telle situation.
Si on repense à l’enfance de votre PN, Louise, qui avait des jouets de petite fille au lieu de jouets de petit garçon, pour je ne sais plus quelle raison, on s’aperçoit que l’idée de perversité et d’irresponsabilité coïncident exactement. La majorité diront que c’est de l’irresponsabilité, mais les esprit avertis comprendront que c’est de la perversion.
Je rebondis sur ce que je disais auparavant, que la violence c’est la destruction de l’identité de l’autre, et cela c’est de hyper violence de dire à un petit garçon qu’il est une petite fille.
On voit que la violence circule à travers les générations, et il semble en vous lisant que pour votre PN elle aurait conservé sa caractéristique originelle, l’irresponsabilité. Et oui quelqu’un d’irresponsable, c’est attendrissant, et on peut se faire piéger ici, on peut avoir un élan protecteur, et on voit donc bien que c’est difficile d’être responsable avec soi-même dans la sphère de l’affectivité.
Amicalement, Philippe
bonjour Philippe
Les jouets de filles,c’étaient ceux de l’usine du papa,lequel n’a rien fait pour réctifier l’erreur.Le papa désirant à tous prix une fille,a très mal pris la naissance de ce troisième garçon,et la maman lui a longtemps laissé des cheveux longs avec kikis pour les coiffer…Je craignais beaucoup ses parents qui me mettaient mal à l’aise et je ne suis pas étonnée que mon ex soit devenu ce qu’il est.
amicalement,Louise
ses parents ont eu ces agissements sans avoir aucune conscience de leur perversité et des conséquences pour la construction de leur fils. Je tiens à préciser que les trois frères présentent la même pathologie.
Crainte excessive de leurs parents et grosses difficultés à maintenir des relations saines avec leurs épouses respectives.
même la soeur, dernière de la fratie,pourrie,gâtée par les parents,parcequ’attendue comme le messie, a un égo démesuré et rabaisse son époux tout le temps et devant témoins.
je constate qu’il existe des familles toxiques. et je pense que dans le cas de cette famille, la responsabilité des parents est flagrante, mais inconsciente. Mais le mal est fait et irréparable.
J’arrive quand même à “plaindre” mon ex,mais je n’excuse pas pour autant.
amicalement,Louise
Sourire, oui mais Louise, peut-on ne pas avoir conscience de sa perversité ?
Et c’est vraiment une question à se taper la tête contre les murs pour essayer de trouver la réponse.
En fait je suis confronté à cette question avec l’amie que j’essaye de “sauver”. J’ai pas de réponse, et si réponse il y a elle n’est pas simple.
Dans une première approche je dirais oui, conscience de la perversité, mais inconscience de la gravité, mais je n’ai aucune certitude là dessus.
Amicalement
Bonjour Louise
Oui, mais justement, est-ce que c’était une erreur ?
Est-ce que cela pouvait être une erreur, une erreur qui se perpétue comme cela sur des années.
Je trouve intéressant de réfléchir sur quelque chose d’aussi anodin, qui a en fait l’air complètement anodin, mais qui ne l’est pas du tout.
Je pense que c’est de l’hyper violence. Imaginez Louise que vous êtes un petit garçon, avec votre sensibilité de petit garçon, avec des camarades qui sont des petits garçons et qui jouent à des jeux de petits garçon, et vous vous retrouvez avec des jeux de petite fille. On voudrais dérégler un enfant qu’on ne pourrait mieux s’y prendre.
Et la mère est complice du forfait !
Amicalement, Philippe
complice ou victime elle même? je ne saurais le dire.
cet homme avait perdu 18 ans auparavant sa jeune épouse en couche ainsi, quelques semaines plus tard,la petite fille nouveau née.
Traumatisé,il voulait inconsiemment remplacer sa petite fille, donc la naissance des garçons ne le comblat pas et ma belle mère en a porté toute la responsabilité et la culpabilité.
Les trois frères ont des manières très efféminées,et n’ont pû satisfaire leurs épouses dans leur vie conjugale. On parle entre belles soeurs et bizarrement,on avait le même ressenti. Des maris froids,distants,sans intérêt pour le sexe,refus de denouer un malaise,le déni de leurs conjointes, pas de projets d’enfants de leur part.
les trois pauvres garçons non désirés,ont été déréglés,simplement parcequ’ils étaient nés mâles.
Comme les juifs qui avaient eu le malheur d’être nés juifs !!!
Amicalement,Louise
Oui mais de toute façon, le PN (le psychopathe sans sentiment de culpabilité) comme la personne perverse (mais non psychopathe avec un sentiment de culpabilité) ont été dans leur parcours de vie à un moment ou un autre victime.
Pour le PN c’est pendant la jeune enfance, ce qui explique qu’il se soit construit complètement différemment puisqu’il est parti sur des mauvaises bases.
Pour la personne perverse, c’est là ou m’amène ma réflexion, je pense que pendant l’enfance elle n’a pas été victime de violence morale, mais que les parents ont eu plus ou moins une attitude irresponsable, dans le sens ou il n’ont pas cadré l’enfant, il ne lui ont pas donné les armes pour trouver son chemin dans la vie.
L’année dernière j’avais un gamin en atelier bleu (je donne des cours d’échecs), adorable, dynamique, enjoué, communicatif, mais incapable de se tenir tranquille malgré de multiple rappel à l’ordre, un jour j’ai croisé son père et j’ai tout compris, sans doute à moitié alcoolique, probablement au chômage, la personne en fait qui subit, et bien ce gamin qui est gentil comme tout, c’est écrit dans sa destinée, un jour il va lui arriver une grosse tuile, et il ne saura pas l’éviter.
Donc en premier l’irresponsabilité des parents, et ensuite le traumatisme, parce qu’avant de basculer de l’autre coté il y a un traumatisme. C’est comme si il y avait un terrain qui prépare à la perversité, et un jour le traumatisme brise les digues.
Ne pensez-vous pas que puisse aussi exister “le mal“???
Geneviève
Oui, je pense que chez certaines personnes l’idée du “mal” peut leur donner le sentiment d’exister, le sentiment de s’être libéré de chaines, le sentiment de ne plus être naïf, donc d’être plus fort et plus adulte, et donc d’accéder à une certaine maturité, le sentiment du pouvoir.
Oui, mais je pensais aussi “au Mal”… à l’esprit du mal…
Plus je rencontre des patients “victimes” de pn, et plus je les écoutes et tente d’imaginer leur calvaire, plus je me demande s’il ne serait pas aussi possible d’imaginer l’esprit du mal dans certaines de ces personnes…
Bonjour Louise, Philippe, Geneviève
Je trouve votre échange et ces questions intéressantes.
Cela me donne envie d’ apporter un peu d’ “eau au moulin”.
Mon expérience de l’analyse ne me permet pas de penser que le mal existe en tant que tel. Je ne sais pas si c’est mieux ou non, mais je vais essayer d’expliquer pourquoi je pense ainsi. Avant je dois dire que ce que relate Louise et ce qu’elle met en lien entre le comportement d’une fratrie et l’histoire familiale ou celle ci évolue , le passif historique des parents , relève exactement des liens que l’on fait en analyse ou thérapie ou psycho-généalogie . Pour moi il y a une origine à tout. Si l’on visite par curiosité le site de formation de psychiatrie infirmière, http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation.htm on peut prendre connaissance des différentes pathologies qui sont considérées comme des maladies et toutes les grandes étapes de la structuration psychique depuis la naissance . La perversion y est classée parmi les pathologies . Et il y a des distinctions entre perversité et perversion et des différences de degrés.
Lorsqu’il y a des explications rationnelles,de mon point de vue, il y a une possibilité de prise de distance salvatrice pour mieux appréhender une situation douloureuse et ne pas la subir irrationnellement ou tenter de l’atténuer émotionnellement et la verbaliser . C’est comme pour la santé physique. Il n’empêche que l’aspect émotionnel que contient la charge “c’est le mal” n’est pas à dénier. Il permet d’exprimer ce qui fait mal . J’ai du mal à la dire pour ma part. Pour des personnes qui ont des conduites déviantes par rapport à des “normes” de respect de la vie d’autrui , il est nécessaire de dire que c’est mal. Lorsqu’il y a passage à l’acte, la société fait marcher le système judiciaire. Dans le cas de violences psychiques c’est plus dur à constater. Dénoncer le mal me semble important dés lors qu’il intègre la notion de mise en souffrance. A certaines périodes obscures de nos civilisations , dans certaines situations , on pouvait et peut encore accuser certaines personnes ou groupes de personnes d’incarner le mal par rapport à des idées fanatiques , religieuses ou perverses(voyez Bush et son staff dans son idée de guerre de civilisation de la décennie et sa perversion à surfer sur l’émotion de la population). Je pense qu’on doit accuser les pervers d’être ce qu’ils sont et s’en protéger. Mais le mal symbolique qu’ils incarnent en raison de ce qu’ils génèrent de souffrance chez autrui n’est pas l’incarnation d’un mal absolu ou sans explication. C’est ma vision. Mais il est certainement vital de pouvoir dire c’est “le mal” sur le plan émotionnel car c’est une réaction de défense à une agression réelle , tout comme il peut être nécessaire de se représenter rationnellement pourquoi pour éviter les dérapages que l’histoire connait.
Je partage l’idée de Philippe , la violence traverse les générations. Elle se transmet même. Tout comme la souffrance, ou l’intériorisation de celle ci, dés lors que l’une et l’autre ne sont pas nommées et mises à distance par la volonté de réparation au moment ou cela se doit. Elles sont inextricablement liées.
Je vais donner un exemple . Mon arrière grand père maternel est mort à 26 ans lors de la première guerre mondiale. 10 jours après naissait sa fille, qui ne le connut donc pas. Sa femme avait 18 ans. Ce fut une violence personnelle et sociale, car toute une génération subit le traumatisme de mort violente d’hommes dans la force de l’age. des millions de familles furent touchées. La violence fut donc “socialement” et “intimement” intégrés avec les moyens qu’avaient les gens pour le ressentir et l’expliquer ou non à l’époque. Par voie de conséquence, ma grand mère fut plus ou moins délaissée à sa belle famille par sa mère et une rupture affective eut lieu. Qu’avait comme autre choix qu’une femme de 18 ans que de continuer à vivre ? Pourquoi fut elle dure avec sa fille ? Pourquoi agit elle ainsi ? Sa fille lui rappelait elle cette soudaine disparition et le traumatisme engendré ? Sa propre histoire ou le contexte social de l’époque eurent il une incidence sur cet état de fait? C’est moi qui me représente ainsi cette histoire, car l famille m’a donnée des échos, des bribes de la souffrance de ma grand mère dans ses relations à sa mère, passant à travers des histoires de partages ou autres anecdotes. Les 5 enfants de ma grand mère(dont ma mère) n’ont que peu de souvenirs d’attentions affectives de la part de leur mère, et j’en ai été à l’âge adulte “l’oreille”, au moment de la mort de celle ci . Et bien à l’âge de la retraite, ma mère a éprouvé le besoin de faire la recherche de ce grand père inconnu car son histoire passée sous silence familial en raison de sa disparition prématurée et l’absence d’inscription de son histoire d’homme symbolique dans les générations suivantes, existait en elle comme une nécessité, de la même façon que la génération des petits enfants de ces millions de disparus ont mis en place un énorme forum d’entraide et de recherches sur cette période comme pour faire “un pont de mémoire” entre deux générations, avec les manques que cela a inscrit dans leur histoire familiale et personnelle.
La souffrance peut générer de la violence, dés lorsqu’elle ne trouve pas son point de réparation. Comment peut on voir autrement ces jeunes gens “a structurés” qui versent dans les actes sans limites en raison de la violence subit dans leur sphère familiale et sociale. Le père dont parle Louise a pervertit simplement le devenir de ses garçons en raison de ce qu’il a supporté de perte , sans réparation de sa souffrance, et il semble qu’il n’ait pas pu en être conscient et l’aura fait payer à ses enfants. Ne pas vouloir d’enfants de la part de ces hommes, peut aussi signifier le fait inconscient de ne pas reproduire ce qui a été subit et intériorisé. On ne peut donner non plus ce que l’on a pas reçu et peut être qu’un enfant est simplement inconcevable pour tout ce que cela peut faire resurgir de l’enfance vécue.
Cordialement à vous.
Et vous avez raison Philippe, mon père a certainement oublié cet incident,pour ma part, je n’y arrive pas.
Bonjour Louise
Je suis certain qu’une de vos plus grande qualité c’est l’honnêteté.
Auriez vous d’autres anecdotes de ce type à raconter, si ce n’est pas trop pénible ?
Pour ma part j’en ai encore deux.Une qui montre comment le PN fait pour détraquer la personnalité de sa victime, et en y repensant je comprend vraiment pourquoi ma mère est partie en vrille. L’autre qui montre comment il agit par personne interposée, et qui illustre bien, un post de reno en parlait, ce que peut-être une bombe à retardement. J’en aurais bien une troisième, comment il a réussi à mettre le bordel dans une famille en commettant un délit dont il était inimaginable de penser qu’il en était l’auteur. D’ailleurs même aujourd’hui je n’arrive toujours pas à imaginer qu’il en était l’auteur, c’est cosmique, pourtant je sais que c’est lui, mais je n’ai aucune preuve.
Bonjour à tous
Evidemment qu’il est douloureux d’évoquer ces morceux de vie,en même temps,ils sont comme les pièces d’un puzzle que j’assemble jours après jours qui m’aident à comprendre, à me reconstruire et à sortir du rôle de
victime.
Quand pour la deuxième fois de nôtre vie ,nous avons failli nous retrouver à la rue,car le boulet était en fin de droits,j’ai craqué il y a trois ans et j’ai répondu aux avances d’un autre.
Il est allé voir nos meilleurs amis pour leur dire(d’après lui)qu’ils ne devaient pas m’en tenir rigueur,car s’ils s’en prenaient à moi,celà le touchait aussi.Le mari du couple en question, lui aurait dit de me “foutre dehors” (je suis dans MA maison) Il l’a fait la même démarche auprès de ses frères et soeurs.
Moi qui voulais garder cette relation secrète,j’en ai pris pour mon grade.
Il est allé jusqu’à rencontrer mon amant pour négocier avec lui le nombre
de fois où nous devions nous voir,lui raconter des tas de trucs sur moi.
Il s’est même inventé une maîtresse et pour moi, nous étions donc sur un plan d’égalité.
Quand un an plus tard il m’a mise au courant de sa supercherie, il était trop tard,car il avait entre temps effectivement provoqué une rencontre avec une ancienne amie de lycée et c’est à partir de ce moment là,qu’il a commencé à ma suggérer(harceler) chaque jour la séparation.
Mon père a réagi très mal en disant qu’on ne se séparait pas au bout de 32 ans avec un petit à élever. Le boulet l’a quasimant insulté au téléphone. Je dois constater que pour défendre ses propres intérêts,il ne recule devant aucune bassesse.
Pendant la petite enfance de nôtre aînée, sa mère avait la méchante habitude d’offrir à ma fille pour ses anniversaires, des vêtements usagés dans du papier journal et le boulet me rapportait le “cadeau” à la maison sans aucune réaction auprès de sa mère.
Deux réactions complètement opposées.Faire en sorte que ses intérêts passent avant ceux des autres. L’autre n’existe pas.
J’ai perdu tous mes amis,et j’ai coupé les ponts avec sa famille qu’il a très bien manipulée et qui m’accable de reproches.
C’est long 32 ans et aujourd’hui,même si la douleur persiste,le fait de pouvoir analyser tout celà m’aide à sortir la tête de l’eau.
Comprendre, OUI, me résilier, NON.
Bonne journée, Louise
Bonjour
C’est vrai que je n’ai jamais oublié ce dont le boulet m’a rendue complice il y a plus de vingt ans.
Nous vivions chez mes parents,car ma deuxième grossesse m’obligeait à me reposer un maximum. Ma mère s’occupait donc de mon aînée de cinq ans et j’attendais l’accouchement plus sereine et entourée.
Nous étions comme souvent dans une passe financière délicate et le boulet n’a rien trouvé de mieux que de subtiliser des chaises sur son lieu de travail(fabrique de meubles), et d’essayer de les vendre à mes parents. Je le savais et après coup, j’en ai éprouvé une terrible honte,mais le mal était fait. Mon père s’est mis en colère et lui a demandé s’il n’avait pas honte d’essayer de vendre des chaises à ses propres beaux parents.
Rien de violent ,rien de sexuel dans son comportement,jamais, mais des coups tordus.Quelque chose qui ne tournait pas rond!!!
Je tiens à préciser qu’il n’a jamais fait celà à sa famille, qu’il n’a jamais emprunté à sa famille, mais toujours à la mienne.
Je souhaite parler de cet incident avec mon père avant qu’il ne nous quitte et lui demander pardon pour ce que le boulet a oser faire.
Amicalement,Louise
louise vous êtes courageuse 32 ans !!! moi j’ai eu 18 mois de relation avec ce pervers et j’ai l’impression que c’était une éternité. Là je suis en arret maladie pour une semaine, je suis vidée j’ai maigri, je ne mange pas et je fais de l’hypersomnie qui ne me reposes pas car lorsque je dors je penses à tout ce qu’il m’a fait. Je pars en voyage dans une semaine en afrique mais je ne sais pas comment je vais avoir la force de prendre l’avion et de découvrir et d’apprécier ce séjour. Vous me donnez la force de guérir. Depuis que je vous lis je me surprend à l’appeler “boulet” c’est le bon mot. Amicalement camille
Bonjour
Ce n’est pas une question de courage,c’était si insidieux que j’ai mis du temps à comprendre.Le boulet a injecté son poison à toutes petites doses,et dès que quelque chose le contrariait. Indifférence à mon égard,abstinence sexuelle imposée,refus de dialoguer. Je le lui reprochais,mais en même temps je me sentais coupable comme si c’était moi qui le harcelais avec mes reproches.
Et puis,quand il voyait que je n’allais pas bien,il essayait de se
rattraper avec un ou deux câlins et j’arrêtais de me plaindre jusqu’à la
fois prochaine.
Il est certain que s’il avait été violent en gestes ou en paroles,s’il m’avait imposé une sexualité perverse, je ne suis pas maso,j’aurais filé plus vite.
Je ne peux pas prouver sa cruauté mentale et ce qu’il a fait ne se défend devant aucun tribunal.
Même les raras personnes à qui j’ai tenté d’en parler me regardaient avec des yeux étonnés et incrédules.
Depuis trente ans,j’avais des doutes,mais aucune preuve tangible pour les étayer.
J’ai craqué quand il m’a trouvée une remplaçante. Plus de sommeil,je maigrissais à vue d’oeil même en mangeant comme quatre,j’ai commencé à boire tous les soirs,je pleurais plusieurs fois par jours,même au travail(le boulet bosse avec moi).
J’ai tenu neuf mois à ce rythme et après hôpital psy et le reste.
J’ai eu le sentiment d’avoir fait une chute de plusieurs centaines de mètres.
Je recolle les morceaux,et celà prend du temps.
On passe tous par là et si tu as l’occasion de te changer les idées,profites à fond de ton séjour, et fais comme moi,je me dit tous les jours “j’ai rien perdu”.ça marche !!!COURAGE !!
Bien à toi Camille, louise
Non ce n’est pas cela le bug, il faut imaginer un homme dans la force de l’âge, trapu, autoritaire, et une femme de 10 ans plus veille, malade et frêle, et donc si ma mère n’est pas intervenu, c’est parce qu’elle avait peur avant tout, pas parce qu’elle était complice.
(je réfléchis à votre réponse sur la structure du cerveau)
La “complicité” n’est pas nécessairement consciente. Ce terme est là car elle “joue” le jeu du PN.
Sans cette “complicité”, le PN ne peut rien.
BIen sur qu’elle a peur, de la même manière que la plupart d’entre nous avons eu peur, même pour notre vie parfois, sans compter l’emprise !!!!!
Cela n’enlève pas toutes ces notions là.
Je recolle mon anecdote, que les lecteurs sachent de quoi l’on parle, et la question que je leur pose est quel est le truc qui cloche dans cette histoire.
« C’est ma mère qui me raconte l’anecdote. Ce type qui vivait avec elle est un petit entrepreneur, travaux d’électricité, de peinture, de plomberie, il a un jeune apprenti qui travaille pour lui. Le jeune apprenti a un bipper, et quand son patron a besoin de lui il le bippe. Qu’est-ce qu’à fait le PN ? Un jour il subtilise le bipper de son apprenti. Et ensuite il l’engueule comme du poisson pourri parce que le gamin a perdu son bipper. Le gamin se met a pleurer, et bien sur le PN continue à l’engueuler, l’humiliant, le culpabilisant. »
Vous brulez Geneviève, vous avez juste sauté une étape. Oui je sais “Le pervers narcissique et son complice” de Alberto Eiguer, je ne l’ai pas lu. Non je ne pense pas que ma mère ai été complice, consciente ou inconsciente à ce moment là. Le partage, la complicité, c’est un outil pour pervertir, on fait gouter à son partenaire-victime quelque chose de malsain avec pour objectif qu’il y prenne goût et ainsi altérer ses qualités morale.
Le truc qui cloche c’est que ma mère, qui a été témoin de l’agression verbale du PN contre le gamin me raconte l’histoire et m’explique que le PN avait subtilisé le bipper. Comment pouvait-elle le savoir si son PN ne lui révèle pas la supercherie ?
Maintenant l’anecdote deviens intelligible. Même si l’on sait qu’un PN n’a aucune culpabilité, il n’a quand même aucun mobile apparent, sauf si l’on considère que sa cible ce n’est pas le gamin, mais ma mère. Il lui fait partager quelque chose de malsain.
Ma mère sa plus grande qualité c’est que l’injustice la révolte. C’est vraiment sa plus grande qualité et dans la vie elle agit concrètement contre l’injustice. Est-ce que ce n’est pas justement cette qualité que son PN veut altérer en la rendant complice malgré elle de son méfait ? N’y a t-il pas plus injuste que d’accuser un individu dont on sait qu’il est innocent ?
L’acte le plus violent dans cette histoire, qui aura le plus de répercussions, ce n’est pas quand il a un visage de tyran et qu’il engueule le gamin, le gamin il va s’en remettre, c’était juste une grosse engueulade, c’est quand il fait partager, c’est quand il est complice. Et j’imagine la scène au moment ou il lui fait la révélation de la supercherie, ma mère ne peut pas réagir, elle est abasourdie, et les faits délictueux sont derrière, malgré elle elle doit absorber l’expérience.
Bonjour,
D’après ce que je comprends du fonctionnement pervers, et je parle avec mes mots suite à quelques recherches en bibliothèque, lorsqu’une personne est structurée de cette manière, c’est qu’il y a à l’origine une étape de la structuration qui a été elle même pervertie. C’est l’étape de la castration. Nous sommes tous passés “normalement” par cette étape. C’est celle qui permet la construction symbolique du manque de l’autre . La castration de la mère consiste à faire savoir à l’enfant qu’un Autre est son homme (au moment de la phase œdipienne) , le détenteur du phallus vers lequel elle se tourne. Elle casse donc la représentation que l’enfant se fait d’être le phallus manquant à la mère . Le phallus est le signifiant symbolique du pouvoir.
Le pervers ne passe pas cette étape, car il est dans le déni de la castration. Soit que le père fut absent, et donc l’enfant dans la toute puissance que la mère lui accorde sans jamais parler du père , soit qu’elle même investisse l’enfant en lui donnant à être le phallus manquant. Ainsi, sans la castration de cette représentation symbolique d’être “tout” ce qui manque à la mère, l’enfant ne peut accéder au fait de vivre le manque qui le constitue pour ensuite symboliser sur ce manque reconnu ce qui construira sa notion de l’Autre manquant. La mère en reconnaissant être manquante du père, permet à l’enfant de se représenter le manque symbolique de l’autre, et donc l’altérité.
Le pervers ne reconnaitra donc pas la loi du père. Il sera l’instigateur de sa propre loi et détenteur du tout pouvoir de la mère, ne pourra jamais laisser de place à l’autre.
Il est évident que c’est la base théorique qui explique le processus pervers et n’aide pas forcément à avancer dans la reconstruction suite à une relation avec une personnalité de structure perverse, mais je crois pourtant qu’il est important de savoir simplement que le fait de pervertir provient d’une étape de la structuration
qui n’accède pas à la reconnaissance de l’autre comme manquant. Ces personnalités n’ont aucunement besoin de l’autre. Les autres ne leur servent qu’à éviter d’être confronté au vide dénié qui est leur. Ce vide , ce manque a son importance, car par sa reconnaissance , il est ce qui donne la place à l ‘autre vers lequel on se tourne. D’où la grande douleur d’être à leur contact puisqu’on ne leur manque jamais, ils ne pourront jamais le reconnaître.
Leur auto suffisance est ce qui nie la relation. la relation, c’est être deux êtres ayant des manques, et donc dans le désir de l’autre. Le pervers ne peut pas être dans le désir de l’autre, puisqu’il est investi de la toute puissance de la mère.
Voilà ce que je voulais partager sur l’origine de l’absence d’altérité.
Bonjour DG, je vous réponds sur l’altérité.
Il va me falloir un certain temps pour absorber votre dernier post, vous faites appel à une culture psychanalytique que je n’ai pas. Je vais tenter d’expliquer ce que j’ai dans le crane, mais c’est assez compliqué car à l’origine de ces pensées il y a un tas de bric et de broc fait de lecture, expériences vécues, reportages vu à la télé, pourtant au final j’arrive dans mon esprit à une idée claire, simple et évidente. Ce dont on discute c’est de la manière dont on conçoit la RELATION à l’autre.
J’avais écris ceci et je le recolle, après quelques modifications, c’est le plus simple :
“Si on doit considérer que dans toutes les formes ou les manifestations de la perversion il y a un dégradé dans la gravité des faits. Il y a par contre une frontière nette entre les personnes qui ont un comportement pervers, manipulateur et les personnes qui ont un comportement droit. Droit est le terme exact, ce n’est pas amical, parce que l’on peut être en rivalité avec une autre personne, mais une rivalité ou rien n’est caché, une rivalité sportive ou les deux adversaires sont à égalité de moyens et doivent se conformer aux mêmes règles, et dans un couple s’ils s’affrontent, ils diront ce qu’ils pensent, pourquoi ils ont des reproches à faire à leur partenaire, chacun saura ce que l’autre pense, il y a donc affrontement, mais pas manipulation. Le point commun entre toutes les formes de perversions, qui permet de tracer une frontière nette, c’est la relation. La relation c’est considérer l’autre comme un objet et non comme un sujet. Après ce sont l’histoire, la culture, la position sociale, les circonstances, qui vont déterminer le mode d’action du pervers, mais pour tous la relation avec les autres est la même, ce sont des objets, pas des personnes. Le sujet a une influence sur la vie de l’autre, l’objet aucun. Dans une relation entre un prédateur et sa victime il n’y a pas d’échange, la relation est à sens unique.”
J’avais écris ceci pour expliquer à mon amie qu’avoir un comportement manipulateur et pervers était très grave, et que c’est ce critère relationnel, qui est le point commun entre toute les formes de violence. Et j’avais pris comme exemple l’affaire Halimi-Fofana qui est l’exemple parfait d’une manipulation. Mais cela n’est évident que pour l’esprit averti. Pour démontrer qu’un comportement manipulateur était grave, il me semblait important d’arriver à mettre dans le même ensemble d’une façon claire, Fofana, Cantat, et les PN exerçant une violence morale. Il me semble que ce critère relationnel ; considérer l’autre comme un objet marche assez bien.
Si on reviens à ce que dit Hirigoyen, que l’autre n’existe pas en tant que personne mais support d’une qualité, on comprends mieux l’affaire Halimi-Fofana. Halimi était le support d’une qualité, la judéité, et pour détruire cette qualité, Fofana a détruit le support. Comportement barbare déterminé par le contexte social dont est issu Fofana, les cités, c’est à dire pas de culture. Je m’exprime peut-être froidement sur ce fait divers mais je peux vous dire que je suis très touché étant moi-même d’origine juive. Voir mon post ou je parle de l’attentat du 11 septembre ; la violence c’est la destruction des symboles.
Le contraire de l’objet (ou support) c’est le sujet. Comment est-ce que je perçois cela intérieurement ? Pour moi c’est autoriser l’autre à intervenir dans ma vie, avoir une influence sur mes sentiments, mes réflexions, avoir un effet sur mon vécu, sur ce que je peux ressentir. Et cela c’est ce qui se passe avec les personnes qui nous sont proches, la famille, les amis, une relation amoureuse. Est-ce que ce n’est pas cela fondamentalement l’altérité, accepter qu’une part de l’autre vienne en soi, et donc enfin de compte accepter d’être altéré ?
Donc mon amie m’expliquait que dans son Yoga on “utilisait l’autre comme outil pour s’élever”, et d’outil je suis passé à objet, et c’est ce qui a déclenché cette réflexion. Elle m’a aussi dit un truc super bizarre, qui m’amène à penser que vraiment son gourou l’a travaillé, “dans une relation on pénètre l’autre”. Je mentionne cela parce que je pense que c’est exactement le contraire de l’altérité.
L’altérité c’est accepter que l’autre, nous influence, aie une action sur nous, et donc quelque part nous altère. Et ici ce qui se passe c’est le contraire, c’est l’autre qui décide d’avoir une action sur nous, et de venir altérer nos qualités. Et cela ne reviens pas du tout au même, parce que dans un cas il y a une intention, et le résultat de l’altération viens de cette intention, et dans l’autre cas, il n’y a pas d’intention, mais une acceptation, évidement l’autre partenaire ne doit pas profiter de cette acceptation, pour avoir une intention, une volonté d’altérer l’autre. Et dans une relation amoureuse on arrive à une absurdité, si l’on veut altérer l’autre, si on en a la volonté, l’intention, c’est qu’on ne l’aime pas.
Maintenant je vais essayer de mettre à jour deux mécanismes de la manipulation.
a) Quand mon amie me fait cette réflexion : “dans une relation on pénètre l’autre”, elle me parle aussi de relation fusionnelle. Donc cela laisse supposer que lui, le gourou, l’a pénétré (mentalement) et que réciproquement elle aussi l’a pénétré mentalement. Par exemple elle ne m’a jamais parlé de soumission et ce n’est pas son genre, si elle avait parlé de soumission, on pourrait penser qu’elle accepte que lui la pénètre (mentalement) sans réciprocité. Non, elle a parlé de relation fusionnelle, et donc cela veut dire que les deux se pénètrent mentalement l’un l’autre, enfin je voudrais quand même dire que je trouve complètement anormal de voir les choses comme cela. En même temps j’avais le sentiment que quelque chose clochait, oui toujours ce truc qui cloche, indicateur de la manipulation. Car je ne vois pas ce type, sans doute un maitre du Yoga Intégral d’Aurobindo, de 10 ans plus vieux qu’elle, se laisser pénétrer mentalement par mon amie.
Maintenant je commence à comprendre, parce que une chose qui est claire c’est que la soumission c’est pas son truc, et quelque part c’est une forte tête et je dirais même une tête de mule. Et donc voilà comment cela c’est passé, il a laissé croire à mon amie qu’il s’est laissé pénétré (mentalement), pour pouvoir lui la pénétrer mentalement, il fallait bien créer une brèche dans sa personnalité, il a peut-être dit un truc du genre “je m’ouvre à toi, ouvres toi à moi”, mais lui il a fait tout simplement semblant (je recopie plus loin des extrait du Guide du Yoga d’Aurobindo qui appuie cette interprétation). Je cite Hirigoyen : “Le bourreau ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins…” . Toujours l’écran, entre vous et le PN il y a un écran, vous ne le voyez pas, et ce que vous voyez sur l’écran n’a aucun rapport avec ce qu’il y a derrière, aucune connexion n’est possible, c’est très important que toutes les personnes qui me lisent et qui sont avec un vrai PN (le cas victime de PN avec comportement de PN étant plus compliqué) le comprennent bien, comprennent à quel point elles sont trompées.
Je recopie quelques lignes du “Guide du Yoga” de Sri Aurobindo, chapitre Foi – Aspiration – Soumission.
“Vous n’avez qu’à aspirer, à vous garder ouvert à la Mère, à rejeter tout ce qui est contraire à sa volonté, et à la laisser venir travailler en vous…” à faire froid dans le dos.
“Dans la pratique du Yoga, le but que l’on se propose ne peut être atteins que par l’ouverture de l’être à la force de la Mère, et le rejet persistant de tout égoïsme, de toute exigence, de tout désir, de tout motif sauf l’aspiration vers la vérité divine.”
“Pratiquer le Yoga implique la volonté de surmonter tous les attachements et de se tourner vers le Divin seul. L’essentiel dans le Yoga est de se confier à chaque pas dans la grâce divine, de diriger sa pensée constamment vers le Divin et de s’offrir, jusqu’à ce que l’être s’ouvre et que l’on puisse sentit la force de la Mère à l’œuvre dans l’âdhâra.”
La Mère est la compagne de Sri Aurobindo. Bien que ce ne soit pas ma tasse de thé, je n’ai rien contre les aspiration à la divinité, la méditation, mais un truc me dérange, c’est que l’on doive se livrer pieds et poings liés à une personne terrestre pour accéder à cette divinité, je n’ai jamais vu cela nulle part, il me semble que si l’on cherche une expérience mystique, être connecté à Dieu, cela doit se faire sans intermédiaire. Mais mon propos n’est pas là, je voulais juste dépeindre le contexte intellectuel de cette relation, et l’on comprends mieux pourquoi elle a pu prononcer cette phrase étrange “dans une relation on pénètre l’autre”.
b) Je voudrais revenir à l’altérité, parce qu’en fin de compte, lorsque l’on lit Aurobindo, on est en plein dans l’altérité, puisqu’il s’agit de travailler, et donc d’altérer l’autre, mais une altérité négative, j’explique mes propos.
Altérité puisque l’on va accepter d’être altérer. Dans la vie normale, lorsque l’on accepte qu’une autre personne aie une influence sur nous, cela peut-être juste dans un compartiment de notre vie, par exemple l’année dernière je suivais des cours d’échecs dans mon club donné par Olivier Renet, le premier français à être grand maitre International, et actuellement entraineur de Vachier-Lagrave, sans doute un futur candidat au titre mondial, et c’est parce qu’il a une reconnaissance, des qualités prouvées dans le domaine des échecs, que dans son cours je vais accepter d’être altéré, qu’une partie de lui, les connaissances dans le domaine des échecs, vienne en moi, tout simplement la transmission du savoir. Dans une relation amoureuse, c’est la même chose, c’est parce que l’être aimé a des qualités qui pour moi sont essentielles, que je vais accepter que cette personne aie une influence sur ma vie, mes émotions, mes sentiments, et donc puisse m’altérer. Pour que l’on puisse accepter d’être altéré, il faut que la personne en face de nous possède certaines qualités que nous trouvons essentielles, ou des connaissances, un savoir que nous aimerions acquérir. Et donc voilà, ce truc dans le Yoga d’Aurobindo, l’appât, c’est la Vie Divine, c’est pour la Vie Divine que l’on doit accepter d’être altéré, sauf que c’est bidon.
Négative, parce qu’il y a intention, volonté d’altérer l’autre. Si je reprends l’exemple des cours que je suivais avec Olivier Renet, quelque part il en a rien à foutre que je comprenne son cours, il va diffuser son savoir, ses connaissance avec générosité, il se contente de diffuser, il n’y a pas la volonté de travailler l’autre. Quand je discute avec ma fille sur n’importe quel sujet, je lui dis voilà moi je pense ça pour telle et telle raison, maintenant tu réfléchis par toi-même et tu te fais ta propre opinion. Je me contente de diffuser mon savoir mon expérience, et en aucun cas de la modeler. Elle, elle va accepter d’être altéré parce que je suis son père, mais moi de mon coté je me contente de diffuser un savoir, des connaissances, une expérience, mais sans aucune volonté d’altérer son identité, parce que dans ce mode de communication, elle a les moyens, la possibilité de dire à un moment non je ne suis pas d’accord. Cela serait l’altérité positive, à tout moments nous possédons la possibilité de dire, “là non, cela ne me conviens pas”.
Et dans le Yoga d’Aurobindo on vous enlève clairement cette possibilité, donc altérité négative.
Pour revenir à votre premier post sur l’altérité que je recolle :
“La violence dans ce qui est souvent décrit ici est celle que constitue l’absence d’altérité, donc l’incapacité ou le trouble, suivant le niveau, à reconnaitre l’autre en tant que tel. En cherchant pour comprendre, de ci et de là, une lecture qui me semble intéressante. Les contes des milles et une nuit, où comment un roi qui tue chaque femme qu’il désire, guérit de sa folie meurtrière grâce à la reconnaissance du manque que constitue l’Autre.
http://etienneduval.neuf.fr/Chahrazade%20et%20l%27invention%20d%27une%20nouvelle%20forme%20de%20p ”
Voici mon explication concernant le conte des milles et une nuits : la jeune femme a trouvé un stratagème pour devenir sujet dans la vie du roi, en passant du statut d’objet à celui de sujet elle échappe au sort des femmes qui l’ont précédé.
Bonjour Philippe,
Je trouve juste et clair le lien que vous faites entre l’idée de fusion et le “mantra” du guide de yoga dont vous parlez. ( c’est ce que cela m’évoque : quelque chose qui se répète suivant un ryhtme , une assertion aussi de type doctrinaire ) . Et à mes yeux c’est clairement une impasse sectaire dans le sens où il y a invitation claire à renoncer à soi(à ses désirs propres, ses demandes propres) pour un ailleurs qui englobe l’être, pour faire “un” avec quelque chose au dessus de plus fort que soi, pour être absorbé par ce pouvoir . C’est le propre de la fusion et d’une certaine manière du totalitarisme puisqu’il annihile le sujet . La fusion est l’étape de la relation du nourrisson à sa mère dans les premiers mois de la vie. Votre amie cherche t’elle à revivre l’ étape de sa relation fusionnelle avec sa propre mère ? Son père était il suffisamment présent ?
C’est les questions qui me viennent . Car cette recherche ressemble à celle de faire Un alors que c’est impossible.
Dans les fichiers PDF ressources du site, j’ai lu quelque chose sur la relation qui lorsqu’il y a altérité, exprime bien ce que je comprends
” Un individu parvient à se
reconnaître lui-même comme un sujet individualisé et autonome s’il est confirmé par l’autre dans son activité propre, s’il est reconnu. La reconnaissance mutuelle s’accomplit par des affects et des expressions chaleureuses, sans cette expressivité l’autre demeure invisible. Le narcissisme est partie prenante de la relation à l’autre. Le narcissisme sain nous permet d’être le miroir de nous-mêmes ce qui donne accès à l’intra-psychique et à la créativité.(cette dernière phrase est un peu complexe pour moi)
Je dirai donc, en conclusion, que le traumatisme par excellence réside dans le fait de subir le non-respect du principe d’altérité qui empêche le sujet de vivre sa vie.” http://www.analyse-integrative-re.com/xmedia/textes-articles/sommaire-eclairage/LES%20PERSONNALITES%20NARCISSIQUES.pdf
Ce qui me vient en tête aussi, c’est que pour fonctionner avec une personnalité perverse, il faut peut être avoir un terrain pour être “chosifié”. C’est une supposition, une hypothèse, mais à laquelle je crois . Mais apparemment, il est aussi difficile d’échapper au calcul d’un pervers d’après ce que j’ai pu lire , car même pour les thérapeutes, une cure avec un pervers est chose difficile.
C’est à mon avis à cet endroit , sur la fragilité à se laisser chosifier, qu’il est possible de chercher (en remontant dans l’histoire personnelle) pour comprendre ce qui à manqué à sa propre histoire pour tomber dans cet état . Mais en même temps ce n’est pas évident, et c’est culpabilisant. (je parle pour moi) . Car on ne demande pas spécialement vivre cela, ce n’est pas ce que l’on cherche initialement et en plus il y a la douleur de chercher où est sa propre fragilité.
Dans les milles et une nuit, la princesse, comme l’explique l’auteur du site qui considère le rôle important de symbolisation des contes et légendes, non seulement est sujet , mais en plus elle permet au roi de guérir de son incapacité à considérer le déni et la douleur de son propre manque et donc réapprendre le manque de l’autre.
Bonjour DG
Apparament vous avez des connaissances théoriques qui vous permettent de faire des déductions dont je serais incapabable. Je pense qu’à propos des parents de mon amie, vous voyez juste, mais premièrement j’ai trop peu d’informations sur cet aspect de sa vie (mais elles vont dans le sens de ce que vous décrivez), deuxièment un des problèmes des victimes est la perméabilité, elles autorisent le partenaire à franchir certaines limites et sont dans l’incapacité de dire non, et cela je ne sais pourquoi mais je pense que vous pourrez l’expliquer, mais cela va aussi dans l’autre sens, de soi même on ne doit pas franchir certaines limites, je veux dire être intrusif dans la vie, les sentiments de l’autre, et de cette rêgle que je m’impose je ne parlerai pas de ces parents.
Je vais développer ultérieurement ce que vous dites sur l’altérité et le Yoga d’Aurobindo.
Je voudrais juste insister sur quelque chose que vous venez de dire, parce que c’est le message que j’essaye de faire passer quand je dis qu’il y a un écran entre le PN et sa victime, Hirigoyen dit ici que la victime ne sait pas qu’elle est une victime, donc ce n’est pas qu’il est difficile d’échapper au calcul d’un pervers, c’est que c’est impossible, c’est théorique. C’est ce que j’essayais de vous dire ; quand votre PN vous dis que vous êtes une manipulatrice, il est à l’affut depuis longtemps, il vous observe et cherche la faille dans l’armure de votre personnalité. Donc on ne peut échapper au calcul d’un pervers.
A propos du conte des milles et une nuit, quand vous dites que la princesse réapprend au roi le manque de l’autre, c’est exactement ce que je voulais dire en disant que la princesse devient sujet dans la vie du roi.
Bonjour Philippe,
Pour répondre à votre question de la limite à ne pas pas franchir, voilà ce qui me vient à l’esprit. Ne pas avoir les défenses adaptées pour celui qui les laisse être dépassées .
Si dans l’enfance il n’y a pas reconnaissance de l’enfant en tant que “personne autre” qui doit être protégée des agressions extérieures ou s’il y a dépassement des limites de la part des propres parents , alors il est plus difficile pour la structure de cet enfant de trouver un appui nécessaire symbolique pour penser avoir légitimité à ne pas laisser dépasser certaines limites. Car pour l’enfant, l’amour des parents est primordial et pour parvenir à l’obtenir, il lui faut parfois renoncer à une part de lui même. Ce doit être cela se laisser “chosifier”. Le contraire de l’encouragement à être.
“Fusion mère fille s’en sortir ou y laisser sa peau”
De Doris Louise Haineeault.
Bonjour DG
Vous abordez la question des failles dans la personnalité, ce que j’appelle la perméabilité, et de ce qui peut-être à l’origine de ces failles. Je pense que c’est une question essentielle et que l’on ne peut pas se reconstruire si l’on y répond pas dans sa vie. Vous avez une approche théorique, sans doute à cause de votre culture psychanalytique, et les propos que vous tenez sont plutôt de l’ordre du général, c’est intéressant et je pense qu’il faut creuser dans cette direction. Je vais avoir une approche différente, je vais parler d’un auteur que j’adore, Philip Roth.
Mais auparavant j’aimerais répondre à la question qui a amené ce sujet, pourquoi est-ce que mon amie s’est embarqué avec ce gourou ? J’aimerais préciser que ce n’est pas une droguée, qu’elle ne fume pas, qu’elle ne boit pas, quand on la voit on voit une jeune femme parfaitement saine et normale, pas d’excentricité dans son habillement. Par contre elle m’a raconté que jeune elle avait eu des expériences de méditation, mais ce n’était pas dans le contexte du Yoga d’Aurobindo, et évidement cela a été un point d’accroche pour son PN.
Mais la vraie faille, à mon avis, elle qu’elle sortait d’une relation avec un autre PN, le père de sa fille. C’est à partir de sa fille, qui part complètement en vrille, que j’ai commencé à comprendre qu’il y avait un problème PN. Ce qui est positif dans cette histoire, c’est que le père de sa fille comme le gourou, elle les a quitté, et donc c’est que la relation ne lui convenait pas. Oui elle a quitté le gourou qui était son concubin, mais il est resté son directeur de conscience, c’est donc un cas absolument à part à mi-chemin entre l’emprise sectaire et l’emprise conjugale. Et j’ai compris que c’était son directeur de conscience, quand avant de partir en Inde le voir (pour information c’est son gourou qui lui paye le voyage) elle me parle de Skype que je pourrais installer sur mon ordinateur, afin que nous puissions rester en contact téléphonique. Skype est un programme qui permet d’avoir une communication téléphonique via internet, c’est une nouvelle technologie et mon amie n’est vraiment pas versée là dedans. Donc Skype c’est le gourou. Les circonstances de sa vie, élever une enfant seule, de plus à moitié infirme, en rupture avec ses parents, font qu’elle est assez isolé, et l’on peut deviner qu’il a eu une grande influence sur elle.
Dans la tradition hindoue, Sri Aurobindo s’était retiré, isolé du reste du monde, il communiquait avec ses disciples par lettres, il y a une étonnante reproduction du mode de communication, aujourd’hui le gourou de mon amie communique avec elle grâce à Skype et internet. J’ai dis dans la tradition hindoue, en parlant des propos d’Aurobindo DG vous avez prononcé le mot « doctrinaire », et c’est exactement cela, lorsqu’on le lit c’est des centaines de pages d’affirmations sans aucune explication, démonstration ou raisonnement, le postulat de base c’est qu’il possède la Vérité, mais à aucun moment ce postulat n’est démontré. Péremptoire, c’est le premier mot qui me viens à l’esprit pour les décrire, voici les synonymes : absolu, affirmatif, autoritaire, cassant, catégorique, certain, concluant, convaincant, coupant, décisif, despotique, dogmatique, impératif, impérieux, irréfragable, irrévocable, magistral, probant, sans réplique, tranchant. La rencontre avec mon amie me donnait l’occasion de m’intéresser à la culture hindoue, et j’ai dégoté à la bibliothèque un bouquin de Madelaine Biardeau, une universitaire, « L’hindouisme : Anthropologie d’une civilisation ». Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais il est clair qu’Aurobindo est en rupture totale, c’est même une trahison, avec l’hindouisme.
Pour comprendre la vie d’Aurobindo, il faut comprendre ce qui c’est passé lors de son année de prison en 1909, il y rentre, c’est un indépendantiste qui prône la lutte armée, il en sort c’est un illuminé qui voyage dans le Nirvana, et même si le sort réservé aux indépendantistes dans les géôles anglaises à cette époque ne devait pas être des plus tendres, sans compter les conditions de détentions, j’ai encore ce sentiment qu’il y a quelque chose qui cloche.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurobindo_Ghose
http://ilyaunsiecle.blog.lemonde.fr/2009/03/19/20-mars-1909-et-si-la-france-accueillait-aurobindo/
Il y a un personnage de Philip Roth qui a construit sa vie sur un mensonge, c’est Coleman Silk dans « La tache ».
Philip Roth a évidement été touché, comme nous tous sur ce blog, je le vois comme un « passeur ». Qu’est-ce que j’entends par là ? Il est de ces écrivains, entre autre avec Hemingway, qui veulent peindre, décrire le monde le plus exactement possible. Mais Roth ne se contente pas de reproduire, la peinture, la représentation qu’il fait du monde est plus intelligente, elle est beaucoup plus riche de sens. Et en le lisant il nous fait passer dans un monde plus intelligible. Qu’est-ce qui lui donne cette légitimité ? Et bien c’est que comme Louise il fait un travail d’écriture sur le réel, sur sa propre vie, et tout ceux ou celles qui ont fait ce travail, sans complaisance et dans la sincérité, savent que cela permet d’avancer, et de mieux comprendre comment notre vie s’est articulée, de lui donner du sens. Roth écrit sur le mode autobiographique, mais comme il a été touché il se protège (c’est une interprétation personnelle) et utilise un double littéraire, Nathan Zuckerman, qui est aussi écrivain. Il y a une transposition entre Roth et Zuckerman, on sait qu’il existe une relation entre la vie réelle de Roth et la vie littéraire de Zuckerman, mais l’auteur s’arrange pour qu’il soit impossible de déduire l’une de l’autre.
J’ai commencé à lire « J’ai épousé un communiste », le sujet du roman c’est la transgression. Dans le titre il y a deux transgression, le « je » c’est lui, donc on épouse pas un homme, et surtout pas un communiste quand on vit en Amérique. Les failles dans la personnalité, à l’origine il y a eu une transgression, intentionnelle ou pas. Dans « Pastorale américaine » il discute de la reproduction de cette transgression à travers plusieurs génération. J’en discute plus tard avec l’objet, le sujet et l’altérité.
Bonjour Philippe,
Vous avez raison ce que je dis est d’ordre général et peu personnel, car mon ressenti me semble encore douloureux. J’ai été obligée de laisser passer du temps car mine de rien j’ai été touchée par cet idée de perversion. J’ai fait dernièrement de nombreuses lectures pour me représenter plus clairement les notions dont nous parlons.
Cela m’amène à dire que je n’ai pas lu Philippe Roth, mais que si je croise son nom en librairie peut être tenterai je une lecture .
Un livre de circonstance que je lis est “Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient touchés” de Marie Pezé. Cette psychanalyste a ouvert en 1997 la première consultation pour la souffrance au travail, et dans la clinique qu’elle rapporte il est aisé de voir les mécanismes pervers qui se mettent en place même au niveau social et horizontal d’une entreprise, démontrant qu’il n’est pas aussi simple de considérer qu’il y a un bourreau et une victime, dés lors que c’est un système porté par un groupe qui facilite la perversion du sens des relations de travail .
Je le conseille, il est vraiment très bien.
C’est une lecture de circonstance, car je sors d’un arrêt de travail suite à “une chute”, c’est ce qui me vient en tête à prime abord, de santé. Je ne pouvais plus me porter moi même physiquement. Ce fut éprouvant moralement et physiquement de me sentir sans “défenses”. Je crois que c’est au sens propre et figuré, un contre coup d’une accumulation de coups .
Je répondrai un peu plus tard sur le sujet de votre message. je dois reprendre des forces.
A bientôt
Bonjour DG
J’ai repris le fil de la discussion rapidement, je trouve ce que vous dites en général très pertinent. Ecrire m’a permis approfondir ma réflexion et de mieux percevoir certains concepts, et je comprends mieux ce que vous écrivez.
La violence circule entre les personnes, entre les générations, un peu comme l’énergie, elle se conserve et change de forme. Une forme très particulière de violence est l’irresponsabilité, l’irresponsabilité envers soi-même et envers les autres.
On pourrait dire que c’est une forme de violence inconsciente, puisque si le résultat est là il n’y a pas l’intention. Ce que j’ai compris c’est qu’une personne irresponsable (envers elle-même ou les autres) a subi de la violence (sous quelques forme que ce soit).
Il y a un réalisateur qui approche ce thème, c’est Ridley Scott.
Ellen Ripley dans Alien, Claris Starling dans Hannibal et Maximus dans Gladiator, sont irréprochables moralement. Et ils évoluent dans un univers ou la perversion est omniprésente.
Il y a deux scènes qu’il faut connecter. Dans Alien quand Ellen Ripley refuse que l’on ouvre le sas du vaisseau spatial, malgré que l’un de ses coéquipier ai été infesté par l’Alien et risque de mourir, précédure de quarantaine.
Au début de Hannibal quand Claris Starling tire sur une femme qui porte un enfant.
Toutes deux ont agit de façon responsable, Ripley en regard du reste de l’humanité, Starling en regard d’elle même.
Dans Thelma et Louise, Louise au contraire a un comportement complètement irresponsable, plusieurs fois elle a l’occasion de mettre un terme à l’avalanche d’évènements qui les emmènent vers la fin tragique, non elle persévère, et donc elle a un comportement complètement irresponsable, elle n’est pas violente mais irresponsable, une irresponsabilité proche de la perversité, puisqu’elle entraine son amie dans un destin funeste, et donc quelque part elle coupe le lien avec elle puisqu’elle ne pense plus en fonction d’elle.
Qu’apprend t-on à la fin du film, qu’elle a été violée.
Dans Pastorale Américaine de Roth, on perçoit très bien cette transmutation de la violence sur deux générations. C’est le père de Seymour Levov qui prend sa vie, puisqu’il a décidé pour lui ce qu’elle serait, une génération après c’est la fille de Seymour qui commet un attentat à la bombe, puis retourne cette violence originelle contre elle même, à la fin dans la folie elle mange ses excréments.
C’est Roth qui m’a amené à comprendre cela, c’est que le contraire de la perversité n’est pas le bien (en regard d’une problématique du bien et du mal Ellen Ripley ne pourrait résoudre le problème de conscience qui se pose à elle lors de l’épisode du sas), mais la responsabilité.
La meilleure façon de se protéger, c’est donc d’être responsable, envers soi même, et envers les autres.
Il faut absolument que vous lisiez Roth DG, et quand vous aurez lu quelques romans, vous comprendrez avec évidence pourquoi j’ai utilisé le mot absolument.
Je crois que vous faites un super travail sur vous même, bravo !
Philippe
Bonjour Geneviève
Je vous répond ici sur la complicité, car les développements que je veux faire ont plus à voir avec la manipulation que la sexualité.
On commence à tourner autour d’une question, et je dois dire qu’elle me taraude, la conscience du mal. Louise pensait que son PN n’avait pas conscience du mal qu’il faisait.
Oui effectivement ma mère a été complice de son PN, et j’ai été leur victime, en avait-elle conscience ? Et bien pour différentes raison, disons que son comportement d’une manière générale la trahit, si elle n’en avait pas eu conscience, elle aurait agit différemment.
Je discutais avec mon frère, et lui posait cette question : est-ce que tu penses que maman est une PN ? Il m’a répondu je ne sais pas. Elle est vraiment à la frontière, la frontière entre le monde des PN et le monde des non-PN.
Ce qui ramène la discussion sur la remarque de DG dans les différents degré de perversion et de perversité, il y aurait beaucoup à développer.
Mais je fais le même constat que Louise, comme son PN ma mère est incapable de reconnaitre ses forfaits, alors qu’elle sait très bien qu’elle sera excusée. Ce qui m’amène à la classer dans la catégorie PN, mais il faudrait alors la définir plus par des concepts que par une description du comportement.
Une chose que je sais est qu’elle peut me mentir sciemment, et que sur le coup je suis absolument incapable de déceler la supercherie, mais je m’en aperçois tôt ou tard, car j’ai bonne mémoire, et dès que quelque chose ne colle pas, je le remarque.
D’ailleurs c’est assez amusant, je remarque bien ses mensonges, par exemple sur l’argent du procès, je devais en récupérer une partie, mais elle me dit qu’elle va en donner une partie à mon frère parce qu’il doit se racheter une voiture, mais un jour c’est pour une raison, et deux semaines plus tard c’est pour une autre raison qui n’a rien à voir.
Je dois vous dire que je suis confronté à des trucs hallucinants, elle affirme qu’il y a eu plus ou moins des problèmes d’inceste latent avec son PN et ma fille, mais quand elle a inventé cette histoire, il avait ouvert la porte de la salle de bain, récemment on en a parlé, et c’est la porte de la chambre.
Maintenant que ma fille est adulte, 18 ans, j’aborde ce problème avec elle. Il n’y a jamais eu le moindre problème avec le PN de ma mère, humilier, harceler, réprimander, exploiter ma mère suffisait à la décharge de ses pulsions.
De toute façon le truc c’est qu’il me craignait, et si il y avait eu le moindre problème, la mère de ma fille lui serait rentré dedans. C’est pour cela qu’il ne s’est rien passé.
Et ce que ma mère a aussi balancé c’est que son PN avait eu une histoire avec la mère de ma fille.
Le problème dans tout cela, c’est qu’il y a une famille qui tourne rond, celle de la mère de ma fille, et une autre famille qui ne tourne pas rond, la mienne.
Et que ma fille elle est ok à 100%. Une vie affective équilibrée, très sérieuse elle s’investit dans ses études.
Donc pour moi il est clair qu’il n’y a pas eu d’attaque PN du coté de mon ex et de ma fille. Parce que si il y en avait eu il y aurait eu des répercussions, et je n’en vois aucune.
D’autre part si le PN de ma mère a réussi à m’éjecter du cercle familial, c’est parce qu’il me craignait, et l’anecdote dont je parlerais ultérieurement en est la preuve absolue, il a bien tenté de se débarrasser de moi physiquement.
Donc pourquoi est-ce que ma mère a balancé toutes ses horreurs, et je dois dire qu’à une période je suis quand même un peu parti en vrille.
Et bien c’est clair, pour faire diversion. Et c’est quand j’ai compris qu’elle faisait diversion que j’ai compris qu’elle était coupable. C’est à dire complice et consciente.
Et dans toute cette histoire je suis confronté à des trucs hallucinants, ma mère a rencontré son PN en 1982, et dans le compte rendu de son histoire qu’elle a donné à l’avocat elle l’a rencontré en 1984.
Elle a été débouté pour l’abus de faiblesse, car les juge ont estimé qu’un médecin a suffisamment de jugement et d’intelligence, mais mon père est décédé en 1981, et elle aurait pu faire jouer cela dans le procès si elle n’avait affirmé avoir rencontré son PN en 1984.
Et j’ai compris, aujourd’hui, pourquoi elle avait indiqué 1984, parce qu’en 1982, il y a eu le premier forfait du PN dont elle a été complice, le seul truc que je lui ai vraiment reproché car cela a eu énormément d’influence le parcours de ma vie. Je pense que c’est pour cela.
De toute façon chaque fois que je parle de ça avec elle je suis face à un mur. Et cela ce n’est pas normal, parce que je suis revenu vers elle, sans velléité.
En fait c’est là ou le plan du PN n’a pas marché, parce que son objectif c’était de nous retourner les uns contre les autres ( ce qu’essaye de faire ma mère avec mon ex et mon frère), et malgré les dissensions qu’il pouvait y avoir dans la famille, j’ai pris la décision de passer par dessus et de resserrer le lien familial.
Mon médecin a qui j’ai souvent parlé de cette histoire me dis que je devrais couper les ponts.
Avec la maturité je crois qu’on apprend à vivre dans le compromis, et rien n’est parfait dans ce monde, rien n’est comme on voudrait, il faut faire avec.
Mais reste une grande interrogation, pourquoi ? Pourquoi agir de cette façon destructrice ? Plusieurs fois elle a eu le choix d’agir autrement, de reconnaitre ses fautes et de rentrer dans le droit chemin, ou de rentrer dans le droit chemin même sans reconnaitre ses fautes.
Mais que dire, au mois de février de cette année, elle est à l’hopital, graves problème infectieux aux poumons, je vais la voir à l’hopital et je la trouve vraiment dans un sale état. Et elle me ressort l’histoire sur son PN et la mère de ma fille.
Et la conclusion de tout cela, c’est que j’ai rapporté ces propos à mon ex et à ma fille, on en a discuté calmement. Résultat ma fille, ma fille qu’elle adorait ne l’appelle plus, et moi je dis que c’est bien fait pour sa gueule, même si quand même je la plains.
Vous parliez d’esprit du mal Geneviève, je vois plus un virus, un virus qui a un effet de décomposition sur la vie, alors que les choses devrait tourner rond, tout part en vrille, enfin aujourd’hui je suis vacciné.
Bonjour Geneviève, bonjour DG
Bon voilà une anecdote, j’attends votre analyse.
Un ingénieur français, qui voyage souvent en Afrique, ramène de l’un de ses voyages deux africaines qui sont ses maitresses.
Il vit en France avec ses deux maitresses, dans un appartement et avec une de ses filles sous le même toit.
Et il demande à sa fille de choisir la future et unique maitresse.
Qu’en pensez vous ?
Amicalement, Philippe
Je propose une autre anecdote.
Dans une famille de 3 frères fils du même père, la mère laisse entendre à l’ainé que le dernier est le fruit d’un adultère.
Pareil, qu’en pensez vous ?
Bonjour Philippe,
A la question sur votre 1ère anecdote ce qui me vient en premier lieu à titre de sentiment personnel est dégout et colère. Voilà une manière de se débarrasser d’une responsabilité personnelle sur une manière de vivre et piéger un enfant en lui faisant endosser un choix qui n’est pas le sien. A mes yeux c’est pervers car très culpabilisant.
cordialement
Bonjour
Agir de façon à provoquer une réaction,déstabiliser afin d’en tirer un certain plaisir.
Si j’étais témoin d’une telle scène,je demanderais des explications’ et quand bien même il n’y aurait pas duperie,je n’admets pas qu’on s’adresse à une personne comme personne ne parlerait à son chien.
Nous étions ensemble depuis seulement 3 mois quand le boulet m’a rappoté que ses potes me trouvait trop ceci ou trop celà.Ils m’ont habillée pour les 4 saisons suivantes, quand j’ai demandé s’il m’avait défendue,il a dit”ben qu’est ce que tu voulais que je leur dise?”
Une autre fois,le mari de sa directrice dont nous avions fait la connaissance au restaurant lui a dit un jour” si tu ne veux plus de ta femme ,moi je suis preneur” Aucune réaction du boulet!!
Un jour qu’il était pressé,il m’a fait raccompagner à la maison par un homme que nous connaissions depuis une heure. Cet homme m’a draguée et j’étais très mal à l’aise. Le boulet ne s’est même pas excusé.
Il y a deux,sa nana lui avait parlé de son ex belle soeur en disant que son frère avait choisi une belle femme et que c’était bien fait pour lui ,car ce genre de femmes “bouffaient” tout l’argent des hommes..Aujourd’hui, je doute que ce soit sa nana qui ait dit celà,et je suis sûre que c’est le boulet qui lui a prêté ces propos à une autre pour me le dire de façon détournée.Il continue de faire des dettes,moi pas.
Ainsi je ne peux l’accuser de rien.Il est blanc comme neige.
J’ai vécu 32 ans un véritable cauchemar morale sans comprendre.
J’en sors doucement,mais les souvenirs que j’en garde sont encore pénibles à évoquer.
Merci à Geneviève pour la prise de conscience qu’elle nous permet.
Amicalement, Louise
Louise,
je suis d’accord avec vous ils nous accusent de tous les maux mais lorsque l’on veut bien faire une analyse : ce sont des êtres creux, sans limites, surendettement infidèlité. Aucune moralité. Le mien je ne l’ai pas vu depuis trois semaines aujourd’hui. Il me relance me dit “dis le que tu ne veux plus de moi et je te laisse tranquille” je réponds que je ne veux pas d’un polygame qui m’impose de composer comme il dit avec l’autre femme càd partager les semaines etc… Il me dit “non dis moi que tu ne veux plus de moi laisse la polygamie en dehors de ça, dis moi “JE TE QUITTES” et lorsque je le dis il me dit “perroquet tu ne répètes que ce que je te dis”. Il me dit que je suis folle de lui et que seule ma jalousie domine. Que je ne pourrais jamais rencontrer personne puisqu’il est l’homme de ma vie, que je vais rencontrer des hommes mais que je regretterais toujours l’amour qu’il me porte… ¨PFFFFFFF. Ces discussions telephoniques m’épuisent. Je suis malade toute la journée après. Ce jour il m’a appelé le matin, depuis je suis vidée, mon médecin vient de m’arrêter huit jours car je suis une épave. Il m’insulte que je ne répondes pas sur mon portable pendant mon travail. Mais lorsque je lui annonces qu’il a trouvé la femme de sa vie, à savoir l’autre victime, celle qui éponge ses dettes et avec qui il part en vacances, qu’il a présenté à sa famille. Il me dit je vous aime toutes les deux, mais pour qui il se prend ? Quelle importance se donne monsieur ? Il dit souffrir de mon comportement, mais lui, imposer la souffrance d’une vie à plusieurs femmes ? L’autre c’est l’échangisme et les dépenses, moi il venait chez moi se reposer, manger, dormir pendant sa semaine de travail, jamais de loisirs et aucun week end. Composer pour lui ? Pour son égoisme et son confort mais où est mon avenir ? J’ai 47 ans et je n’ai pas de temps à perdre. Je n’arrive pas à me sortir de cette situation. Je veux juste fermer les yeux, plus penser. Plus de règles depuis le 14 février. Fatiguée, je n’oses penser à une grossesse car je n’ai jamais réussi à tomber enceinte, c’est peut etre juste la ménopause ou un choc émotionnel. Je n’en peux plus de cette fatigue envahissante. Mal à me lever, dormir tout le temps.
Bonjour
Il est claire qu’il y a eu un “avant” qu’ils deviennent PN.Quand le boulet me racontait que le seul jouet qu’il avait pour Noël était celui de l’usine de son père, et qu’il avait été inscrit sous un prénom de fille ( à une lettre près),et donc que pendant des années il n’a eu que des poupées et des dinettes, sans que son père ne rectifie cette erreur, je veux bien croire qu’il a été une petite victime.
J’ai appris aussi par son frère qu’à sa naissance,son père a refusé de voir sa femme et son fils ,car il désirait ardemment une fille et le boulet était le troisième garçon.
Ceci explique peut être les jouets de fille, les cheveux longs retenus avec des rubans(si si)..
Je ne peux pas nier que ceci a engendré une souffrance qu’il n’a eu ensuite de cesse de se décharger sur moi.
Et je suis d’accord pour penser que quelquefois leur enfance nous inspirent aussi de la compassion.
Il m’a quand même dit avant de me quitter, je ne peux pas donner l’amour que je n’ai pas reçu!!!
Alors Ex victime inconsciente ou PN conscient ??
Amicalement ,louise
bonjour
moi ce qui marrive c’est que mon copain part revien part et revien mais a chaque fois c’est de pire en pire et les séparation de plus en plus longue il me rabaisse”sans moi tu aura une vi minable”il veux que je m’habille comme sa et comme sa,il veux que j’aime se qu’il aime…il voulai mm pa me partager avec mes parent…il ma di que je n’étai qu’a lui,qu’il me garderé toute sa vie…des que la situation l’énerve il me quitte et me fait des reproche il éssaiye de me faire culpabilisé”tu t’en fou de moi”,il se croi dieu,le maitre du monde…et aprés il fai tou pour que je revienne.et moi je perd confiance en moi.c un manipulateur,possessif…que faire…
souverval
le mien est identique au tien, lorsqu’il venait chez moi, je ne savais jamais combien de temps il allait rester. Donc je ne pouvait aller chez ma famille, mes amis faire des projets à l’avance. Ce n’est que lorsque je ne voyais plus son sac de vêtements que je savais qu’il repartait vers l’autre, et sans savoir quand il allait revenir. Alors j’ai imposé de savoir à l’avance. Mais lorsqu’il disait je restes 4 jours, souvent au bout de deux ou trois en me levant je ne voyais plus son sac et sa trousse de toilette. Moi aussi il a essayer de m’entrainer vers son monde, ses goûts etc, mais ne s’est jamais intéressé aux miens. Il fait comme le tien, trouver des excuses bidon, des disputes et partir en me disant “c’est de ta faute”, qu’il a une angoisse lorsqu’il vient me voir, vais je l’attendre derrière la porte ou va t’il trouver la porte ouverte et moi dans une autre pièce. Je dois dire que je ne suis jamais arrivé à l’attendre avec des bisous à l’arrivée, car souvent il est au telephone avec ses autres femmes et au bout de 15 mns après son arrivée il raccroche et me dit “viens embrasser ton homme”. Quel machisme. J’ai comme toi perdu confiance en moi. Possesif aussi, il me dit “tu es à moi” “je suis ton homme, jusqu’à la fin de tes jours”. Une fois il a dit “je suis ton maitre, tu me dois allégeance”. Je suis en lien avec la maitresse délaissée de Paris, elle c’est pire, elle paye le loyer de son appart de là bas, vu qu’il est détaché à Lyon depuis trois ans. Mais il déboule tous les week ends avec celle qui est devenue “la principale”, elle assiste à leurs effusions, et parfois au petit matin, il la rejoint pour une étreinte. Dernièrement, il récupère ses enfants de paris un wik sur deux, sort avec “la principale” le soir en club échangiste et l’autre est seule dans l’appart avec les enfants. Moi aussi les séparations sont de plus en plus longues mais comme je ne le reprends pas des fois un mois avant de craquer. Là je tiens, j’en suis à ma quatrième semaine. Il devient de plus en plus insistant. 4 semaines que “principale” est dans la place, l’attend chez lui fait 100 kms pour dormir là bas en laissant ses gosses dont un petit de 10 ans seuls. Part le week end à paris en ne passant plus de week end avec ses enfants. Je ne l’envie pas, faire la bonniche pour monsieur. Le rabaissement total qu’il m’inflige, mes amis ne le comprennent pas vu que j’ai un caractère trempé. Ce caractère m’a tout de même permis de ne pas accepter l’échangisme, dormir avec ses autres femmes, m’habiller comme une pouf vulgaire. Faire des achats communs avec lui inconsidérés. La principale raque à tout va pour les plaisirs égoistes de monsieur. Son propre frère m’as dit “il se prend pour le roi”. Tu dois faire comme moi essayer de ne pas le voir physiquement, et ensuite peu à peu éviter de répondre au telephone. Moi je viens de me rendre compte que même par tel, il rentre en toi, dans ton cerveau. L’amour c’est pas une souffrance, on devrait vivre sans ces trucs qui tourbillonnent dans la tête, qui font oublier qu’il fait beau dehors alors qu’on reste fanées enfermées, qu’on est belles, fortes et qu’aucun être humain n’a le droit d’asservir l’autre. Une femme c’est un être humain pas un objet pour ces despotes. Courage, moi j’attends avec fébrilité mon voyage en afrique une semaine pour m’éloigner encore plus. Un vrai séjour de rupture. Je suis mal et je ne dois pas gâcher un voyage que j’attends depuis longtemps. Vis souverval ! VIS
Ethymologie de PERVERS: Contourner et détourner
bonne définition Louise moi je dirais : désintoxication. c’est comme une secte, des gourous…. Syndrôme de stockholm, PURIFICATION. s’en défaire à grandes ablutions.
Bonjour Louise
Je me permet de développer un peu, mais à partir du mot “manipuler”.
En fait le mot “manipuler” possède deux sens.
Le premier est tromper, duper, mentir.
Le second est transformer.
Quand on manipule de la pâte à modeler, on lui fait prendre une forme différente, il y a donc transformation. Par cette transformation on peut altérer les propriétés de l’objet initial, il va donc perdre son identité, ses propriétés, si on fait d’une boule un carré, le carré ne peut plus rouler. Et donc avec la perte de l’identité, des caractéristiques, au final, il y a destruction.
Quand on use du mot destruction, on pense le plus souvent à une destruction physique, et de nombreux témoignages parlent de violence physique, on peut aussi détruire une personne financièrement. Nous sommes dans l’univers visible, facile à appréhender. Mais ici on est dans la destruction des symboles, des propriétés de l’individu, de ses qualités, le pervers manipulateur détruit ce qu’il ne peut avoir ou être, dans une première phase il cherche à posséder, et comme cette possession ne lui sert à rien, ensuite il détruit.
Bonjour
Dire que les victimes s’adaptent,c’est vrai et faux.
Vrai parcequ’on reste parfois des années auprès des PN.
Faux,car les victimes ne sont pas maso et qu’elles font des tentatives,certes vaines,pour mettre leur bourreau face à ce qu’ils sont. Je cite mes paroles”mais tu ne m’aimes pas,ton comportement n’est pas celui d’un mari envers son épouse”.
Je me suis usée à analyser le malaise dans nos relations. Et j’étais consciente de sa froideur et de sa méchanceté,mais sans pouvoir y mettre un nom.
Entre le début de notre relation et le jour du mariage j’avais perdu plus de 10 kgs.
Il m’a blessée souvent par personnes interposées.Hélas,je n’avais aucun élément de comparaison car je n’avais que 18 ans et c’était ma première longue relation.
On s’adapte surtout par nôtre faculté à souffrir et à essayer de sauver les PN malgré eux.
Amicalement ,Louise
Bonjour Louise
Est-ce que la victime s’adpate ? Est-ce le PN qui corrompt la victime ? C’est très compliqué, cela dépend sans doute des situations, des personnes.
Il faut être pragmatique et se poser deux questions simples :
En quoi le contact que j’ai eu avec le PN a t-il eu une influence sur mon comportement à mon insu ?
Je dis “à mon insu” car la victime ne sait pas qu’elle est une victime.
Et en quoi cette influence, c’est à dire que l’expérience du vécu a changé mon comportement, peut-elle me pourrir la vie dans mes relations avec les autres dans le présent ?
Les données d’interprétation et d’analyse de cette expérience étant tronquées, fausses. Le PN est caché derrière l’écran, et donc à un moment la maitrise de notre histoire nous échappe.
Il faut voir le dernier film de Scorcese qui parle de la manipulation, on retrouve un peu ces idées.
En fait c’est cela la manipulation.
C’est qu’à un moment de notre histoire nous ne possédons plus les données d’interprétation de la réalité.
La maitrise de notre histoire nous échappe, et nous ne pouvons plus réagir correctement aux situations qui se présentent devant nous.
C’est un des outils du PN pour maintenir son emprise.
Mais ce n’est pas seulement cela, n’ayant plus la maitrise de notre histoire, c’est comme s’il nous volait notre vie.
Hirigoyen disait cela, il vole la vie, il prend la vie, parce qu’il est vide.
Bonjour Louise
Vous écrivez : “Il m’a blessée souvent par personnes interposées.” C’est caractéristique de la stratégie du PN. Il agit derrière un écran, la victime n’a aucun moyen de savoir qu’elle est agressée. Une personne sur le blog disait qu’elle était en rupture avec ses enfants. De mon coté j’ai coupé les ponts avec ma mère pendant plus de 10 ans et je n’avais pas d’explication rationnelle au clash qui a eu lieu entre nous, jusqu’à ce que j’identifie son concubin comme PN.
Bonjour,
Il n’y a pas que les PN qui attaquent ce qui peut toucher la personne visée…. Je crois que c’est une attitude très générale de ceux qui veulent blesser avec plus d’assurance.
L’invers est vrais également. Ne dit-on pas “séduire les enfants pour avoir la mère“?
En fait, il me semble que les PN avérés possèdent toutes les ficèles de la manipulation qu’utilisent tout le monde, mais juste décuplé à l’extrème.
Mais vous Philippe, vous ne nous dites pas ce que vous avez fait pour tenter de reconquérir votre mère… Quel ages aviez vous à l’époque?
Et aussi, qu’en avez-vous retiré de positif de cette pénible expérience ?
Amicalement, Geneviève
Bonjour Geneviève
Le problème ne se posait pas dans ces termes. Il n’a jamais été question de reconquérir ma mère. Vous vous apercevez qu’un PN est venu foutre le chaos dans votre vie et votre famille, spoliant le patrimoine familial, vous le dénoncez à vos proches, vous le boutez dehors, et vous lui foutez au maximum sur la gueule, ce qui s’est traduit par un procès. Après dans la pratique c’est très compliqué et fastidieux, mais à la base c’est pas plus compliqué que ça. Sinon je n’ai rien retité de cette expérience et je m’en serai bien passé.
“En fait, il me semble que les PN avérés possèdent toutes les ficèles de la manipulation qu’utilisent tout le monde, mais juste décuplé à extrême. “
Je ne suis pas d’accord, cela reviens à dire que les PN sont comme tout monde mais juste plus méchant, or il y a une délimitation nette, ce sont des psychopathes, leur cerveau ne fonctionne pas comme le notre. Et pourquoi dites vous que tout le monde utilise la manipulation. On a pas besoin de manipuler pour vivre. Les personnes peu sures d’elle peuvent avoir cette tendance, et c’est alors un mécanisme de défense et non une agression délibérée. Après l’on peut aussi se retrouver dans des situations ou l’on est agressé et encore la manipulation est un outil pour se défendre. Les gens normaux vont utiliser la manipulation pour se défendre, non pour agresser comme le fait le PN, ce n’est en aucun cas comparable.
Bonjour à tous
Pour tromper des personnes différentes, bien sûr qu’ils ont une super faculté d’adaptation. Changer de masque vite et bien, ils sont champions!!!
Et oui,selon leur culture et leur éducation,il peut avoir des nuances,mais ils demeurent des personnes sans émotion;sans affect et toutes leurs actions sont dirigées pour faire souffrir autrui.
Point !!!
Louise
Je vous répond là dessus Geneviève “Même si cette analyse vient de ce que vous avez pu observer personnellement, et qui a pu, de différentes manières vous toucher profondément, vous semblez ne pas tenir compte dans vos propos de la notion d’emprise.”
Oui je me rappelle d’une anecdote très marquante et pour laquelle je n’ai toujours pas d’explication et qui illustre la notion d’emprise. Je reviens brièvement sur mon histoire pour placer l’anecdote dans le contexte qui lui donnera du sens.
J’avais coupé les ponts avec ma mère, et je ne l’ai donc pas vu pendant plusieurs années. J’ai une fille, qui vit avec sa mère, nous sommes séparés, et ma elle voyait régulièrement, presque quotidiennement sa grand-mère, ma mère, que je ne vois pas depuis plusieurs années.
A l’époque ou je voyais ma mère et son concubin, il s’est passé des évènements anormaux, pour lesquels je n’avais pas d’explications. Un jour j’ai pu leur donner une explication car j’ai compris que le concubin de ma mère était un manipulateur. J’ai beaucoup réfléchis là dessus, mais je n’avais aucune certitude, j’ai donc posé cette question à ma fille “est-ce que papi est gentil avec mamie ?”. Je peux vous dire que c’est une grosse couleuvre à avaler que ma fille appelle ce type papi. Maintenant qu’elle a 18 ans j’ai commencé à lui parler de ce problème, afin qu’elle comprenne qui il est et qu’elle ne le voit plus. La réponse a été simple “non papi n’est pas gentil avec mamie”. Cette réponse allait dans le sens de ce que j’avais découvert “à l’aveugle”, que le concubin de ma mère était un PN. J’ai donc envisagé de renouer contact avec ma mère.
Cela c’est fait d’une façon inattendue, le grand-père maternel de ma fille est décédé et j’ai revu ma mère lors de l’enterrement. Là je peux vous dire que j’ai eu un CHOC. En 10 ans elle en avait pris 20 ! Nous avons renoué et je lui ai proposé une sortie au cinéma, afin que nous puissions discuter en toute discrétion.
Venons en à l’anecdote qui illustre la notion d’emprise.
Nous sommes assis à la terrasse d’un café en attendant la séance et je lui dis : “maman il y a un problème avec DC”. Rien, aucune réaction. Je ne sais plus ce que j’ai dis après, mais je suis têtu, et je lâche pas l’affaire. Toujours rien. J’emploie donc les grands moyens, je tape du poing sur la table “maman il y a un problème avec DC”. Ah oui enfin elle reconnait qu’il y a un problème.
Et donc on a discuté, et elle envisageait de se sauver, ou de se cacher, et à ce moment là on avait pas encore pensé à faire un procès. C’est à dire que se rendre compte que l’on a un pervers sur le dos c’est un gros choc et il faut un peu de temps pour accuser le coup et réagir.
Donc voilà, il y a quelque chose qui clôche. Pourquoi ai-je du en arriver aux extrémités pour qu’elle reconnaisse qu’il y avait un problème avec son concubin ?
Lors de notre conversation téléphonique, je vous disais que le PN veut que sa victime devienne comme lui. Je ne sais plus d’ou je tire cette idée, peut-être Hirigoyen mais je n’en suis pas sur.
Vous n’étiez pas d’accord, et m’avez répondu, non c’est la victime qui s’adapte.
En fait on touche là un truc essentiel, le relationnel, le transfert, et il y a quelque chose qui passe du PN à sa victime, et je crois que c’est très compliqué.
L’adaptation de la victime, est-ce que ce n’est pas un moyen conscient pour le PN de faire que sa victime devienne comme elle. Est-ce que ce n’est pas là le comble du narcissisme ?
Je sens un truc avec cette anecdote, je sens qu’il a essayé de la corrompre, c’est pas clair, mais c’est autour de cela, parce que la victime une fois qu’elle est corrompue, c’est encore plus difficile pour elle de partir.
Dans la période qui a suivi les retrouvailles avec ma mère nous nous sommes revus régulièrement, et à certain moment elle est vraiment parti en vrille. Je peux pas expliquer ce que c’était, mais parti en vrille c’est vraiment l’expression qui décrirait le mieux son comportement.
Et donc pour c’est clair qu’il l’a travaillé au corps, enfin je veux dire son esprit, maintenant cela va mieux et elle redeviens comme avant.
Encore désolé pour ces nombreux posts, mais en écrivant d’autres idées arrivent.
Détail important à connaitre pour expliciter l’anecdote, au moment de cette rencontre au café, ma mère avait déjà lu le livre de Marie-France Hirigoyen, je n’ai appris cela que bien plus tard par mon frère.
Je pense qu’elle avait compris qu’il l’avait manipulé contre moi, qu’elle était devenue une arme dans ses mains, une arme dont la cible était son fils.
Peut-être commencez-vous à comprendre pourquoi je parle de monstre Genneviève.
Cela dit là je n’ai pas de certitude, mais comme le dis Hirgoyen, on touche à l’impensable.
Bonjour Geneviève
Vous avez écrit : “Il a structuré son cerveau de cette manière pour différentes raisons et il EST ainsi. C’est donc une « personne » à part entière, et perverse.”
J’ai commencé à écrire sur le concept d’écran. En résumé ce que je dis, c’est qu’il y a le PN, il y a vous, et entre le PN et vous il y a un écran. Et ce que vous voyez c’est l’écran, pas le PN. C’est un peu abstrait, mais j’en reparlerais et donnerais des exemples pour donner du corps à ce concept.
En pensant à cela j’ai fais la connexion avec ce que vous avez écrit.
Ce qu’il structure, ce n’est pas son cerveau. Sans faire de scolastique, comment le cerveau pourrait-il se structurer lui-même ?
Ce qu’il structure, c’est son mode d’existence, c’est le réseau relationnel dans lequel il va prendre place, c’est le système par lequel il va se décharger sur sa ou ses victimes.
Tout cela, en résumé, c’est ce que j’appelle l’écran. Donc quand vous dites “il structure son cerveau”, cela veut dire que ce que vous voyez, ce que vous appelez le “il” n’est que l’écran.
Mais le “il”, il est derrière l’écran. Et cela veut dire que vous êtes encore trompée, et que vous en êtes encore à écrire “mon cher pervers narcissique”.
Une fois que vous aurez vu ce qu’il y a derrière l’écran, je vous jure que vous n’écrirez plus jamais cela.
Désolé d’être si direct, mais comment le dire autrement ?
Penser aussi qu’il pourrait se structurer lui même, c’est lui accorder un libre arbitre, une conscience. Or justement je pense que le PN n’a pas de libre arbitre.
“Quelque chose qui cloche…”
Je sais que cela parle à ceux et surtout celles qui me lisent. Je sais que vous avez déjà rencontré ce sentiment, cette impression. Quand vous avez en face de vous un évenement, quand vous entendez des paroles, cela peut-être un détail ou une situation, que vous n’arrivez pas à exliquer rationnellement, logiquement, simplement, c’est qu’il y a un pervers manipulateur dans les parages. Vous ne le voyez peut-être pas, mais ce que vous percevez c’est son influence.
Un grand classique, c’est les conflits que vous pouvez avoir avec des proches, la famille, les amis, pour lesquels vous ne trouvez pas de raisons valables. Dans les conflits entre personnes il y a toujours un enchainements, mais si vous retournez au point départ, vous allez vous apercevoir que vous n’avez aucune raison d’en vouloir à ce proche, et que le conflit que vous vivez est absurde, et donc c’est que c’est l’autre qui vous en veux, et vous cherchez pourquoi il pourrait vous en vouloir à ce point là, et vous ne trouvez rien.
Il y a dans l’actualité de ces jours ci un exemple fantastique de “quelque chose qui cloche…”, malheureusement je ne pourrais jamais vérifier mon hypothèse, pourtant c’est tellement ce même sentiment, cette même impression d’inexplicable, que je suis convaincu que je touche juste. C’est l’histoire de l’enfant russe renvoyé par sa famille d’adoption américaine dans son pays, et qui a créé un incident diplomatique. Voilà mon explication ; la famille, des pervers, il y a eu tentative d’inceste, l’enfant ne c’est pas laissé faire, dans un contexte avec des travailleurs sociaux qui vérifient si l’adoption se passe bien et l’enfant qui menace de dénoncer les parents. Si vous en trouvez une meilleure je suis preneur. Vous me direz que mon histoire est incroyable, que je n’ai aucune preuve, mais vous ne trouverez pas de meilleure explication qui tienne en une phrase.
Bonjour Genneviève
Je recopie dans ce post une réponse que je vous ai faite, j’ai une bonne anecdote pour illustrer mes propos, et c’est important que tout ça soit côte à côte.
Extrait du post du 9 avril :
Vous avez écrit : « Il a structuré son cerveau de cette manière pour différentes raisons et il EST ainsi. C’est donc une « personne » à part entière, et perverse. » J’ai commencé à écrire sur le concept d’écran. En résumé ce que je dis, c’est qu’il y a le PN, il y a vous, et entre le PN et vous il y a un écran. Et ce que vous voyez c’est l’écran, pas le PN. C’est un peu abstrait, mais j’en reparlerais et donnerais des exemples pour donner du corps à ce concept. En pensant à cela j’ai fais la connexion avec ce que vous avez écrit. Ce qu’il structure, ce n’est pas son cerveau. Sans faire de scolastique, comment le cerveau pourrait-il se structurer lui-même ? Ce qu’il structure, c’est son mode d’existence, c’est le réseau relationnel dans lequel il va prendre place, c’est le système par lequel il va se décharger sur sa ou ses victimes. Tout cela, en résumé, c’est ce que j’appelle l’écran. Donc quand vous dites « il structure son cerveau », cela veut dire que ce que vous voyez, ce que vous appelez le « il » n’est que l’écran. Mais le « il », il est derrière l’écran.
Anecdote illustrant mon raisonnement.
C’est ma mère qui me raconte l’anecdote. Ce type qui vivait avec elle est un petit entrepreneur, travaux d’électricité, de peinture, de plomberie, il a un jeune apprenti qui travaille pour lui. Le jeune apprenti a un bipper, et quand son patron a besoin de lui il le bippe. Qu’est-ce qu’à fait le PN ? Un jour il subtilise le bipper de son apprenti. Et ensuite il l’engueule comme du poisson pourri parce que le gamin a perdu son bipper. Le gamin se met a pleurer, et bien sur le PN continue à l’engueuler, l’humiliant, le culpabilisant.
Imaginez-vous Geneviève témoin de la scène. Vous voyez ce type engueuler le gamin, et il y va tellement fort que vous vous dites “ça c’est de la violence morale, bouh ! quel sale type”. Sauf que vous avez vu le type qui a engueulé le gamin, pas celui qui a caché le bipper.
Par contre il y a un truc qui cloche dans tout ça, mais je vais laisser les lecteurs et lectrices du blog chercher le bug.
“Sturcutrer le cerveau”:
Le cerveau de l’individu se construit avec pour base de départ sa propore personalité (inné) et va donc s’adapter à l’environnement pour lui donner une nature qui lui permet de mieux gérer cet environnement dont il dépend totalement étant enfant. (acquis)
Il va donc mettre en place des stratégies efficaces qui vont lui permettre de moins souffrir.
Ces stratégies s’inscrivent définitivement en lui et deviennent un mode “normal” de comportement qu’il va avoir envers tout le monde, plus ou moins suivant la situation.
Toujours éviter sa souffrance en projetant sur l’autre son mal.
Si un type que je connais a une attitude violente et humiliante envers un enfant (ou même un adulte), je crois que j’interviendrai. Je n’ai pas l’habitude de porter des “jugements”, ni de “penser à la place de l’autre”, du moins j’essaye, par contre, je pense vraiment que j’agirai dans la mesure du possible. Ensuite seulement je demanderais des explications à l’un et à l’autre si je le puis.
Geneviève
Bonjour Camille
Nous savons tous que couper les ponts avec les PN est une démarche qui nous fait souffrir, parceque nous sommes sous emprise,et il faut parfois des années de thérapie pour en sortir.
En gardant ne serait ce qu’un contact téléphonique vous entretenez le lien qui unit le bourreau à sa victime. Ainsi,vous continuez de souffrir et lui continue de se nourrir de vos émotions.Il en a besoin pour se sentir vivant.En coupant les ponts ,vous l’empêchez d’absorber vôtre subtance vitale et de vous vider complètement.
Vous pourrez pleurer tant que vous en aurez besoin,mais refusez de lui faire ce cadeau. Au bout de quelques temps,vous vous sentirez plus légère et libre.Tant qu’on leur donne le baton pour nous battre,croyez moi,ils s’en servent. Faîtes vous aider si vous pouvez par vôtre médecin qui vous adressera à un professionnel.Mais SVP cessez autant que possible tout contact avec lui.Vous n’êtes pas seule! Bon courage!
Louise
Bonjour Louise,
j’ai tjrs gardé mon telephone sur moi, si je vais dans la salle de bains, si je dors, au travail dans ma blouse…. un lien avec lui,je ne l’appelle plus depuis longtemps mais je sais que lui le fait. Aujourd’hui pour la PREMIERE fois à ma prise de poste j’ai laissé mon portable au vestiaire. Libérée, car je lui parlais en faisant mes soins le laisant brièvement en attente devant mes patients pour le reprendre aussitôt. Comme ses discussions me mettent hors de moi, je devenais exécrable et impatiente devant mes collègues ou autre. J’ai récupéré mon portable pdt ma pause déjeuner. 7 appels manqués. Du harcèlement moral. Hier il m’avait dit “j’ai trois femmes merveilleuses prises individuellement, il est vrai que tu fais plus âgée que les autree…” je l’avais coupé vexée car on me donne tjrs bcp moins, et son esclave qu’il trimballe dans les clubs, il me dit sur elle “on me fait tjrs des compliments sur C.” j’ai vu cette femme, un espèce de travesti peinturluré et habillée vulgaire. Ce n’est pas la jalousie qui me fait parler, mais une consternation de ce qu’il a fait de cette femme, vulgarité vestimentaire. Ridée et sans vie. Oui j’étais dans la lumière avant lui, oui j’ai dû prendre un coup de vieux. Mais je n’ai pas tenu, à 17 h ce jour il m’appelle et je réponds. Il ne comprends pas que je ne lui ai pas répondu le matin. Il veut revenir, cela fait 15 jours que je ne l’ai pas vu, je n’ai plus de désir physique, avant j’acceptais pour avoir une nuit de pseudo amour, mais sitôt le lendemain je regrettais de l’avoir repris. Comment ai-je pu tolérer l’infidèlité ? Qu’il veuille partager son planning entre moi et l’autre. Plus celle de paris de temps en temps ? Je crois qu’il a réussi à me faire accepter des choses que jamais je n’aurais tolérer auparavant. Là son discours me parait affligeant. Mais je suis en souffrance physique, j’ai encore maigri. Je fumes énormément. Je ne dors pas, je n’arrive plus à me lever pour aller travailler. J’ai envie de dormir, je n’arrive plus à faire mon ménage, à cuisiner. Je suis épuisée, ma santé se détériore. Je sais qu’il faut que je cesse de lui repondre. Il me mine. Je n’en peux plus, j’ai une tête cadavérique. Je dois m’en sortir, je n’y arrives pas, je peux cesser de le voir, mais je continues à lui répondre au téléphone. Aujourd’hui j’ai pu lui dire que j’étais vieille mais que je plaisais à d’autres,qu’il était moche, qu’il avait des défauts et que je me demandais comment un homme comme lui pouvait avoir autant de femmes. Il a été blessé dans son narcissisme en me disant “pourtant les gens me trouvent jeune, bien…” il critique les autres mais ne supporte pas les critiques, il a répété longtemps cette phrase, il est froid, calculateur. Je n’éprouve plus l’amour du début, mais je me sens vide d’être seule.
Bonjour Camille,
Vous avez réussi à vous libérer un petit temps pour vous et vous mettre en situation pendant un instant bref mais important de ne pas être à sa disposition pour lui répondre pendant votre travail. Un homme qui vous respecterait considèrerait qu’il n’a pas à faire de la sorte et pour vous dire ce qu’il vous dit . Vous avez trouvé en vous la possibilité de mettre cet homme un instant à distance. C’est grâce à vous. C’est le début. Courage.
Bonsoir Camille
Non,vous n’êtes pas vieille!!
En le tenant à distance ,vous lui enlevez la possibilité de vous atteindre encore et encore.
Vous avez fait le premier pas vers la désintoxication,car c’est bien de celà qu’il s’agit,vous êtes droguée et le sevrage est très douloureux.
Parlez en à vôtre médecin,demandez de l’aide.
Prenez du repos s’il le faut et entourez vous de gens aimants.
Bon courage! Bises.
Louise
Camille
Je suis dans la meme phase mais il me semble avoir pris un peu d’avance et plus de recul, courage, cela vient trés vite d’autant plus vite quand tu le vois de moins en moins..je t’explique..j’ai ressenti les memes chose s que toi il y a 15 jours..(par rapport au ménage, l’envie d e dormir , de ne plus se lever…), je suis encore avec un pn et cela fait une semaine que j’ai conscience de son etat psychologique en tant que pn,on s’est vu 3 h cette semaine lors d’un déjeuner (qu’il a réglé..ce qu’il ne faisait plus puisque nous ne sortons plus..!!),et je l’ai regardé me raconté ses conneries quant a son style de vie qu’il mene ( il se dit tres bien seul , que je ne lui manque pas, il est aimant ..avec les autres, il voit ses ex..ne m’appelle pas, il cherche a creer de la dépendance..), je suis restée de marbre lorsqu’il ma decoupe un petit coeur ds le set de table…(quel malin)..mais ce qui m’a surpris c’est qu’il se soit brouillé avec ses amis proches qui lui reprochaient sa facon de faire avec moi, qu’il me manipulait etc..il est parti direct de chez ses amis..ils ne comprennent pas sa réaction..face au mur, Mr le pn.. bientot découvert..et moi dans tout ca et bien je me sens tres bien,je ne lui trouve plus rien d’extraordinaire, qu’il est bien ridicule ds ses comprtements ( prévisibles du coup), plus de desir alors kil y en avait encore beaucoup il ya peu..il me demande lors du dejeuner” pourquoi tu m’aimes” réponse “euh…..”.Ses coups ne me touchent plus meme si j’ai ressenti de la culpabilité quant il m’a annonce s’etre pris la tete avec ses amis..je ne l’ai pas appele depuis 3 jours et je n’en ai plus envie d’ailleurs, s’il m’appelle je decrocherai et irai au rdv , pour continuer à l’observer, me convaincre à 200% qu’il faut arreter cette “bad romance”..et que tout ira de mieux en mieux..
Allez Camille!!Crois moi..
Difficile de se souvenir de toutes les humiliations…
Je me souviens du jour où il m’a jetée nue sur son palier alors que dans la salle de bains je lui disais “je te quittes” nue et immeuble sous télé surveillance, j’avais que le paillasson du voisin pour me protéger.
Je me souviens du jour où il m’as fait poser mon mois d’aout et qu’il l’a passé avec une autre.
Je me souviens aussi des fois où j’allais passer des soirées chez lui, couchée à 10 h, il me disait j’arrive, mais arrivait à 2 h du mat alors qu’il se lève à 6, endormi direct.
Aucune attention, une présence près de lui, mais un ennui total à le cotoyer. Sauf du sexe pour “te calmer”
Je me souviens de l’humiliation à avoir eu trois week end en un an et demi de relation, aucune vacances ni fête ni rien.
Et puis je ne me souviens pas de tout, mon esprit s’embrouille, j’ai rêvé ?
Il dit une chose et son contraire, mal à la tête, je ne reves que de ça, je ne penses qu’à ça, mon cerveau n’arrive pas à évacuer,
je suis en souffrance psychique
Bonjour Camille,
J’entends votre souffrance .
Avez vous pensé vous tourner vers un tiers , comme un thérapeute, pour parler de ce que vous traversez. Pour ma part, cela fut salvateur. On peut tout dire sans se sentir jugée.
C’est dans un tel espace protégé que l’on peut être entendue et s’entendre.
En fait je n’ai pas consulté un pro, juste parler avec la psychologue de mon lieu de travail qui m’as dit de fuire de couper tout contact téléphonique, mais si j’arrive à ne pas l’accepter chez moi, je n’arrive pas à couper le contact téléphonique. Ce qui ne sert à rien puisque cela peut durer deux heures où il me dit que l’échec de notre relation c’est que je ne compose pas, cad accepter et reconnaitre qu’il est différent, que ce n’est pas mal d’avoir plusieurs femmes et…. Cette situation est absurde, il s’en fout des souffrances engendrées par chacune, juste son épanouissement à lui. Je ne sais vers qui me tourner, j’ai tjrs ce mal de tête constant, cette nervosité, le coeur au bord des larmes.
bonjour à vous,
je prends la parole un peu mal à l’aise, car depuis trente ans je n’ai pas fait d’analyse, et la psychologie m’est, d’une certaine façon, étrangère. J’ai vécu plus de quarante années avec un homme que je ne comprenais pas, mais mon caractère, certainement formaté par mon éducation m’empêchait de voir le mal là où il était, c’est à dire dans l’autre, et je me culpabilisais de ce que je “l’obligeais” à faire. Lui n’était jamais responsable, moi, toujours!
Oui c’est un monstre, le pn, un monstre qui ne se dévoile que lorsqu’il est mis devant le désir de fuite de sa victime : elle lui échappe et il va alors lui dévoiler son vrai visage: quand j’ai dit à expn que j’avais osé prendre la moitié de nos avoirs et que je les avais mis sur mon compte (il avait fait cela déjà quatre fois et en particulier pour partir avec sa maitresse) il a menacé de ma casser les bras et les jambes, avec un bâton qu’il a pris en main et en joignant le geste à la parole, mais en se contrôlant parfaitement, pour s’arrêter à quelques centimètres. Là pour la première fois, mes yeux se sont ouverts et je lui ai dit que j’allais divorcer. Il ne m’en a pas crue capable …
Je ne savais pas mettre un nom sur le caractère de cet homme et je ne l’ai fait qu’après avoir vu par hasard il y a un an et demi, une émission de télévision.Je me suis renseignée et je suis allée sur des sites comme Electre sur le web et l’association AJC. Et enfin sur celui-ci.
J’ai réfléchi à ce qui m’avait conduit vers cet homme, mes motivations, mes attentes, mais je l’ai fait seule d’abord, puis avec l’aide de ces sites, en participant à des discussions avec des personnes qui avaient aussi eu la malchance de rencontrer et de se fier à un pn. Je ne peux pas mettre l’adjectif possessif devant “ex”, ou “expn” : il n’est pas à moi et je renie une quelconque appartenance mutuelle. Il est un être à part, qui a croisé ma route, et je ne parlerai certainement pas de mon cher pn!
Je suis donc en partie en accord avec ce que dit Philippe, mais en partie seulement! Il faut que je relise encore sa réponse. Pas de permessivité, soit, mais lorsque l’emprise a été longue, forte, il est difficile de partir; il faut une circonstance particulière, un geste ou une parole de trop pour que les yeux se décillent mais ce n’est pas facile, ni simple, et parfois les femmes surtout pensent à l’avenir matériel ce qui les empêche de prendre une décision de fuite immédiate; en cela on ne peut leur jeter la pierre.
Je suis une incorrigible optimiste, optimisme doublé d’un amour débordant pour la vie, et j’ai espéré plusieurs années une amélioration de nos relations, malgré de nombreuses tentatives d’intimidations de la part d’expn : deux fois mains sur la gorge, grille en fer brandie au dessus de ma tête dans le but avoué de me la fracasser, nombreuses menaces de me faire tuer par ses “amis albanais” qui sortaient de prison. J’ai tenu malgré tout, par optimisme un peu crétin je l’avoue, pas très réaliste, mais c’est cet optimisme qui m’a sauvée. J’ai fait par le passé plusieurs TS et expn m’a faite hospitaliser en 1972, trois mois en clinique psy, après m’avoir réduite à -presque- néant physiquement et moralement. Je m’en suis sortie.
J’ai été une victime, soit, mais d’une certaine façon consentante par excès d’optimisme et d’amour pour la Vie (le Bio, qui inclus la vie elle-même, les animaux, la nature et, aussi, les êtres humains)
Je vous souhaite à tous une bonne journée
Bonjour
Je vais sembler assez froid. Mais pour trouver une issue il faut se dégager de ses émotions. Parce qu’il faut analyser ce qui se passe. Mais c’est excessivement difficile lorsque l’on ai manipulé. D’ailleurs le but de la manipulation c’est d’empêcher la victime d’analyser.
Il faut lire le livre d’Hirigoyen. Et Hirigoyen le dit le démontre, le pervers narcissique est un monstre, mais c’est un monstre caché. Il met un écran, c’est un peu comme ces glaces derrière lesquelles on peut voir, mais ou on ne peut être vu.
La personne que vous voyez, n’est pas la vraie personne, c’est juste un décor. Enlevez le décor, derrière il y a le monstre. Ensuite pas difficile de foutre le camp.
C’est important de comprendre cela, car alors on ne se culpabilise plus d’avoir accepté la relation, car l’on ne pouvait être que trompé.
Avant d’exercer sa violence, le pervers vous désarme, cela peut-être affective ment, une fois que vous êtes accroché il frappe, cela peut-être d’une façon concrète comme le rapt d’Halimi par Fofana.
La technique est toujours la même, on désarme, quand la victime n’a plus de moyen de défense, on frappe.
Une fois que l’on est convaincu de cela, pas difficile de partir.
Bonjour,
Je crois que vos propos vont en faire bondir plus d’une ….
Vous semblez avoir une vision « extérieur » de la relation avec un pervers narcissique, une position d’observateur, et tant mieux pour vous. Même si cette analyse vient de ce que vous avez pu observer personnellement, et qui a pu, de différentes manières vous toucher profondément, vous semblez ne pas tenir compte dans vos propos de la notion d’emprise.
Lorsque vous dites: « Une fois que l’on est convaincu de cela, pas difficile de partir. » je puis vous affirmer qu’il n’en est rien!
Cette constatation n’est que la première étape, mais elle est loin du moment où la « victime » est dans la possibilité de partir.
De même lorsque vous dites qu’il faut se dégager de ses émotions….. Bien sur qu’il le faudrait, …. mais c’est impossible ! Il faut réellement une longue thérapie pour pouvoir seulement « calmer » ses propres émotions lors d’une emprise perverse.
Quand à madame Hirigoyen, je ne partage pas nécessairement toutes ses affirmations (si affirmation il y a, il faut que je relise). Le PN est peut être un « monstre caché », mais il ne l’est pas pour tout le monde !
Et je ne pense pas qu’il ne soit pas « une vraie personne ». Il a structuré son cerveau de cette manière pour différentes raisons et il EST ainsi. C’est donc une « personne » à part entière, et perverse.
Un bon débat en perspective !
Amicalement, Geneviève Schmit
Bonjour
Même si ce sont mes émotions qui m’ont fait tomber dans le piège, J’Y TIENS et je veux les garder intactes pour d’autres.
Et Geneviève a raison,les PN restent des personnes mal construites qui jouent leur vie plus qu’ils ne la vivent. Et pour s’en protéger ,il n’est pas nécessaire de leur ressembler. Je pense qu’ils n’ont pas forcément plusieurs victimes et peuvent s’être acharner que sur une seule.
Quoique ! Je suis au courant des magouilles de mon PN et à sa nana ,il lui cache tout. Encore dans la phase d’emprise ???
Bonjour Geneviève, Louise
Sur la question : est-ce que les PN sont des personnes, je répondrais ultérieurement. En tout cas je suis convaincu qu’il faut se détacher de l’apparence et analyser les mécanismes de la relation.
Oui Geneviève vous avez raison, j’ai été plus observateur que victime. En fait et c’est très intéressant j’ai démasqué le PN justement parce que je n’étais pas à son contact. Ce qui m’a amené à le démasquer c’est que dans le passé (ou j’étais à son contact) il y a eu de nombreux évènements inexplicables (je reviendrais là dessus), des trucs qui clochaient. Et un jour j’ai pu tout expliquer facilement en plaçant au milieu de tout cela un manipulateur.
Bien je vais divulguer ici un extrait de lettre (pas encore envoyé), je devrais peut-être réécrire tout cela pour être en conformité avec le blog, dans cette lettre je m’adresse à une personne qui a été victime de deux manipulateur et je tente de lui expliquer (je dois vous dire qu’à l’instant j’ai peu d’espoir de réussir) de quoi il en est.
Voici l’extrait :
Qu’est-ce qui me permet légitimement de tenir cette position. Je te l’ai dis ce problème je l’ai rencontré indirectement lorsque ma mère après la mort de mon père a rencontré un pervers manipulateur. J’étais le fils qui pouvait protéger ma mère, et comme je l’explique plus loin, le pervers avant de frapper désarme, isole sa victime, il a donc joué sur les dissensions de notre famille pour m’en écarter, et cela a eu des conséquences sur ma vie, mais je n’ai pas été dans la sphère du pervers. Je suis donc un cas particulier ou je suis à l’intérieur du problème tout en étant à l’extérieur, ce qui me donne cette acuité pour l’analyser. Comme je te l’ai dis cela c’est terminé par un procès ou nous avons à moitié gagné. Ma mère a récupéré une partie de l’argent qui lui a été escroqué, il y a eu indemnités pour les violences physique, mais elle a été débouté pour l’abus de faiblesse. En général on ne gagne pas lorsque l’on va en justice contre un pervers manipulateur, j’avais vu une spécialiste qui m’avais expliqué que le pervers narcissique agit à la limite de la loi, et elle m’avait déconseillé une action en justice. Donc j’ai étudié le problème à fond, et j’ai poussé ma mère pour qu’elle blinde son dossier et cela a marché à moitié. Je démontre la manipulation dans la famille ; puisque c’est moi et non mes frères qui a engagé le procès, j’étais donc bien la personne à écarter, il avait senti que je serai un obstacle, une ligne de défense car j’étais très proche de ma mère.
Lorsque je t’ai raconté cette histoire, tu m’a répondu que j’étais quelqu’un de droit. C’est intéressant parce que cela n’a rien à voir avec la droiture morale, c’est tout simplement ne pas se laisser marcher sur les pieds, après on ne se fait pas justice soi-même, c’est cela la civilisation, agir selon les lois de la société, et si elles ne sont pas bonnes ont fait de la politique. Et ce jugement décalé me confirme dans l’idée que tu es en perte de repères. En même temps cela a un rapport, quand tu es victime d’un pervers manipulateur, cela déteint sur toi, on ne peut rien contre, et comme l’explique Marie-France Hirigoyen “la victime ne sait pas qu’elle est une victime”. Il y a eu une rupture brutale avec ma famille, et pendant longtemps je n’en comprenais pas la cause, je me disais que ma mère “avait pété les plombs” pour expliquer cette rupture, mais cela ne me convenait pas, parce que de toute évidence ma mère était saine d’esprit. J’ai beaucoup souffert de cette rupture inexplicable et je suis passé par une phase d’auto-destruction. Mais j’ai un talent pour la survie et du pragmatisme, je me suis autodétruit dans le travail en bossant la nuit et en m’investissant à fond dedans, et j’ai eu la tête dans le cul plusieurs années, mais j’ai appris un bon boulot et j’ai gagné de l’argent.
En même temps cela à un rapport. Parce que lorsque tu es victime et que tu ne sors pas de ton statut de victime, c’est difficile à expliquer, c’est comme si quelque chose était déréglé dans ton moteur, comme si tu n’arrivais plus à agir selon tes intérêts, une forme d’irresponsabilité envers soi-même et envers les autres. Et c’est ce qui s’est passé quand j’ai trompé Christine, ce n’était pas le fait de la tromper, mais la façon dont cela c’est passé qui n’était pas normale.
A un moment tu te poses des questions ; là, la façon dont j’ai agis, est-ce que c’est moi ?
C’est donc important de sortir de son statut de victime, de remettre le moteur en marche, de l’ordre dans sa vie, et la droiture morale (qu’il ne faut pas concevoir comme une contrainte mais une nécessite) est une conséquence.
Mais pour sortir de son statut de victime, il faut l’accepter, et là je sais que tu es devant un mur, sans doute le mur de ta vanité. Et je pensais à toi et je me disais cette fille a beaucoup de vanité, et je me suis dis tout à coup, oui moi aussi j’ai de la vanité, et je sais que c’est un obstacle.
Les pervers manipulateurs sont expert pour détecter les faiblesses des autres, et je parierai que ton gourou t’a accroché là dessus, il t’a fait miroiter les niveaux de conscience supérieure et la vérité supramentale du Yoga Intégral, et ta vanité a plongé, il y a un de ça j’en suis certain. Et aussi ton besoin de croire en un idéal, et en jouant sur les deux tu ne pouvais pas lui échapper. Je fais des déduction à l’aveugle et j’aimerais bien avoir une confirmation.
La spécialiste que j’ai vu m’a ouvert les yeux et expliqué “que le pervers calculait tout”. Je me suis donc posé la question : est-ce qu’il y a eu manipulation dès le départ ou leurs rapports se sont-ils simplement dégradé comme cela arrive souvent dans les couples, parce que la vie deviens fade et ennuyeuse ? J’ai questionné ma mère, oui il y a eu manipulation dès le départ, très tôt il lui a emprunté une grosse somme d’argent, et quand ma mère a voulu le quitter, il menaçait de ne pas lui rendre. Comme par hasard l’argent est la faiblesse de ma mère, pas qu’elle soit radine ou âpre au gain, mais la seule idée de gaspiller ou de dilapider de l’argent la rend malade.
Il y a une chose que je lui ai toujours reproché, en fait un détail anodin, disons que j’avais pris le train de la vie, et d’une pichenette elle a actionné l’aiguillage, et je ne suis pas arrivé à la destination voulue. Cela c’est passé juste après qu’elle ai rencontré ce manipulateur. Dans une optique de réconciliation, je pense qu’il faut dire ce qui fâche pour l’effacer, plus que de le glisser sous le tapis, je lui en ai parlé il y a quelques années. Et ce truc c’est vraiment le seul vrai reproche que j’ai à lui faire, donc c’est important, même grave. Je m’y suis repris à plusieurs fois mais je n’ai jamais eu de réponses claires, et j’ai même senti un blocage.
Un jour j’ai compris ce qui c’était passé. Il m’a fallu du temps parce que pour analyser les évènements correctement il faut comprendre le mode d’action du manipulateur, et il est difficile à concevoir, il faut faire marcher la logique, les concepts, et ce n’est pas du jour au lendemain que l’on peut les saisir, mais je le répète encore, le livre d’Hirigoyen est la référence et est d’une aide inestimable. En fait j’avais déjà pensé à la possibilité qu’il soit intervenu, que ma mère ai actionné l’aiguillage, mais que ce soit lui qui lui ai poussé le bras. En même temps mon esprit refusait cette idée et pendant longtemps je suis resté avec ce doute.
Allons au cœur de la manipulation, ce n’est pas seulement que cet évènement a été la cause essentielle des conflits que j’ai eu avec ma mère, c’est qu’il a aussi piégé ma mère dans la culpabilité. C’est pour cette raison que lorsque j’ai essayé d’en reparler avec ma mère j’ai senti ce blocage, comme un écran autour de l’évènement, parce qu’elle devrait avouer pour se libérer est inavouable à son fils. Et si elle met un écran devant l’évènement, si elle n’arrive pas à en parler de façon normale, c’est qu’il c’est passé quelque chose d’anormal.
Amicalement
Bonjour Geneviève
Vous m’avez répondu : “Et je ne pense pas qu’il ne soit pas « une vraie personne ». Il a structuré son cerveau de cette manière pour différentes raisons et il EST ainsi. C’est donc une « personne » à part entière, et perverse.”
J’avais écris : “La personne que vous voyez, n’est pas la vraie personne, c’est juste un décor. Enlevez le décor, derrière il y a le monstre.”
Je n’ai donc pas dis que le PN n’était pas une vraie personne, mais que la personne que l’on voyait ce n’était pas lui.
Je vais vous donner un exemple vécu. J’ai compris que la personne qu’avait rencontré ma mère était un PN alors que j’avais coupé les pont avec elle. Et c’est vrai qu’à partir de là j’ai pu faire un travail d’analyse à l’extérieur, et aussi sur moi-même, comprendre comment et à quels endroit j’avais été affecté, et quelles en étaient les conséquences.
Mais revenons au PN, quand j’analyse certain événements longtemps inexplicables, j’essaye de voir ce qu’il y a dans la tête du type qui a orchestré tout ça. Et j’en arrive à cette conclusion, pour avoir pensé cela, pour avoir organisé cela, pour avoir prémédité cela, ce type est forcément un monstre.
Là à ce moment là j’analyse des faits du passé et je n’ai aucun contact avec ce type qui vit avec ma mère avec qui j’ai coupé les ponts.
J’ai renoué avec ma mère, et je peux vous dire qu’elle était dans un sale état, psychologique et physique. Par la suite j’ai eu l’occasion de revoir une fois son concubin.
ECOUTEZ BIEN ! En revoyant ce type, et bien il m’a paru SYMPA, vous savez le type un peu rondouillard avec des moustache, un peu jobard.
Alors en face de moi JE VOYAIS UN TYPE SYMPA, et en même temps je savais que c’était un MONSTRE.
Monstre, est-ce que ce n’est pas exagéré ?
Deux catégories de personnes peuvent avoir un comportement pervers ou manipulateur, les vrais pervers narcissique (ce qui n’ont pas de remords) et les victimes (qui se sont adaptées, d’accord Geneviève, mais qui ont pu être aussi corrompue délibérément).
Je parle juste des vrais PN.
Je trouve que dans la société, et aussi sur ce blog, il y a trop de permissivité. Oui je sais je dis ce que je pense directement, et je sais que cela peut déranger, peut même blesser. Mais il faut dire les choses crument autrement on ne s’en sort pas, le phénomène est déjà compliqué comme cela. Pas de fioritures, allons à l’essentiel.
Je voudrais auparavant préciser que je ne suis pas le type de droite qui a des valeurs morales strictes, je suis plus de gauche, pour la démocratie, etc… et j’ai toujours une approche des problèmes ou j’essaye de comprendre, sans à priori ou préjugés.
Sur ce blog quand je lis “mon CHER pervers narcissique”, je pense que cela révèle une relative permissivité.
Hier ou avant hier, au journal télévisé, un historien des religions parlait des récents scandales de pédophilie dans l’église catholique, et bien j’ai vraiment été scandalisé, ce type essayait de trouver une explication, de justifier par je ne sais quoi le comportement de ces prêtres pédophiles.
Non, ce sont des monstres, point barre. Donc voilà, on laisse passer cela parce que nous baignons dans une société permissive.
Alors mesdames, je comprends qu’il soit difficile d’accepter que l’on ai été séduit par un monstre, qu’on l’ai côtoyé, mais la vérité toute crue est là.
Il faut prendre le taureau par les cornes et l’éjecter de votre vie.
Je ferais la démonstration ultérieurement, mais dans le processus, le mécanisme, il n’y a pas de différence fondamentale, entre un prêtre pédophile, Youssouf Fofana, un terroriste islamiste qui envoie un jeune se faire sauter avec une bombe, ou le manipulateur, qui comme me l’a expliqué une spécialiste de la question reste toujours à la limite de la loi.
Ils sont tous actionnés par, disons les mêmes instincts, après ce sont la culture, l’histoire personnelle, les circonstances particulières, qui font que la violence va prendre telle ou telle forme.
Non mais c’est super intéressant ce que vous avez dit Geneviève. L’écriture est un extraordinaire outil d’analyse.
Je n’ai jamais voulu dire que le PN n’était pas une vraie personne, à vrai dire je ne m’étais jamais posé de question à ce sujet. Ce que j’ai dis c’est que la personne que l’on voyait n’était pas la vraie personne.
Bien vous me répondez “Et je ne pense pas qu’il ne soit pas « une vraie personne ». Il a structuré son cerveau de cette manière pour différentes raisons et il EST ainsi. C’est donc une « personne » à part entière, et perverse.”
Je suis en train d’écrire à mon amie pour qu’elle décroche de son gourou, et je lui expliquais que si j’avais réussi à deviner et comprendre plein de choses dans sa vie, c’est parce que le comportement du PN obéissait a des lois.
Je me comparais à un astrophysicien, qui observe le mouvement des galaxies, connait les lois de la physique, et si il ne peut pas voir le big bang, il sait que le big bang a existé.
Oui en fait c’est parce que je pense que ce gourou a glissé quelques grains de sable dans notre relation qui était déjà assez instable, et je suis sur qu’il l’a fait, cela ne peut en être autrement.
Et je fais donc ce raisonnement, que si j’arrive à prévoir le comportement de ce gourou, ce gourou n’a pas de libre arbitre, il n’est pas plus qu’un objet inerte lancé dans l’espace qui obéit aux lois de la gravitation.
Et donc j’en reviens à votre réponse. Le PN n’est pas une “vraie personne” parce qu’il n’a pas de “libre arbitre”.
Quand vous dites “il” a structuré son cerveau. Non il n’y a pas de “il”, le “il” ça serait une conscience.
Ce n’est pas lui-même qui a structuré son cerveau, c’est justement quelqu’un d’autre qui l’a structuré, et il n’a peut-être pas pu se défendre contre cela car cela c’est passé tôt dans sa vie, il n’avait les défenses adaptées. Est-ce que le PN est au départ une victime ? Est-ce que c’est aussi simple que cela ? Je ne sais pas.
Mais pour moi il est clair qu’il n’a pas de libre arbitre puisque son comportement est prévisible, et donc ce n’est pas une personne, désolé de vous contredire, bien sur c’est une image.
Alors qu’est-ce que c’est que ne pas être une personne ?
Je dirais tout simplement un individu qui obéit a ses instincts sans conscience. Évidement après il y a la société, les lois, la culture, le contexte social.
Je vais raisonner à l’envers pour clarifier cette idée.
Prenez un PN, imaginez-le dans un contexte social ou il y a de nombreuse contrainte, et ce PN a eu de la chance, bonne famille, cadre dans une grande entreprise, il a rencontré une belle femme, il a des enfants, de nombreuses relation, un facteur déterminant de sa survie dans ce contexte social est l’image qu’il renvoie aux autres.
Prenez le même PN, et mettez le dans un autre contexte, par exemple une guerre ethnique, comment va t-il agir ?
Comme je le disais il faut imaginer le PN dans différentes situation.
Je viens de comprendre quelque chose qui est très clair maintenant, c’est surement pas une découverte, Hirigoyen en parle un peu, mais je le comprends avec plus d’acuité et cela permet d’expliquer et comprendre pas mal de choses.
En fait une des caractéristiques, fondamentales, essentielle du PN, c’est qu’il s’adapte.
L’adaptation, c’est une de ses qualités essentielles.
Une VRAIE personne elle ne va pas s’adapter à toutes les situations car certaines ne vont pas lui convenir, parce qu’il a une conscience et qu’il n’est pas d’accord avec tel ou tel truc.
Le PN n’en à rien à foutre puisqu’il n’a pas de conscience (débat ouvert sur la question…) il peut s’adapter à toutes les situations.
On va souvent prendre cela pour de l’intelligence. Non c’est juste un organisme qui lutte pour sa survie et qui pour cela doit assouvir certaines pulsions. Une intelligence sans conscience est-elle une intelligence ?
Les pulsions peut s’exprimer sous des formes simples, la barbarie de Fofana, mais aussi sous des formes très raffinées, la manipulation mentale, mais derrière, toujours une seule et unique chose, la violence.
En écrivant cela déclenche une cascade d’idée, voilà pourquoi ces nombreux post Geneviève.
Si le PN s’adapte à toutes les situations, c’est à dire que dans chaque contexte ou il va trouver les ressorts pour décharger (sa violence ou sa souffrance). C’est ce qu’explique Hirigoyen, le PN souffre et il trouve un mode d’existence pour décharger cette souffrance et donc ne pas souffrir.
C’est donc que la manifestation de la violence qui s’exprime (manipulation, pédophilie, etc…) n’a aucune importance.
Cette manifestation, cette forme de la violence, n’est en aucun cas choisie par le PN (qui pourrait exercer une forme de violence douce parce qu’il a des scrupules), cette forme de la violence est uniquement déterminée par les nécessités de l’adaptation.
Donc ce qui est au centre, c’est bien une violence primitive, canalisée ensuite par le contexte social, la culture, et les conditions de la survie.
Et c’est pour cette raison qu’il ne faut avoir aucune permissivité, parce que dans tout les cas, même si les faits ne sont pas visiblement graves, ce que condamnerait la justice, dans le fond c’est très grave.
nathalie,
j’ai réussi à ne pas le voir certes, il me proposes de passer mardi ou mercredi, je refuses. Il me dit bon je viens mercredi, si tu ne peux pas mardi. Je restes stoïque “ni mardi ni mercredi”, il dit tu m’aimes et je t’aime c’est dégueulasse ce que tu me fais” il joue la victime : GRAVISSIME. Le type est avec l’autre depuis 15 jours mais je penses que comme c’est les vacances scolaires qui débutent ce 12, elle doit tout de même passer un peu de tempa avec ses enfants. Il tolérait qu’elle récupère le petit de 10 ans le mercredi, mais toute la semaine il ne veut certainement pas s’embêter. Il dit ne pas comprendre que j’ai accepté la situation 18 mois et que soudain je ne l’acceptes plus. Il m’a dit ce matin, je viens, comme d’habitude ne me laisses pas parler et parles dans ma tête. Pendant qu’il vociférait, j’ai posé le telephone, pris un café, fait d’autres choses, ne le reprenant que lorsqu’il cessait pour ne plus l’entendre. Il me dit mon équilibre c’est vous deux, C. et les clubs et toi on peut sortir dans des lieux plan plan. T’imagines ??? J’ai dit ce n’est pas ça ma vie, je suis une femme de lumière, j’ai des principes de vie de couple, tu as les tiens et ils sont différents, je ne veux plus de cette vie, j’ai perdu mon âme et ma santé. J’ai arrêté de boire, je veux une vie saine comme avant de le rencontrer, la camille bonne vivante que tous les amis s’arrachent. Là si je sors je fais la gueule, je suis avec lui dans ma tête. Je vais appeler le CMP de ma ville. Suivre une thérapie. Je pars au sénégal le 30 avril et je n’ai plus de plaisir d’y aller, alors que c’était un rêve de toujours, ensuite je repars en egypte le 24 mai. Je me dis que ma vie, mon métier d’infirmière qui me passionne, mon amour des autres et des échanges culturels doit reprendre le dessus. Je n’ai plus mes règles depuis 2 mois mais je n’ose pas faire un test de grossesse. Je penses que cet arrêt est juste psychosomatique d’où l’insomnie perpétuelle, l’amaigrissement etc. Que DIEU m’aides à m’en sortir, il est néfaste. Si je le reçois le mardi ou mercredi, tout le bénéfice de l’aloignement va partir, je dois tenir. Il n’accepte pas la perte d’un objet en fait, et pas d’amour comme il le dit. Il veut m’incluer dans ses problèmes à savoir 400 euros de pension alimentaire que lui réclame J. une ex qui a accouché en octobre de jumeaux de lui. Sa maitresse de paris S. M’aide à tenir, elle veut s’en sortir aussi.
bonjour Camille
C’est bien,allez dans un CMP, c’est gratuit et on nous garde autant que nécessaire.
L’arrêt des règles,ça peut être psychosomatique,mais un test de grossesse serait plus raisonnable. Vous imaginez avoir un enfant de ce malade?
Bizarrement,ils ont toujours des problèmes financiers.Le mien fait des dettes à mon nom et je vois un avocat le 20 de ce mois.
Ils ne s’investissent pas dans une relation,ce sont des parasites,tiens,comme des morpions,et nos sentiments leur sert de support.Désolée pour la comparaison!!!
Si on n’est pas saine ou “propre” dans nôtre tête,ils s’installent.
Evidemment qu’il n’accepte pas de perdre son souffre douleur,mais vous, vous avez trop à perdre.
Amicalement, Louise
Bonjour ,
Je me lance. Je termine un travail sur moi depuis plus d’un an avec un thérapeute , suite à une longue analyse .
Je suis confrontée à une question difficile. Le thérapeute m’amène à considérer que je viens de sortir d’une relation avec un pervers narcissique. D’où la raison de ce message sur ce site.
C’est difficile à admettre. Cela fait un petit moment que je cherche à me représenter ce qu’est le fait de pervertir la relation à l’autre. Et grâce au texte “la relation perverse et les protagonistes”,sur l’un de vos autres sites, j’arrive mieux à me représenter ce qu’est le fait retourner contre l’autre ses intentions par des projections. Si cela peut aider, je suis prête à contribuer à la connaissance de ce type de relation, d’autant que cela me permettrait sans doute de l’affronter aussi.
Je pense être dans un passage de déni quant au fait de me considérer comme une victime. Je fais cependant confiance au thérapeute avec qui je travaille. Il n’a pas évoqué cela par hasard ni parlé d’une mise à mort symbolique de manière légère. Je cherche donc à comprendre et surtout à concevoir que ce que j’ai eu à vivre est avéré dans ce sens, car j’ai pensé un temps envisager que ce fut moi qui pervertissait la relation, à cause de ma peur diffuse de ce qui m’apparaissait paradoxal dans la relation et que je ne pouvais nommer.
Merci de votre attention
Bonjour,
Si vous souhaitez aider, le mieux est d’intervenir lorsqu’un message apparaît sur ce site.
Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi entrer directement en contact avec moi.
Je suis un peu étonnée pourtant que ce soit votre psy qui ai énoncé la notion de PN….
En tant que psy, je sais à quel point il est important de permettre à la patiente de découvrir elle-même ceci.
Mais le principal étant que vous en soyez sortie !
La notion de “victime” et toute relative…
J’en parle très légèrement dans mes interventions car c’est souvent difficile à accepter par les victimes elles-même et c’est tout à fait normal.
Ce n’est vraiment que dans la phase de reconstruction que l’on peut approcher une autre vision des choses et prendre conscience de la part de “responsabilité” dans ce qui vient de se passer.
On aborde alors la phase où l’on peut se rendre compte de ses propres failles qui ont permis ce comportement et les combler autrement que par la répétition des schémas mortifères.
Bien venue donc !
Cordialement , Geneviève Schmit
Bonjour,
J’ai trouvé déstabilisant aussi cette énonciation qui ne venait pas entièrement de moi , car ayant pratiqué une analyse freudienne 10 ans avec une femme, je parlais seule, seulement aiguillée par quelques mots ou questions, et les 2 dernières années, un dialogue.
Mon désir de me tourner vers un thérapeute provenait du ressenti rendu conscient qu’une triangulation devait se “re”faire, en donnant à un “père” symbolique le pouvoir de me donner la parole de sujet.
D’où l’acceptation d’un dialogue où le thérapeute formule ce qu’il entend et raisonne et où je peux le contredire lorsqu’il se trompe d’après moi.
Car c’est le père qui s’adresse au “je” de l’enfant et le sollicite pour cette énonciation.
Mais je ne prête à ce thérapeute d’avoir toujours raison, seulement confiance pour explorer cette éventualité, travaillant de fait sur ce qui me fait défaut, à savoir un manque de défense , d’agressivité , de colère et un effacement devant les mots de l’autre depuis mon enfance. Bref un manque de confiance que l’analyse à partiellement étayée par une capacité d’écoute mais dont je ne me sers pas toujours dans mon intérêt .
Je pense qu’il s’est autorisé à nommer ces termes que j’ai vécu comme durs à entendre avec les réserves que cette approche à notre époque lui inspire, et après que j’eusse moi même relevé et nommé perverse la première phrase que l’homme dont je suis séparée m’eut dite lors de notre première rencontre physique “Je ne dirai pas que tu es une manipulatrice, mais tu as une stratégie pour avancer” . D’autant que c’est cet homme qui m’a sollicitée pour la relation.
Mes intentions des la première rencontre étaient entachées d’une projection dont je devais me défendre . Je ne pouvais donc pas avancer vers lui pour des intentions qui auraient été miennes et saines .
J’ai identifié ma pensée de l’époque à savoir que c’était une approche perverse et que je ne devais pas continuer. Mais en même temps arrêter la relation c’était reconnaître qu’il pouvait avoir raison , de plus je ne pouvais pas considérer entièrement avoir raison de réduire l’autre à ce que je pensais .D’où un dilemme.
Je trouve que c’est très retord avec le recul ce mécanisme de projection qui m’amenait à m’auto questionner dans le sens de ses propos. J’en ai gardé tout au long de la relation l’inquiètude latente de devoir toujours m’interroger sur ma sincérité à son égard . Son attitude parfois froide confortait le sentiment dans lequel je m’enfermais, à savoir prouver que je n’étais pas une manipulatrice.
Je découvre depuis peu ce que c’est que pervertir , cette notion ayant été totalement étrangère à ma conscience dans ma vie et difficile à identifier .
Il est vrai que dans mon cas, je ne reconnais pas l’extrême violence que certains témoignages décrivent.
Peut être est ce dû au fait que j’ai fait un travail sur moi et que d’entendre ce qui se passait sans avoir la pleine assurance de le nommer me permettait de continuer à garder un petit “je” , même si j’ai vu mon moral décliner , des angoisses s’installer devant des messages paradoxaux et une dépression se mettre en place.
Maintenant j’avance pour retrouver l’assurance d’avoir des intentions saines et désirs qui me portent vers l’autre, “normaux”.
Bonjour,
Comme je le dis souvent à mes patients, PN or not PN ?… Les seules questions importantes à se poser pour aller vers une vie agréable sont:
- Est ce que je me sens respectée par lui?
- Est ce que je me sens en sécurité avec lui ? (tout le temps, et non seulement dans les moments de “grace” !)
- Est-ce que je peux me projeter dans un avenir agréable et serein avec lui sachant que le caractère, s’il n’est pas travaillé, ne bonifie pas avec le temps comme le bon vin …
Tout le reste, la recerche du pourquoi du comment, ne vient qu’après, lorsque l’on est en sécurité.
Amicalement, Geneviève
Je suis complètement d’accord avec vous, accepter d’avoir été une victime est la chose la plus difficile pour la personne qui veut se reconstruire.
Ce qui peut aider c’est de comprendre pourquoi on a été une victime, pourquoi on a été choisi(e) comme proie. Ce n’est pas n’importe qui qui peut convenir. Les pervers ont besoin de salir la générosité, l’innocence, la sincérité, le talent, l’intelligence, toutes ces qualités qui fait que la vie peut-être belle à vivre, une vie qui leur est inaccessible, et donc ils détruisent ce qu’ils ne peuvent avoir ou être.
Bonjour
Ma psy ne m’a jamais parlé de PN, tout juste m’a-t elle dit que j’avais subi des maltraitances morales. Et à partir de là, j’ai cherché sur internet et de fil en aiguille je suis tombée sur “manipulateur PN”.
Les infirmières psy commencent à prononcer le mot “manipulateur”,et à me dire qu’il ne changera jamais,étant ainsi depuis tout petit.
Et je sens bien que leur but, est de me faire accepter la duperie(dur dur) et de m’enlever ce statut de victime.
Bonne journée,Louise
Bonjour DG
Vous avez répondu à mon post sur la violence et la mise à mort symbolique, et je voulais un peu mieux vous cerner avant de vous répondre. Nous avons une approche très différente de la psychologie, nous n’employons pas les mêmes mots, les mêmes idées, mais nous parlons sans doute de la même chose. Vous savez c’est comme pour la lumière, on peut la décrire comme une particule ou comme une onde.
Votre post est intéressant concernant le fonctionnement du PN. Voilà l’analyse que j’en fais.
En lisant l’ensemble de votre message, je vous vois comme une personne honnête, n’hésitant pas à se remettre en question, une qualité, mais peu sure d’elle, ayant une réticence à s’affirmer. C’est votre première faiblesse.
Vous avez sans doute beaucoup de culture, la façon dont vous analyser les situations est raffinée, conséquence dans une situation compliquée vous allez vous emmêler les pinceaux. C’est votre deuxième faiblesse.
Votre PN vous dit : « Je ne dirai pas que tu es une manipulatrice, mais tu as une stratégie pour avancer ». Il tape pile dans vos deux faiblesses. Comme un tireur qui vise une cible et qui cherche la faille dans l’armure. Vous écrivez qu’il vous dit cette phrase lors de votre première relation physique. Déjà c’est pas normal de dire un truc comme cela à ce moment là. Mais ce que je veux dire c’est que dès le début de votre relation, il était à l’affut. Froid, calculateur, il cherchait ou il allait pouvoir tirer pour vous déstabiliser. Dans la première phase, le PN vous désarme, vous n’avez plus d’armure, la manipulation ensuite est facile.
J’avais vu une spécialiste en victimologie qui m’avait expliqué que le PN “calculait tout le temps tout”. A partir de là j’ai réanalysé des évènements qui étaient arrivé dans ma famille, et effectivement comme le dit Hirigoyen on est face à l’impensable. Ce n’est pas possible de penser qu’un être humain puisse avoir ces pensées. Pour cette raison on ne peut échapper à la manipulation.
Bonjour
Vous parlez de “mise à mort symbolique”. Je me permet de développer.
Il ne suffit pas d’identifier telle personne comme PN, il faut comprendre son fonctionnement si l’on veut réparer les dégâts qu’il a commit. Le truc au centre du problème, c’est la violence. D’accord on parle de violence morale et on croit avoir mieux compris parce que l’on a mieux décrit. Maintenant si je pose la question : qu’est-ce que la violence ? Je compte sur les doigts de la main ceux qui vont me donner une définition claire et précise.
La violence c’est la destruction des symboles.
L’attentat du 11 septembre, les terroristes n’ont pas voulu tuer des gens, ils ont voulu toucher la puissance, la modernité, la technologie de l’Amérique. Ils ont voulu abattre ce qu’il ne pouvait avoir, ce qu’il ne pouvait être, ce qu’il ne pouvait devenir. Vous avez la puissance de créer, d’inventer, d’aller dans l’espace, nous avons le pouvoir de vous détruire.
Dans la première phase de séduction le PN cherche à posséder les qualités de la victime, comme il ne peut rien en faire, il va la corrompre, la manipuler pour la transformer, il va détruire ses qualités. La cible du PN, ce n’est pas nous, je parle de notre personne en globalité. La cible du PN, c’est les qualités que nous possédons et qu’il envie. Je disais à Geneviève que le PN voulait que sa victime devienne comme lui, je me trompais, le but c’est d’altérer, de détruire les qualités de sa victime. Les symboles dont elle est porteuse. Pour le PN nous ne sommes pas une personne. Nous ne sommes qu’un objet porteur de symboles qu’il s’agit de détruire (toute possession étant inutile).
Bonjour
La violence dans ce qui est souvent décrit ici est celle que constitue l’absence d’altérité, donc l’incapacité ou le trouble, suivant le niveau, à reconnaitre l’autre en tant que tel.
En cherchant pour comprendre, de ci et de là, une lecture qui me semble intéressante. Les contes des milles et une nuit, où comment un roi qui tue chaque femme qu’il désire, guérit de sa folie meurtrière grâce à la reconnaissance du manque que constitue l’Autre.
http://etienneduval.neuf.fr/Chahrazade%20et%20l%27invention%20d%27une%20nouvelle%20forme%20de%20psychanalyse.htm
Bonjour DG
J’avais un bouquin de Beaudrillard, ou il parlait de l’altérité “La transparence du mal” ou “De la séduction”, je ne sais plus. Vraiment j’adore cet auteur, il fait un travail sur les idées, les concepts qui est fantastique. Il parle de l’altérité et il parle aussi de l’échange.
Je viens sur ce blog, parce que j’ai un problème avec une amie sous l’emprise d’un manipulateur, et elle a du mal à le reconnaitre. La manipulation est très subtile et raffinée et c’est pour cette raison qu’elle ne la voit pas. Un peu paumé j’ai appelé Geneviève Schmit.
Un jour elle me dit “dans ce Yoga, on utilise l’autre comme outil pour s’élever”. Je lui ai expliqué que je n’étais pas du tout d’accord avec cette vision des choses et que si l’on devait considérer l’autre comme un outil, c’était dans une relation d’échange, les deux personnes progressant ensemble et s’apportant mutuellement dans la réciprocité. Elle me répond qu’en fait elle est plutôt d’accord avec moi, mais je ne sais pas si elle était sincère ou n’en pensait pas un seul mot.
Cette idée c’est son PN qui lui a foutu dans le crâne.
Son histoire est vraiment à part. Son PN est un ex-concubin avec qui elle a rompu, il vit en Inde à Auroville et elle à Paris. L’emprise est intellectuelle et se fait par le “Yoga Intégral” développé par Aurobindo. J’ai récupéré “Le guide du Yoga” d’Aurobindo, et c’est une grande arnaque, je suis sur que l’auteur ne croit même pas à ce qu’il écrit (des éléments de sa vie m’amènent à penser cela). Certains vont penser à un problème de secte, non le “Yoga Intégral” n’est pas une secte même si ce qu’écrit Aurobindo est décérébrant. Ce qui se passe c’est que son PN utilise “Le Yoga Intégral” en se plaçant comme directeur de conscience pour… corrompre cette personne.
Je pense que mon amie vous ressemble DG, sensible, honnête, intelligente, fragile, et le besoin d’une vraie relation affective. Étonnamment le PN tape au même endroit, “utiliser l’autre comme outil pour s’élever” c’est de la manipulation, et vous il vous dit que vous êtes une manipulatrice alors que vous n’en avez pas du tout le profil. Nous sommes donc bien dans ce que votre psy appelait “une mise à mort symbolique”. Il s’agit bien dans vos deux cas d’altérer vos qualités. Pour cette raison je disais à mon amie qu’il était important de comprendre pourquoi on avait été choisie comme victime, parce que l’on va pouvoir se reconstruire à partir de ses qualités… dont on est pas toujours conscient.
Cette phrase que m’a dit mon amie, qu’il fallait utiliser l’autre comme outil, a déclenché une cascade de réflexions. De l’outil je suis passé à l’objet, puis au sujet, et en fin de compte il s’agit effectivement de discuter de l’altérité et de l’échange. Demain je vous donne une réponse à ce propos, il est 5h30 du matin et je préfère être frais pour m’attaquer à ce sujet difficile.
Bonjour Philippe,
Merci de partager vos pensées.
Je vais essayer de partager les miennes. Je trouve cela difficile d’avoir une idée claire et définitive sur un tel sujet. Ce que je fais pour l’instant consiste à chercher et faire des recoupements.J’ai beaucoup de doutes encore. Moins sur moi maintenant que j’ai admis qu’il y avait eu un détournement opéré par cet homme au moment où je faisais sa connaissance. Mais il en reste sur ce que j’ai vécu et comment je l’ai vécu, avec mes moyens ou ceux qui me manquaient . Et le plus troublant est l’impossibilité de lier ce qui apparait positif dans ce qui constitue la vie et les désirs moteurs de l’autre, et ce qui par ailleurs marque une réelle distance avec l’autre. Comprendre donc pourquoi quelqu’un avance vers vous avec des intentions de partage et le demande dans ce sens, et à un moment précis vous accule à penser que vous n’êtes pas vous même quelqu’un de vrai. J’avance donc pour voir ce qu’étaient mes motivations face parfois à des propos entendus. Car ce qui était manifeste était le paradoxe entre propos et actes au moment où la relation après une amitié de 6 mois, s’est transformée en relation affective.
Je peux ainsi dire par exemple, que le premier jour de la rencontre , j’ai écouté un propos se rapportant à un temps relatif à l’enfance de l’homme dont je faisais la connaissance, et qui avec le recul, pouvait avoir 2 sens.
A rebours, je remonte pour voir ce que j’ai entendu et je le compare à ce que je peux comprendre maintenant.
Il a exprimé que dans son enfance, sa mère considérait qu’il avait la chance d’avoir déjà tout. Au moment où je l’ai entendu, j’ai pensé à la tristesse d’une telle affirmation. Car cela signifiait à mon oreille qu’elle justifiait un manque d’attention par la considération qu’il n’en ait pas besoin, ayant déjà tout. J’ai donc pensé qu’il n’avait pas pu recevoir trop d’attentions, celles ci devenant manquantes. Aujourd’hui j’entends autre chose. Une manière de la part de sa mère de le surinvestir et de lui dire qu’il était tellement fort, qu’il avait déjà tout pour lui par rapport à ses frères et sœurs,et que c’était sa chance. Et je pense qu’effectivement, il avait l’attitude non pas d’un homme qui reconnaissait avoir des manques, mais qui comme il me l’a dit de plusieurs manières douces, mais franches avant la fin de la relation, qu’il n’avait besoin de personne pour exister, ni que personne n’avait besoin de lui et qu’il ne souhaitait ni attendre qui que cela soit ni être attendu. Sur quoi, ses actes restaient dans la sollicitation de la relation. Mais ces derniers propos, je les ai bien entendu, et j’ai pris le parti de faire marche arrière, sans fermer le dialogue, ce devant quoi il a coupé court d’une manière radicale, comme une “guillotine”,à l’échange et la relation. Ainsi, initialement à la relation, j’ai entendu un propos précis, mais je l’ai entendu comme je me le représentais, c’est à dire comme quelque chose de triste. Ce que je n’ai pas manqué d’exprimer, trouvant triste que l’on ne reconnaisse pas à un enfant la possibilité d’avoir des manques et donc des besoins d’attentions. Ainsi je peux dire à postériori que cet homme à pu construire un narcisse assez sur-dimensionné que j’ai vu s’exprimer dans des propos assez radicaux. Autre exemple, relatif à un moment de crainte que j’exprimais, après avoir vu un homme la nuit assis sur un parapet central d’autoroute,et considéré sa vie en danger car sa situation et son attitude voutée n’étaient pas normales, à quoi je me vis répondre que je m’occupais trop des problèmes des autres et qu’il considérait pour son cas,que c’était son problème et que c’était un con.
C’est curieux de découvrir à postériori la différence qu’il y a dans un moment d’écoute. Un psy aurait peut être entendu tout de suite ce que je comprends maintenant.
Il faut croire que j’étais dans le désir d’ offrir une attention manquante. C’est sans doute à cet endroit que je dois travailler.
Sinon , si vous voulez lire à ce sujet, j’ai trouvé un auteur qui en a fait un livre. Je ne sais pas encore si je me le procurerai , mais voici la source.
http://www.cgjung.net/publications/perversion-narcissique-je-tu-il-michel-cautaerts.htm
Bonne soirée
Bonjour DG
J’ai les idées claires sur le sujet parce que la personne qu’a rencontré ma mère était vraiment le modèle type du PN.
Je vais écrire à propos de trois anecdotes qui aideront les lecteurs et les lectrices du blog à cerner le fonctionnement du PN, mais je n’ai pas encore eu le temps.
Vous introduisez dans la discussion un portrait en demi-teinte.
Ma première réaction c’est d’accord pas un PN mais alors victime de PN, et cela deviens très compliqué de gérer cela affectivement quand on a des sentiments pour cette personne. Une victime de PN peut avoir un comportement très similaire à celui d’un PN, je pense que le critère qui permet de tracer une délimitation nette c’est le sentiment de culpabilité.
Je pense qu’une victime de PN pourrait utiliser des éléments vrais de son histoires, de ses manques, de ses traumatismes, et exprimer par là un besoin sincère, mais dans le cadre d’une manipulation.
Une logique ou deux choses contradictoires sont vraies en même temps.
Si vous donnez plusieurs interprétation à des propos qu’il a tenu c’est parce que vous voyez deux personnes, la victime et le manipulateur.
Je n’affirme rien, ce sont juste des pistes de réflexion.
Je ne vous ai pas encore répondu sur l’altérité et je vais le faire ce matin.
JOYEUSES PAQUES A TOUS !
Louise
Merci Louise, à toi aussi!
Amitiés, Geneviève
Le divorce est relancé, le rendez vous avec l’avocat pris, et les preuves de ses abus de confiance sont bien réelles.
Le boulet n’a même pas répondu au SMS que j’ai envoyé pour le prévenir.
J’aurai peut être dû lui laisser la surprise? oups!
Amicalement, Louise
Bonjour du Québec,
Je me bats en ce moment contre un vrai…mais VRAI DE VRAI Pervers Narcissique…je le vois, je veux vomir!
De plus, il a trouvé des avocats aussi pervers et Narcisses que lui…..
Ce que j’ai appris: Il ne faut jamais leur donner la chance d’entrevoir ce qui va arriver, en les surprenant, ils ne savent pas d’où le coup vient…Celui-ci s’est avancé à quelques reprises trop rapidement….et oops….le coup débarque dans sa face…
Malheureusement, il faut soi-même devenir Pervers Narcissique..,.
Moi, je l’attaque sur plusieurs fronts….mais attention!…lorsque j’attaque, j’ai des preuves solides!…et je frappe où ça lui fait mal…..dans ce cas-ci, ce sont ses finances….
Auprès du directeur régional d’aide juridique: avec preuve qu’il a travaillé au noir!….alors rembourse mon cave!….puis maintenant, en plus, paye l’avocat si tu veux poursuivre dans tes mensonges….
Là, tant qu’il est affaibli, je profiterai pour le traîner moi-même en justice: Pour atteintes portées à ma réputation et dommages causés….avec preuves qu’il a lui-même fourni!….DEPUIS UN AN!!!!
Il faut tenir tête! Pas de choix…il faut être mentalement plus fort que lui….Un autre coup pour la semaine qui vient, et celle-là il ne s’en attend pas…il pense s’en être tiré (faut donner des fausses joies, pour ensuite les retirer….comme il fait)
Et ce coup-ci…la face lui tombera par terre….je ne sais pas s’il aura temps de la ramasser!
C’est la vie de mon enfant après tout….si tous les coups leur sont permis…..nous autres aussi….c’est la résolution que moi j’avais pris….De plus, cette fois-ci, je plaiderai ma cause seule devant le Juge…et je lui ferai comprendre que Monsieur je le respecte….je ne coprends juste pas ce qu’on fait devant la Cour, car lorsque Moi j’ai procédé, je lui en ai toujours parlé avant, j’ai collaboré, je l’ai aidé….je ne comprends pas pourquoi il est si méchant…
Déstabiliser le FOU en lui, ce que je vais faire….
C’est lui qui aura l’air fou devant le Juge, avec sa haine qui transperce à travers ses salissages…
J’ai hâte de le voir se faire tapper sur les doigts….et ça arrivera!
Je vous tiens au courant
Bonjour a tous.
J’ai 22ans, et eu beaucoup de mal a trouver un endroit ou je pouvais avoir des informations sur les PN.
Encore plus sur les enfants de PN.
Mon pere en est un. Mais tout est encore dur a definir..
Ma mere est sa victime, de toute evidence.
J’ai ete prise dans leur “destruction” de couple quand je navais encore que 11ans.
A cet age, j’ai appris plusieurs fois par hasard qu’il battait ma mere. Trop de tension, je ne comprenais pas tout, mais a 11ans je m’enfermais pour pleurer dans le noir dans la salle de bain, ne supportant pas leur engueulade.J’ai assiste a la destruction de ma mere au fil de mon adolesecence. Elle se bourrait de cachet pour ne pas faire face à la realite, oubliait des journees entieres.
J’etais devenu le parent et elle l’enfant, je moccupais d’elle quand elle delirait sous l’emprise des cachets, la reconfortait quand dans les moments ou elle reprenait conscience.
Je me suis denigree pendant mon adolescence pour m’occuper de ma mere, sous l’emprise de mon pere.
Le jour ou elle a fait une tentative de suicide (le jour de mes 17ans) je me suis tait aussi. J’ai du crier et pleurer dans ce moment de panique, pour que mon pere appelle les pompiers.
Lui a refusé et est parti…dormir. J’ai du mal a croire plusieurs annes plus tard que cela est vraiment arrive.
Il a laisse ma mere quasi pour morte, et a brule les lettres qu’elle avait laisse derriere elle (effacer les traces…).
J’ai prie ce soir la pour que ma mere s’en sorte malgre tous les cachets avales… et elle s’en est sortie.
Elle n’a jamais reparle de cette periode. A retenter plusieurs fois de se suicider. Elle a completemtn oublier cette periode de flou… et a mis 4ans a realiser qu’elle l’avait fait le jour de mon anniversaire..
Depuis qu’il a ete diagnostique PN par la psychiatre de ma mere, ma mere declare que tout va mieux, qu’elle n’est plus sous son emprise, mais elle continue a vivre avec lui au quotidien…
Il peut tres bien passer la semaine a la frapper (jamais devant les gens..) et pourtant il peut l’embrasser en public. ou lui envoyer des “je taime”par sms. Je suis degoutee…
Lui, grand comedien. Il sait tout sur tout. Quand j’ai essaye de me rebeller pendant mon adolescence, il me disait que “quelque chose ne tournait pas rond chez moi“.
J’ai longtemps cru que le probleme venait de moi.
Je suis passee par l’automutilation, les tentatives de suicide. Tjs cache. Je n’ai jamais eu le droit d’exister. Meme loin de mes parents maintenant, je ne sais pas ce que j’aime, ni affirmer mes gouts.
Il me rabaissait constamment :”tu finiras coiffeuse” alors que je reussisais tres bien dans les etudes….
Il me fesait croire que j’etais la seule a “le comprendre”, comme si tous les autres lui voulaient du mal.
J’ai lontemps compatis, “le pauvre”, quand il feintait ses larmes, sa “pauvre”enfance..
Il nous fait mirroiter qu’il va se faire soigner “un jour”.
Cette promesse tient depuis plus de 5ans.
Souvent, je me demande “est-il vraiment comme ca?” ou est-ce les autres qui s’acharnent? Je me prend des fois a avoir pitie de lui.. et si nous nous etions trompes sur lui?
mais je me rapelle “pn pn pn pn pn pn….”
La ou c’est dur, c’est ma mere.
Victime ou complice?
Elle l’a deja laisse me frapper sans rien dire. M’a deja dit “sois plus gentil avec ton pere” quand il m’humiliait/rabaissait. Meme si maintenant elle me dit “il est malade, il est PN” Je n’oublie pas qu’a une certaine periode elle n’a rien dit. Et elle n’est tjs pas partie loin de lui..
De plus, elle aussi pendant une periode m’a rabaisse, humilie, insulte. J’étais une “grosse vache” (alors que j’etais consideree a la limite de la maigreur par mon medecin). Quand qqe chose me rendait heureuse, elle me cassait mon bonheur. Quand j’aimais quelqu’un, il etait “nul”. Mes amies, etaient toutes des “poufiasses”. Les personnes que je detestais etaient geniales.
Tout ce qui me rend heureux, elle le detruit. Ce n’est pas sain..
Des fois elle se fait tendre “je t’ai deja dit a quel point je taime?”
J’ai du mal, a comprendre quel role joue ma mere par rapport a moi, a mon pere PN.
Est-elle une victime qui se venge sur moi?Bcp m’ont dit qu’elle etait jalouse de moi.
Est-elle complice avec mon pere? Suis-je une victime dans tout ca?
J’essai de demeler toute mon adolescence, c’est dur. Je me rend compte que j’ai oublie bcp de choses, peut etre parce que je ne voulais pas y croire.
Je ne suis jamais allee voir un psy.
L’impression que personne ne peut me comprendre..enfin, je me reconnais tres bien dans les temoignages d’enfant de PN.
Mais pour me reconstruire totalement (me construire plutot) j’ai besoin de comprendre le role de ma mere la-dedans…
Si quelqu’un peut m’eclairer……………………………
Que c’est dur de survivre avec un parent PN, que c’est encore plus dur de se construire avec l’autre parent qui vous detruit egalement…
merci beaucoup…..
Laure
Bonjour Laure,
Merci pour votre témoignage.
Je tenterai de prendre le temps prochainement de répondre sur différents points de votre récit qui me semblent crutial et très riche d’enseignement.
Cela mérite un approfondissement.
Mais en attendant, je me propose de vous en parler directement par téléphone si vous en ressentez le besoin. 06.43.43.15.79
Il se peut que je puisse vous donner un coup de pouce dans cette compréhension.
Et encore merci pour votre partage.
Amicalement, Geneviève Schmit
Que faire , svp, quand celui qui vous a détruite, pendant plus de 27 ans et 23 de couple, avec enfants, est aussi ,un homme de Pouvoir, et de Politique.??
Que faire ,lorsqu ‘il a tellement manipulé, tout votre entourage proche, et réussi à passer pour votre victime et vous faire considérer ,comme une malade, ( mais, surtout, pas lui ..!!) ??
Que faire, quand ,il vous a, pieds et mains liée, dans des problèmes financiers, des dettes aussi, des successions, tordues, non résolues , qu’il avait orchestrées, avec Escroqueries (en m’obligeant , à signer, des documents.ou des procurations , en sa faveur..). et entrainée, par ” Abus de Confiance, répétés et successifs, “dans des Montages Financiers, montés par lui ; dans de réelles Machinations, totalement, Machiavéliques ,et ceci, dans le seul but de ” SE VENGER” , et de venger disait il, “Son honneur “, et celui de SA famille …???
Que faire, et par qui, pouvoir etre aidée, quand je découvre et comprends, seulement ,maintenant, depuis peu, et avec stupeur , qui il était vraiment : Un vrai P.N. Manipulateut, Professionnel !! ,de grand talent , à l’intelligence rare ..!.????
Que faire , quand , je découvre chaque jour, qu’il a volontairement semé , sur tout mon chemin , pendant tant d’années, des multitudes de ” petites bombes à retardement”, plus cruelles les unes que les autres
,qui m’explosent à la figure, maintenant , des années plus tard ??:dont je découvre l’ampleur, machiavélique , maintenant….
Il nous a quittés , déja , il y a plusieurs années, et nous l’avons sincerement pleuré, mes enfants et moi..pendant beaucoup d’années…
J’ai essayé , de ne me souvenir de lui, de nous, que de tout ce qui fut beau , du début surtout, nos enfants petits….!!
Mais toute cette violence subie par lui, est remontée , souvent malgré moi, et j’ai cherché à comprendre, ce qu’il n’avait jamais dit….
En fait, il entretenait contre moi, de la Haine….!! violente…,
Et, je ne comprends , que maintenant, qu’il a toujours été ” vraiment Protégé” ,et ne craignait rien , ni personne, et qu’il a su me concocter; avec “des aides “,à lui, aux pouvoirs multiples et bien réelles ; “un ,apres lui “, rempli de vraie vengeance , cruelle, à mon égard, surtout. Il m’en avait menacée, souvent , quand il avait ses crises et lorsque nous etions seuls….!!
” Tu te retrouveras sans rien, je me vengerai.!!” , Tout cela, je crois, parceque je risquais , dans la logique des choses, de continuer à vivre avec nos enfants, apres lui,, et, cela , il ne pouvait pas le supporter….!!
Je me sents anéantie, par toute cette cruauté de sa part, où tout a été calculé par lui, calmement, froidement, pour me détruire….!!
J’ai tellement dépendu de lui, pendant tant d’ années; ( sans travail, vivant , au foyer..); et de tous ses mensonges, et contradictions de vie, dans lesquels , il nous a embarqués, nos enfants et moi…. !
Je suis restée, enfermée dans notre drole d’histoire, et aupres de lui, surtout ,pour ne pas perdre mes enfants, car jamais, il n’aurait accepté de perdre la face, aux yeux du monde, en nous laissant partir….!!
Il me menaçait toujours, de les garder, lui, à cause de “Son Passé,”, et me disait, c’est moi, qu’on croira,….pas Toi !!, tu es complétement malade….!!
J’ai, malheureusement compris, un jour, qu’il risquait aussi de detruire,nos enfants, si je n’étais pas , toujours restée, aupres d’eux….!
Il était Jaloux de tout, et de tous, ” Offensé,” pour un rien, ” Mégalo”, et d’une “Ambition démesurée”…
Il savait faire parler les gens,…. c’était son métier, et il utilisait tout ce qu’il savait et entendait des uns ou des autres, pour remonter, à loisirs, le moment voulu, les uns contre les autres….!!
Un jeu, où il excellait…., dans de multiples stratégies., de scénarios, battis par lui….!!
La moindre chose entendue, lui donnait , bien souvent , ” des idées…”., et cela , je l’ai perçu, souvent , dans son regard, quand , celui ci devenait ,glacial, et qu’au lieu de rétorquer, meme, dans certaines conversations ;
( ce qui aurait été logique , pour des gens normaux ,dans des circonstances.précises…..).
Il donnait l’impression, d’être devenu ” froid , comme le marbre …!!” et qu’il savait rester calme , silencieux, et ne parlait pas..
Cela est arrivé , bien souvent aussi, avec nos enfants, …. et je trouvais , alors, que son comportement, à leur égard, était des plus illogique et malsain…!!
Il concoctait toujours,” sa Vengeance, “vis à vis de quiconque, essayait de lui parler, de le conseiller, sentiment, et pire encore,”s’il essayait, de lui faire la moral “..!!
Ma santé est totalement détruite, et grace à lui ;( sans le savoir, alors, tant , il n’a pas hésité, aussi , pendant tant d’années, à ” me faire régler mon compte “, par personnes interposées..de son entourage..!; puis , il venait , apres coup, voler, à mon secours..); et je suis rentrée dans des dépressions réactionnelles, fréquentes.
Puis , j’ai du subir ses Violences Physiques, qui m’ont totalement achevée…. ( allant jusqu’à faire plusieurs TdS), car je ne pouvais pas mettre de mots, sur ce que nous vivions ensemble…!!
Il alternait entre la violence, les “pardon “, la drolerie, toujours ,avec beaucoup d’humour; une extreme gentillesse et bonté ( frisant parfois, meme, la condescendance, ), à mon egard , pour mes proches aussi, puis des moqueries, déguisées, méchantes.., des sarcasmes..!!
Son regard, et ses yeux, surtout, ou, n’exprimaient pas grand chose, ou, beaucoup de cruauté.
C’est ce qui me faisait terriblement peur, quand il rentrait dans “ses crises..”..
Mes deux parents décédés aussi, avaient compris , qui il était, et avaient tres peur de lui !!
C’etait un Provocateur, de première, en public, devant des tiers, il avait l’art de fabriquer du spectaculaire,
et cela, c’est ce qui me demolisait le plus fort, .car en larmes, j’essayais de l’arrêter, ne comprenant rien à ces mensonges…!!…
Tres bon Comédien!! ( presque professionnel ), il savait se comporter, face au monde, avec grand talent, pour appitoyer, séduire, faire rire, et scandaliser, aussi….
Mais , tout, n’était que des Scénarios, qu’il avait montés , seul, de toutes pièces, pour attirer l’attention sur lui, se faire plaindre, se faire admirer, surtout….!!
Il avait toute sa Cour dans les proches de notre entourage, et il a su rester, leur Idole, leur Vedette, il a aidé chacun, bien souvent de différentes façons, parfois, dans l’ombre , meme, par personnes interposées….
Peut etre , je le crois, pensait il, que c’était l’unique méthode pour, etre sur de se faire AIMER, des autres….?
En amour, il prenait tout, …. mais ne donnait rien…. du tout… !!
Il jouait sans cesse, avec moi,comme avec tous….!!
Il était tres secret et aimait à vivre seul…. Alors, etre avec une femme ( meme de 22 ans de moins que lui….!!, pendant tant d’années..) et des enfants, ….cela, n’était vraiment pas le seul PUBLIC ,qu’il souhaitait, avoir, et face auquel, il était si à l’aise., en général…
( La Vie Publique, peut elle , protéger ,tant que cela, un individu, de Sa Vie Privée, qu’il ne veut, ne peut pas avoir……???? )
Nous voulions seulement, vivre avec lui, dans l’intimité d’une vraie vie de famille, qu’il se laisse aimer, tres simplement, avec une totale spontanéité ,mais , c’est, ce dont ,il était totalement incapable ….
Orphelin de mère, a 5 ans , puis de père, à 22 ans, il s’était toujours protégé, de tout cela…., pendant tant d’années..!
Il y a des choses qu’on ne peut pas inventer, et qu’on ne peut donner aux autres, si on ne les a jamais reçues…. et La Vie de Couple , surtout de Famille sont de vrais révélateurs, dans ce domaine., je pense……
Actuellement, je vais mal car j’ai enfin compris, qu’il m’avait , contre mon gré, totalement coincée, dans une situation financière, plus qu’inquiétante, liée, à tous ses Plans Machiavéliques ellaborés par lui, seul….
J‘ai vraiment besoin d’être aidée,tres, tres vite, pour essayer, d’éviter une Catastrophe…Financière, Fiscale, et Juridique. , me concernant , avec mes enfants et, ma famille proche.
( Les Moins proches, savent tres bien ,eux, ce qu’il m’a concoctée,..pour ce venger….!! )
( et eux, avaient déja, eux memes,il y a des années, des griefs personnels, à régler, avec mes propres parents..!!) alors, ils s’en réjouissent, et attendent ” La Curée ” ,si , l’on peut dire, car, en se vengeant lui mème, avant tout .., de Moi !!, il les aura vengés, eux aussi..!!
Je dois trouver quelqu’un de Compétent, qui puisse connaitre, vraiment ; Comment ,fonctionnent et sont, ces Individus, dits,P.N.M, et , jusqu’où, ils sont capables d’aller.., jusqu’à faire circuler ,eux memes, tant de calomnies, vis à vis de leurs vraies Victimes….!! pour les salir, et eux , pouvoir ainsi se montrer en ” Superbe Victime “,….
Je cherche quelqu’un , qui comprenne, mon Etat Psychologique actuel , face à tout ce que j’ai vécu de sadique, et découvre, seulement maintenant, en lisant, tout ce qui est écrit, sur tous ces sites existant sur cette Pathologie de Monstres- P.N.M? !!,
( j’y ai lu, avec stupéfaction, partout , ma propre histoire..: et jen ai encore plus mal , maintenant) : et qui, ne s’en étonne pas….!!
Quelqu’un, d’assez solide, surtout, pour affronter, tous les Appuis, tellement Influents, dont il a su, s’entourer..; tous Gens de Pouvoir….!!. ‘ dans bien des domaines,.!!
.( dans la ” Vie Publique, ” je crois qu’ils seraient plus nombreux, qu’ailleurs, pour briller, en faisant la roue ,comme le Paon….,… !!)
Une Avocate-Femme, plutot , mais,qui soit, vraiment compétente, et qui me comprendrait mieux,je crois…!!
Trop souffrir pendant, tant d’années, sans comprendre ce que je vivais, avec tous les pièges qu’il n’a cessé de me tendre, m’a rendue tres mefiante….
J’étais tellement spontanée, et naïve, et tellement confiante, lorsque nous nous sommes rencontrés…
J’étais attendrie, par le récit qu’il m’avait fait de sa vie et de son enfance malheureuse…, et j’étais prete à le materner….!!
( J’allais avoir 21 ans,…. il en avait 43 ….!!!: il disait etre” fou de moi,” et vouloir, refaire , alors, ce qu’il n’avait pas pu faire à 25 ans….!!
J’étais jeune, mal dans ma peau, assez timide, je lui ai raconté ma courte vie…, mes secrets de gamine, il m’a raconté son enfance, nous nous sommes, je croyais disait il, sentis plus proches… et j’ai fini par le croire ,bien volontiers ; ma famille proche,trés réticente, au début,apres m’avoir, mise en garde, à force de l’entendre a bien fini, par l’accepter, tellement il était convaincant.
Il donnait, vraiment, alors, l’impression, d’avoir le mème age que moi…et jouait, à merveille, les Grands Naïfs, qui découvrent le monde….
Et, petit à petit, je suis arrivée, à lui faire une confiance totale….!!, j’avais peur, de croire à son grand amour, je me suis laissée apprivoisée, lentement….
( En réalité , il jouait avec moi, des le début, ..Tout n’a été que jeux….!!
Il l’a écrit.. dans des notes..retrouvées, chez nous ici, depuis peu de temps….et, datant de notre recontre…..
Tout était , tellement en contradiction avec tout ce qu’il m’écrivait, me disait ou disait, aussi à ma famille proche…!!
Il voulait m’épouser, et m’aimait vraiment , comme un Fou !! ….Que comprendre..!! )
Et plusieurs années,apres, nous avons décidé de nous marier….
Tout redevenait, enfin calme, ..le temps de faire nos enfants.,fut la plus belle période de notre vie!! ( elle était devant!!)… Un vrai Conte de Fées ….!!
Puis, ses Crises, sont apparues…espacées, d’abord, puis plus fréquentes,.!! il se posait en Victime, pour tout,…. Jouait il la Comédie, ou pas !!????
Or, il avait toujours entretenu, plusieurs versions contradictoires de Notre Histoire….( Ca, Je ne l’ai senti, que bien plus tard….!!)
Et je ne comprenais rien, à cette apparente double vie, qu’il affichait partout…. ( triples, quadruples, meme, ont été , par lui, les versions de Notre Histoire, j’en suis certaine, .!!.).
Il aimait dire : ” Je dis à chacun , ce qu’il a envie d’entendre..” ( ..! : pour faire plaisir..).
Il aimait jouer ” les Justiciers,” aussi et redistribuer les biens des uns aux autres, s’il trouvait cela, plus juste , à ses yeux,…!!! et il accourait pour resoudre tous les problemes de chacun..,..il aimait Jouer à “l’Homme Orchestre..”!!, mais n’hésitait pas , avec beaucoup de perfidie,et d’esprit , à se moquer, à mis mots, de l’un ou de l’autre….!!
Quand il le souhaitait, Il n’hésitait pas, non plus, à révéler , publiquement,” une Confidence” qui pourtant,
lui avait été faite, dans le plus grand secret ..!!’(???)
Il n’hésitait pas à jouer ” les Dénonciateurs,” si cela , le valorisait , lui, et enfonçait les autres….
Il parlait souvent avec des Maximes …. !! ‘( Comprenne , qui peut !!): il aimait répéter cette phrase ( ??) :
A celui qui a , on donnera, A celui, qui n’a pas, on enlevera, meme ce qu’il a ….!!!! ou ( J’ai eu la chance de naitre du bon coté du manche !!, tant pis pour les autres… !!) Mensonges, ou Verité ??
Il aimait surtout,” Manipuler Beaucoup l’ Argent ‘; et excellait dans tout ce qui était ,” Montages financiers..”
Il s’entourait de Gens Trés Influents, et Connus et disait,: ” Dans le fond, j’étais fait, pour faire de la Politique ..!!”
Un vrai Camaléon… ( qui ne bluffait pas toujours, je l’ai constaté…. et le sais, avec certitude , aujourdh’ui..!!)
Il aimait tout particulièrement les armes… et, j’ai crains pour la vie de mes enfants, alors, jeunes adolescents, qui ont découvert ,qu’ il en avait une , à la maison, qui était …. ,chargée, ,..!!
Jamais, alors, je n’ai pensé, qu’en colère, il aurait, meme pu, s’en servir, peut etre, contre moi….!!
( Mais, vu, ce que j’ai vécu comme ” Violences Physiques,” avec lui, par la suite,…. je pense, qu’il aurait pu, effectivement , le faire..!!)
Pouvez vous m’aider..! en me communiquant des coordonnées,
: 1) pour une aide d’Avocat,( à Paris, ou proches, ) bien spécialisé, sur ces sujets,
2) pour une aide Médicale et Psychologique.( à Paris, ou proches,).,bien spécialisé, sur ces sujets,
Merci de toutes aides , à me transmettre, au plus vite ,( mais seulement, en PRIVE, surtout,svp…!! )
et , aussi ,de bien vouloir, , respecter ,totalement , mon anonymat..
Eglantine-88-
Capitaine,
Les PN ont tous des déviances sexuelles,ceci dit, ils ne sont pas tous violents dans leur sexualité.Certains ,comme j’ai pû le lire dans d’autres témoignages,sont comme le mien, ils évitent autant que faire se peut, même ce contact avec leur victime. C’est aussi une façon de nier l’autre.
Et pourtant,j’ai pû constater qu’ils aiment la pornographie.
Ne pas faire l’amour et laisser l’autre réclamer un câlin comme on demande la charité,c’est aussi destructeur à la longue.
Mon propre oncle était un pervers sexuel et ma tante ne s’en est jamais remise.
Celà fait maintenant 15 mois que je suis seule et je n’envisage pas encore d’avoir une relation”même saine “avec un autre homme,tellement mon PN m’a enlevé toute ma faculté de séduction.
Quand on s’est senti une MERDE,on le reste pour longtemps.
Mais, le bout du tunnel viendra,n’est ce pas?
Amicalement,Louise
c’est vrai que certains pn (je leur refuse l’honneur des majuscules) ne sont pas portés sur la sexualité. J’ai comme souvenir d’avoir essayé de m’appuyer sur “son” épaule, qu’il me rejette et prenne le chat dans ses bras en lui disant “tu as besoin de câlins” … Effectivement il regardait parfois des films pornos, surtout pendant la période d’une dizaine d’année où il a refusé tout contact avec moi…
bonjour à tous
Hier soir,je suis tombée par hasard sur le cahier où je notais presque jour après jour,les évènements qui m’ont conduite en hôpital psy.
J’ai écrit tout ça en novembre et décembre 2008,juste avant que je le jette dehors.
En le relisant,je me suis aperçue que j’avais oublié plus de la moitié des faits.
Mais quelle “lucidité” dans mes propos,et pourtant j’étais dans un état second quand je racontais ces quelques semaines.
A la lumière de ce que je décris,je ne suis pas étonnée d’avoir perdu les pédales.
Je parle de coquille vide,du plaisir qu’il prend à me blesser,de ses yeux durs et froids, de sa vengeance,de son manque d’affect,de son harcellement jusqu’a ce que “moi “je le mette à la porte.
Ceci je l’ai écrit en décembre 2008, en juin,je m’écroulais et en octobre 2009 je découvrais enfin ce blog où j’ai pû faire le rapprochement entre mon vécu et les PN.
ça m’a brassée de relire tout ça hier soir,et les larmes n’étaient pas loin,mais j’ai tenu bon.
Amicalement,Louise
merci pour votre réponse.
je veux bien mettre en ligne mon témoignage, mais où?
il y a une quarantaiene de pages et c’est peut être un peu long pour la rubrique commentaire.
Envoyez le moi directement (en pdf)… Je vais tenter de trouver le moyen.
Si l’une d’entre vous sait comment joindre un fichier pdf …. qu’elle se dénonce !!!!!!!!!!!!!!!!!
Amicelement, Geneviève
schmit@pervers-narcissiques.fr
bonjour, j’ai vécu 42 ans avec un pn manipulateur sans comprendre ce qui m’arrivait.
Il répond à 29 des 30 critères et je suis toujours en guerre contre lui pour le partage de la communauté (nous devons aller au tribunal).
Il m’a menacée, tapée, mais les plaintes n’ont pas eu de suites, par manque de preuves.
Cependant à une réunion avec deux notaires, il a avoué spontanément qu’il m’avait menacée, avait menti aux gendarmes et quang je lui ai dit qu’il m’avait tapée, il a rit en disant que je n’avais pas de marques.
Je ne sais pas si mon notaire peut témoigner de ces affirmations…
J’ai deux enfants, mon fils de 43 ans a coupé les ponts avec moi, les relations avec ma fille de 45 ans sont distendues.
J’ai fait plusieurs tentatives de suicide et j’ai écrit ma relation avec cet homme sous le titre “La femme atrophiée” mais je ne sais qu’en faire!!!
Je vous remercie d’avoir accepté ce commentaire
Bonjour Lucette,
Merci à vous pour votre témoignage.
Ecrire est toujours une bonne thérapie en soi, et rien que pour cela, “la femme atrophiée” peut être une bonne chose.
Vous pouvez peut être le mettre en ligne?…
En ce qui concerne le notaire, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas témoigner ??? Lui avez-vous demandé?
Amicalement, Geneviève Schmit